Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/11/2014

Pride

Un film tiré d'une histoire vraie. 

(Allociné) Eté 1984 - Margaret Thatcher est au pouvoir bien décidée à casser les reins à tout ce qui est mouvement syndical. Le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la marche de la fierté homosexuelle (gay pride) à Londres, un groupe d’activistes gay et lesbien décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide.

Pride-Poster.jpg

Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d'un minibus pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause contre le rouleau compresseur du libéralisme des années Reagan et Thatcher. 

Un film bien fait et émouvant dans la grande tradition des films basés sur des histoires de solidarité humaine et d'humanisme...

 

A propos des nom de village Gallois sans voyelles ou presque, le plus long nom est

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch 

qui signifie « l'église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d'un tourbillon rapide et l'église de saint Tysilio près de la grotte rouge ». Le nom est également transcrit comme :

Llan-vire-pooll-guin-gill-go-ger-u-queern-drob-ooll-landus-ilio-gogo-goch, qui indique sa prononciation correcte en anglais.

18:54 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |

15/11/2014

Hildegarde

03-06_STEHILDE.jpgEn passant chez Botanic pour chercher quelques plantes, j’ai pris leur mensuel gratuit de novembre 2014, numéro 251 tiré à 251’200 exemplaires et consacré à…

Hildegarde de Bingen.

Rien moins qu’un éditorial, et 10 longs articles consacrés à cette sainte née en… 1098 qui serait parait-il, neuf siècles plus tard, toujours d’actualité en tant que grande naturopathe en plus d'être musicienne et écrivaine.

A se demander si la santé par la nourriture saine et bio n'est pas devenue la religion de la boboïtude et les magasins spécialisés, jardineries bio et ventes de graines, les nouvelles églises de ce culte... Ils seront en conséquence bientôt tous ouverts le dimanche matin par décision du premier ministre. 

En février 2006, j’avais commis ici un billet consacré à la dite Hildegarde. C’était, je crois, suite au concert en l'église de St Julien où fut interprété un chant composé par la sainte. 

Depuis ce billet, le pape, qui avait dû me lire, a transformé la Sainte en Docteur de l’église, la plus haute distinction dans l’ordre de la sainteté. Il y a en effet dans le ciel une hiérarchie chez les anges et aussi une chez saints.

A noter que jusqu’en 1970, le club paradisiaque des docteurs de l’église était strictement réservé aux saints hommes… Augustin, Ambroise, Jérôme, Grégoire, Athanase, Basile, Jean (Chrysostome), Thomas (d’Aquin), Bonaventure, Isidore, Léon, François, Robert, Antoine etc… Pas une seule femme. Une éternité sans femme. A noter qu’il y a aussi là-haut le club des Pères de l’église, tous barbus, certains cumulards faisant parti des deux clubs.

Depuis, tout fout le camps dirait Zémour, la pape a fait comme l’académie française, il a doctorisé quatre femmes, Thérèse d'Avila, Catherine de Sienne, Thérèse de Lisieux et la chère Hildegarde, la dernière doctoresse en date depuis octobre 2012 par Benoit XIV.

La parité ne va pas s’améliorer avec la prochaine fournée de docteurs vu que l’on prévoit 10 hommes et 5 femmes. Le club des mères de l’église n’est pas à l’ordre du jour. Le pape François n’envisage pas non plus le doctorat pour tous. 

17:31 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |

14/11/2014

Marie Heurtin

Marie-Heurtin_portrait_w193h257.jpgGros succès au Rouge et Noir pour le dernier film de Jean-Pierre Améris « Marie Heurtin » en sortie nationale. Aujourd’hui, c’était la venue de la toute jeune Ariana Rivoire pour deux séances suivies d’échange avec l’actrice via deux interprètes pour le langage des signes. La communauté sourde des environs était venue en force de France et de Suisse. Tout le monde est ressorti enthousiasmé par le film.  

