17/08/2014
Croissance
Et on reparle de la croissance qui est à zéro chez nous et négative en Allemagne. Cette fameuse croissance qui serait la seule solution à tous nos maux. A chaque fois, je repense à Jacques Duboin et à ses solutions que malheureusement personne n'a voulu appliquer.
Plutôt que de faire un article de plus, je préfère vous donner le lien sur le site "Revenue de base". Lisez cet article qui parle de Duboin, de l'abondance et de l'économie distributive...
Le banquier et industriel Jacques Duboin (1878-1976), ancien député et membre du gouvernement d’Aristide Briand, avait fondé le Mouvement Français pour l’Abondance et jeté les bases d’une nouvelle économie de distribution où la monnaie serait limitée aux besoins réels et l’avoir mis au service de l’être. À l’heure où le débat sur le revenu universel d’existence revient sur le devant de la scène, il n’est pas inutile de rappeler qu’il est, tout au long du XXe siècle, le premier théoricien et héraut, étrangement oublié, du « revenu social pour tous».
A propos du bus de la croissance...
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16/08/2014
Sabirs et argots
Peu après le Déluge, les hommes (et donc les femmes) parlaient tous la même langue. C'était assez pratique. Ils se sont installés dans le pays de Shinéar (Babylone ?) et ont entrepris de bâtir une ville puis une tour dont le sommet devait toucher le ciel. Dieu que l'on appelait Yahweh qui peut être taquin certains jours mais aussi colérique à l'occasion. Lui qui nous avait chassé de son paradis terrestre et qui donc ne voulait pas de concurrence dans son ciel paradisiaque, a brouillé leur langue et les a dispersé sur toute la surface de la terre.
La construction de la tour a cessé. La ville s’appelait Babel.
Le mot Babel viendrait de l’hébreux balal qui veut dire brouillé, confus ; à moins qu’il ne vienne de Babylone ou encore de l’assyrien babilu, la porte de Dieu ou Babili, porte des dieux ou comme babiller qui vient du langage enfantin… Bref, un tas d’autres origines du mot sont possibles, c'est bien la preuve que Dieu a soigneusement brouillé les pistes pour qu’Alain Rey puisse faire des dictionnaires historiques.
Mais les hommes sont malins alors non contents de parler quantités de langues, de dialectes et de patois divers, ils ont inventé des langues nouvelles sous le prétexte de mieux se comprendre. On citera entre autre les koïnès, les créoles, les sabirs, la lingua franca, les pidgins et plus récemment l’Esperanto et le Volapük. Ils ont aussi inventé des langues pour ne pas être compris hors du groupe, ce sont les argots, les jargons, le louchebem des bouchers, le javanais, la langue verte… sans oublier la langue de bois.
Une koïnè est une variante d’une langue à dialectes. Il arrive que par consensus se développe une forme commune, compréhensible par tous les locuteurs des différents dialectes d’une même langue. Le nom vient de la koïnè grecque qui permettait aux différentes entités politiques possédant leur propre dialecte, de maintenir des relations commerciales et diplomatiques. Ce koïnè là serait à l’origine du grec moderne.
Les langues créoles se sont formés par des locuteurs qui parlaient différentes langues et qui, pour communiquer, adoptaient la langue des maitres dans une version simplifiée. C’est ainsi que nous sont resté du temps de l’esclavage des créoles anglais, français, espagnols, portugais et bien sûr des un peu mélangé.
Les habitants de la Dominique parlent anglais mais leur créole est à base de français ce qui leur permet de communiquer avec leurs voisin de la Guadeloupe et de la Martinique.
Contrairement au koïnè, le pidgin est un parler utilisé par des locuteurs de langues très éloignées. Le vocabulaire d’un pidgin provient d’une langue dominante, l’anglais pour le Chinese Pidgin utilisé pendant le dix-neuvième siècle entre commerçants chinois et européens dans les ports chinois comme Canton. Le pidgin est plutôt d’origine anglaise. Le mot viendrait de la prononciation du mot business. Pour gouvernment on peut dire gobmint.
Le pidgin est assez simple et sans véritable grammaire. Le globish et un pidgin english qui pourrait devenir une lingue véhiculaire universelle si Yahweh ne s'en mêle pas.
La lingua franca était un mélange de langues latines parlé dans l’ensemble du bassin méditerranéen, par les marins, les marchands, les bagnards et autres déportés. On parle aussi de sabir (du latin sapere, savoir). On le retrouve sur les chantiers où travaillent italien, espagnols, portugais et français.
Pour l'esperanto et le volapük, je vous laisse à l'avis du général.