Une histoire inspirée de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19ème siècle. Née sourde et aveugle, Marie Heurtin, âgée de 14 ans, est incapable de communiquer avec le reste du monde. Son père, modeste artisan, ne peut se résoudre à la faire interner dans un asile comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile ».

En désespoir de cause, il se rend à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes. Malgré le scepticisme de la Mère supérieure, une jeune religieuse, Sœur Marguerite, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et de tout faire pour la sortir de sa nuit... 

Sœur Marguerite est superbement jouée par Isabelle Carré qui jouait déjà dans les émotifs anonymes le précédent film de Jean-Pierre Améris et qui joue aussi dans Respire, film à voir bientôt. Marie est donc joué par Ariana Rivoire, venue pour répondre à nos questions. Ariana est sourde mais pas aveugle et elle fait preuve d'un bel entrain quand elle parle du film. Un film plein de sensibilité et de poésie sous titré spécialement avec plusieurs couleurs à l'intention des personnes sourdes.

Après le film les spectateurs sourds et malentendants ont montré qu’ils pouvaient être aussi bavards sinon plus que les entendants. Ils ont signé très longtemps dans la salle des 400 coups pour finir une soirée bien sympathique. A noter que cette semaine le Rouge et Noir fête son 200'000 ième spectateur en sept ans. Pas mal pour un ciné à une seule salle.

17:47 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) |

11/11/2014

Commémoration

commemoration%2B1er%2Bmars%2B2012%2B002.JPGCe n’est pas le 100ième anniversaire de la grande guerre, seulement la centième de sa déclaration. Une déclaration de guerre pour quatre ans de souffrance et des millions de morts, de vies brisées. Cérémonie à St Julien, comme dans toutes les communes de France. Plutôt de bonne tenue.

Avec les lettres de poilus dites par Josy et Jean, cela a duré une bonne heure. Le temps de la messe du dimanche que l’on trouvait bien longuette, il est vrai.

Et partout, on en rajoute sur la patrie, sur le sacrifice de nos héroïques soldats et autres  conneries. César parle de mythe, le mythe de la nation française… Sans doute.

488ea4ee-74f7-11e1-be88-e1c47c730794-493x328.jpgEt on a donné des noms de rue à Foch, Joffre, Clemenceau et même pour ce boucher de Nivelle [image], généralissime et commandant en chef, qui a envoyé au casse-pipe tellement de jeunes hommes avant que Pétain ne prenne la relève comme chef boucher. A part Pétain, ils sont tous inhumés aux Invalides.

Parmi les huiles civiles ou militaires de l'époque, le seul qui s’en soit bien tiré, c’est Jaurès. Il a su se faire assassiner au bon moment pour éviter d’être complice de la boucherie. Car tout ces soi-disant grands hommes, de quelque pays qu’ils soient sont responsables de ce massacre absurde qu’en bonne logique humaniste ils auraient dû stopper  C'est le problème, enkysté dans la démocratie, des élites incapables et qui finalement font le jeu des nationalismes féroces et des populistes. Le XXième siècle est plein d'exemples, celui-ci en prend bien le chemin.

Pour moi le 11 novembre, je suis encore le petit garçon que son grand-père emmenait avec lui au bistrot à Abondance le dimanche après la messe. Il était italien le grand père Laurent né Besso. Chaque semaine, avec André de Miolène et quelques autres poilus abondanciers rescapés de Verdun,  ils refaisaient leur guerre dans une version édulcorée, pudeur oblige. Le 11 novembre, jour de gloire, ils allaient à leur banquet offert par la mairie, banquet où même le rital était accepté. Lui, il avait fait la guerre dans la Haut Adige avec crampons, cordes et piolets contre les autrichiens.

En souvenir de Besso, un bout de film de Francesco Rosi Uomini contro (1970) avec Gian Maria Volontè. La scene dans laquelle l’obtus général Leone (Alain Cuny) envoie à la mort des soldats revêtus d’absurdes cuirasses (le famoze corazze) et malgré l’échec de la manœuvre envoie le reste des soldats à l’attaque. Un film tiré du livre d’Emilio Lussu sur ce thème qui avait trouvé son apogée en 57 dans Les Sentiers de la Gloire.