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15/08/2014
Conte d'été -FIN-
Il y a sans doute d’autres éléments à ajouter sur la véritable histoire de Jòn Gnarr. Vous trouverez bien des choses sur le web mais le plus souvent c’est en anglais ou en islandais. Pas facile l’islandais !
Ce qui m’a le plus plu (oui au mois de juillet, il a beaucoup plu) chez Jòn c’est sa fraîcheur d’esprit et l’idée que l’on peut et que l’on doit changer la démocratie. Voir le système proposé par Etienne Chouard A la question posée sur l’entrée de l’Islande dans l’Europe, Jòn Gnarr répond quelque chose comme : « C’est une bonne idée, profitons d’abord du fait d’être un petit pays pour améliorer notre démocratie, ensuite proposons à l’Europe de faire parti de l’Islande. » Beau programme !
L’un des chroniqueurs les plus lus (et qui a plu) du Fréttablaðið, Guðmundur Andri Thorsson, écrivain et musicien, écrit dans l’une de ses chroniques récentes à propos de Jòn…
Lorsqu’il était interviewé sur la voirie ou sur des dossiers du même ordre, on voyait combien il se concentrait, ses yeux erraient d‘un point à un autre, il était évident qu’il avait un nombre de réponses stupides et d’improvisations rigolotes qui lui passaient par la tête sur le sujet en question – il pouvait choisir comment il répondrait, on sentait le bouillonnement pendant qu’il formulait sa réponse, mais quand elle sortait finalement, elle n’était pas forcément géniale, pas d’âneries, pas de hors sujet, rien de ce qu’il avait certainement envisagé en premier. Il essayait vraiment de répondre de la façon qu’il estimait être la plus juste, la plus vraie sur le sujet et s’il ne savait rien, il le disait. Tel était le politicien Jon Gnarr. Il essayait toujours de dire la vérité. Il nous a apporté l’individu dans la politique et une pause dans la diarrhée verbale. Politicien, il était notre représentant. Mais en fin de parcours, ce rôle, le rôle du politicien, a dû être une charge bien lourde pour le pilote.
Politicien apolitique ? Jon Gnarr répondrait sans doute « qu’est ce que la politique ? », mais il s’est certainement davantage approché du vrai sens du mot politique que beaucoup de professionnels de la politique. Apolitique ? Certainement pas ! Jon Gnarr était bien au delà du simple gestionnaire. Un nouveau phénomène, une alternative à la politique classique ? Probablement pas, dans la mesure où sa politique était liée à la manière dont la personne Jon Gnarr l’envisage et la vit. Il avait fait des promesses électorales, pour beaucoup farfelues pour en montrer la vacuité, et en annonçant d’emblée qu’il ne les tiendrait pas forcément

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14/08/2014
Conte d'été -12-
L'histoire commence ici
Jòn en chevalier Jedi.
Les élections du 31 mai de cette année ont changé la donne : les sociaux-démocrates ont pris la tête de la coalition et leur chef de file, Dagur B. Eggertsson (qui parle mais n’écoute pas selon ses amis), est devenu le nouveau maire de Reykjavík le 17 juin. Il a le soutien d’Avenir radieux, qui a succédé au Meilleur parti de Jón Gnarr, des Verts de gauche et des Pirates.
Le parti conservateur, qui a gouverné pendant des décennies et qui a amené le libéralisme économique et le grand casino* bancaire, a quant à lui obtenu le score le plus bas de son histoire.
Vous pouvez suivre Jòn Gnarr sur Facebook. Il répond (en anglais) sur reddit. Des réponses simples et franches. Il a écrit un livre qui n’existe pas encore en français : Gnarr: Comment je suis devenu maire de la plus grande ville d’Islande et comment j’ai changé le monde. Il va freiner sur le web car il a d’autres livres à écrire dit-il.
Il parle également du féminisme et de son combat pour l’égalité des sexes. « Je pense qu’une majorité des problèmes du monde se résoudraient tout seuls si on construisait une société où les femmes seraient au pouvoir. Ce n’est pas certain que ça fonctionne sur le long terme, je pense qu’il est toujours nécessaire de viser une égalité des sexes, mais ça pourrait nous apprendre une bonne leçon » en s’attaquant notamment aux organisations subventionnées par la ville. Celles-ci doivent maintenant justifier de l’application de la charte des droits de l’homme de la ville qui inclut la parité homme / femme dans les comités de direction afin de continuer à recevoir l’appui financier de la ville.
On lui a reproché son manque d’éducation, son mépris du protocole et son apparente décontraction lors de conseils municipaux. On l’a attaqué au bout d’un an sur son bilan provisoire qui incluait une hausse des impôts locaux et une diminution du budget de la ville. On s’est moqué de son maigre sondage à 38% d’opinions positives (le rêve de Hollande). Ce à quoi il rétorquait « ces sondages ne me touchent pas vraiment. Nous nous attaquons à des sujets qui vont impacter sur notre popularité et nous en sommes conscients. C’est une des raisons pour lesquelles personne ne s’y était attaqué avant. Mais nous ne sommes pas là pour participer à un concours de popularité et nous ne cherchons pas à être réélus. »
* Casino – Mot emprunté à l’italien diminutif de casa, la maison. Une maison de passe au départ, un bordel en italien. Il revient en français et sous la troisième république il prend le sens de palais grandiose pour célébrer le capitalisme international en dépensant son pognon dans la joie et la bonne humeur. Avec ce sens les italiens l’écrivent casinò pour la prononciation à la française. Familier en italien : « Un casino di (un paquet de) politica /merda /ladri... »
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13/08/2014
Conte d'été -11-
L'histoire commence ici
La suite, toujours d'après l'excellent l'article du Tages Anzeiger un peu réarrangé par mes soins...
Après quatre ans avec des anarchistes à la tête de Reykjavík, le bilan est assez inattendu : les punks ont assaini les finances. Ils ont tenu quelques discours particulièrement réussis, construit plusieurs dizaines de kilomètres de pistes cyclables, conçu un plan d’urbanisme, réorganisé les écoles (dommage que Vincent Peillon, le lâcheur planqué en député européen, n’en ait pas pris de la graine), développé les petits ateliers d’art et fait de la capitale une ville agréable à vivre et en plein essor : le tourisme enregistre une croissance de 20 % chaque année (ce que certains qualifient de nouvelle bulle). Le prix de l’immobilier recommence à grimper, des hôtels sortent de terre un peu partout, les costumes ne sont toujours pas revenus à la mode mais on voit beaucoup plus de Range Rover dans les rues. Le pays a de nouveau la folie des grandeurs.

“Le truc le plus radical qu’on ait fait, c’est d’arriver au pouvoir, analyse Björn Blöndal, l’ex bassiste du groupe Heavy metal Ham devenu le Prince des ténèbres. Sinon, on a surtout travaillé. Encore que : le truc radical aussi, c’est d’avoir travaillé proprement. On a engagé des réformes sans aucun argent. En tant qu’artistes, on avait l’habitude de travailler avec de petits budgets, ça nous a aidés. On ne voulait pas faire sauter le système. On voulait construire quelque chose : quelque chose de beau, de divertissant et de cool.” De toute évidence, le Meilleur Parti a rempli son contrat. Il était donné à 38 % dans les sondages en fin de mandat.
Ce succès est aussi dû à Dagur B. Eggertsson, le leader des sociaux démocrates et ex-maire de Reykjavík nommé président du conseil exécutif de la ville par Jòn Gnarr et très actif pendant le mandat.
Jón sollicité pour rempiler en 2014 s’est finalement résolu à arrêter et dissoudre le Meilleur Parti : “Je suis un humoriste, pas un homme politique. J’ai été chauffeur de taxi pendant quatre ans, et même un très bon chauffeur de taxi, mais j’ai quand même arrêté.” D’autres continuent et ont créé le parti Avenir radieux pour reprendre le flambeau. Les ex du group Ham, Óttarr Proppé désormais député au Parlement islandais et Björn Blöndal, le Prince des ténèbres, évoluent en politique comme poissons dans l’eau : “C’est marrant, une fois qu’on a appris à changer les choses, et qu’on devient bon. La politique, c’est de l’artisanat.”
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12/08/2014
Conte d'été -10-
L'histoire commence ici

Jòn Gnarr, maire de Reykjavík, déguisé en Obi-wan de Star wars pour voter au élections du parlement.
La suite, toujours reprise du Tages Anzageir... La première année difficile du mandat municipal de Jòn Gnarr :
La presse s’en donne à cœur joie : quand Gnarr part en vacances, elle titre “Le maire se planque” ; quand son nouveau tatouage aux armes de la ville s’infecte, les moqueries fusent. L’élaboration du budget est un vrai casse-tête, surtout parce qu’il faut répartir les coupes budgétaires de la manière la plus raisonnable possible. “Ce qui m’a surpris, c’est de voir comment les politiques marchent à l’idéologie, se souvient Gnarr. En préparant le budget, on a vu qu’on n’y arriverait pas sans augmenter les impôts. On s’est fait automatiquement cataloguer à gauche et la droite s’est déchaînée. En réalité, on avait juste fait ce qui était incontournable.”