À noter qu'avec 2 800 soldats fusillés pour mutinerie, abandon de poste, mutilation volontaire ou désertion, l'Italie détient le record de 14-18 (Grande Bretagne 1 800, France 2 500 condamnations dont 600 exécutées).

15:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) |

10/11/2014

Censure

portrait1.gifHier, je tombe sur une nouvelle qui n’est pas tout  fait fraîche puisqu’elle date d’une année. Un juge a censuré un livre de Léon Bloy, publié il y a 121 ans, maintes fois réédité, « Le Salut par les Juifs. »

Ceci est arrivé suite à une plainte de la LICRA, ligue qui se veut contre le racisme mais qui semble bien plutôt être un lobby pro-israélien. La Licra avait porté plainte contre Soral qui s’est mis en tête de publier des écrits sur le sionisme et le judaïsme. Pour ce faire, il a créé une maison d’édition Kontre Kulture.

La démarche de Soral est un peu conne mais pourquoi demander la censure alors que le mépris suffirait largement.

Ce qui est réellement étonnant, c’est qu’un juge, en 2013, ait censuré un écrit vieux de plus d’un siècle et qui n’est pas vraiment antisémite, pire qui se défend de l’être. Un texte que l'on peut trouver sur le NET. J’ai donc parcouru Le salut par les juifs » en diagonale et j’y ai surtout trouvé une apologie du christianisme assez insupportable à lire.

Franz Kafka écrivait:

«Je connais, de Léon Bloy, un livre contre l'antisémitisme: Le Salut par les Juifs. Un chrétien y défend les Juifs comme on défend des parents pauvres. C'est très intéressant. Et puis, Bloy sait manier l'invective. Ce n'est pas banal. Il possède une flamme qui rappelle l'ardeur des prophètes. Que dis-je, il invective beaucoup mieux. Cela s'explique facilement, car sa flamme est alimentée par tout le fumier de l'époque moderne.»     

Lire l'article défense de Léon Bloy par son arrière petit-fils Alexis Galpérine.

Bloy est considéré par certain comme un des plus grands écrivain français. J’essaye de me faire une opinion en lisant le désespéré (version Kindle gratuite sur Amazon) mais j’avoue que ce n’est pas facile de trouver des pépites dans un tel limon de christianisme mystique.

Soral a fait appel du jugement. Espérons que le jugement d'appel soit un peu plus... réfléchi.

Fin de la préface écrite par Bloy :

À part l’inspiration surnaturelle, on peut dire que le Salut par les Juifs est, sans aucun doute, le témoignage chrétien le plus énergique & le plus pressant en faveur de la Race Aînée, depuis l’onzième chapitre de saint Paul aux Romains.

« Si leur faute, dit cet apôtre, est la richesse du monde & leur diminution la richesse des nations, que sera-ce de leur plénitude ?

« Si leur perte est la réconciliation du monde, quelle sera leur assomption, sinon la vie d’entre les morts ? »

Le Salut par les Juifs, qu’on croirait une paraphrase de ce chapitre de saint Paul, fait observer, dès la première ligne, que le Sang qui fut versé sur la Croix pour la Rédemption du genre humain, de même que celui qui est versé invisiblement, chaque jour, dans le Calice du Sacrement de l’Autel, est naturellement & surnaturellement du sang juif, — l’immense fleuve du Sang Hébreu dont la source est en Abraham & l’embouchure aux Cinq Plaies du Christ.

Et c’est tout. Il n’y a plus rien à savoir. Le monde juif apercevra-t-il enfin ce livre qui l’honore au delà de toute espérance & qui ne lui a rien coûté ?

PS : Ah, comme j'aurais aimé parlé de ça avec l'ami Trystan en buvant un Spritz ! Il me manque énormément.