Séance typique : Le conservateur X : “Nous voulons un maire qui connaisse les faits, pas un qui raconte des anecdotes ! Un maire qui donne des réponses claires à des questions claires ! Un qui ne soit pas idiot !” Le maire, JÓn Gnarr : “Je suis désolé que tu ne sois pas satisfait de mes réponses. Ton jugement me touche beaucoup, d’autant plus que je ne le partage pas. Franchement, X, on te prend pour quelqu’un d’intelligent, de droit et de compétent.”
On se souvient que le petit Jòn lisait Lao Tseu quand son rapport à l’école n’était pas flambant. En matière de politique locale, le Meilleur Parti s’est inspiré d’un concept du Tao Tö King, le “wu wei” : ne pas riposter, laisser glisser les attaques. Et toujours manifester de l’estime à son adversaire.
Les caisses de la ville étant vides, le maire mise sur des actions symboliques : il se fait tatouer les armes de la ville, exhorte une délégation chinoise à libérer les dissidents (elle quitte le pays scandalisée), participe à la Gay Pride, lance pour Noël le concours du plus gros chat de Reykjavík et va voter habillé en chevalier Jedi. Il instaure le Jour du bonjour, vidéo dégoulinante de bons sentiments à l’appui, qui demande aux citoyens de se saluer poliment ce jour-là (et ça marche !). A la mort de sa mère, Gnarr arrive au bureau, portant ses vêtements à elle. En signe de deuil.
“Jón aime bien agacer les gens, explique Bjarni Brynjólfsson, l’attaché de presse de la mairie de Reykjavík. De toute façon, un homme politique sans argent ne peut rien offrir à la population. Jón a résolu ce problème avec élégance : aucune de ses actions n’a coûté un sou.” Et Óttarr Proppé ajoute : “Jón est comme une bonne grand-mère : il fait beaucoup avec très peu. On a montré qu’on pouvait bien s’amuser même sans argent. Ça vaut aussi pour la révolution : Jón et moi, on parlait à tout le monde. On peut aussi abattre le système de classes sans argent.”
La campagne n'a rien coûté ou presque, surtout si on compare avec celles de Bush, d'Obama ou de Sarkozy. Les élus du Meilleur Parti s'attachent à la sobriété, une sobriété extravagante pour oser l’oxymore.
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11/08/2014
Conte d'été -9-
L'histoire commence ici
Repris du Tages Anzageir, journal zurichois de centre gauche, les raisons du succès de Gnarr et la première année de gouvernement :
[Photo : Bjork]
Cette victoire de Jòn Gnarr et de ses potes est largement due à la faillite de la banque Lehman Brothers le 24 septembre 2008 suivie par celle de l’Islande une semaine plus tard. Les trois banques principales du pays s’effondrent du jour au lendemain et la Bourse chute de 90 %. De surcroît, on apprend que les banquiers islandais se sont accordé d’énormes prêts à taux zéro juste avant le krach. L’Islande, qui n’a connu ni guerre, ni guerre civile, ni révolte (le sang ne coule que dans les sagas), a découvert les manifestations de masse, jets de pierres, incendies gaz lacrymogènes et finalement la démission du gouvernement.
Les conservateurs avaient tout dérégulé, faisant de l’Islande un géant de la finance, porté aux nues par les économistes, l’OCDE et le président de la République, Ólafur Grimsson, qui n’avait pas hésité à déclarer un an plus tôt : “Nous sommes des Vikings”, ajoutant que la rudesse du climat islandais avait de toute évidence préservé l’instinct de tueur des ancêtres. Or voilà que disparaissaient d’un coup du paysage non seulement les beaux costumes, les Range Rover et les boutiques de luxe, mais aussi les emplois et les pensions de retraite.
La ville. En temps normal, être maire de Reykjavík devrait être un plaisir. La ville est jeune, sensiblement plus jeune que la moyenne européenne. Beaucoup de bars, beaucoup de musique, des nuits d’hiver interminables, bref, beaucoup d’enfants. Comme le travail des enfants était encore très répandu il n’y a pas si longtemps, la plupart des Islandais ont occupé de nombreux emplois : ouvrier dans une conserverie de poisson, maçon, journaliste (un Islandais sur sept écrit au moins un livre dans sa vie, dit-on), directeur d’agence bancaire, etc. Il n’est pas rare qu’un directeur de banque licencié redevienne pêcheur. “On a tous plusieurs casquettes, c’est forcé : on est si peu nombreux, explique la cliente d’un bar. Les Islandais sont décontractés, paresseux, ils sont multitalents, et dilettantes en tout. On est des survivants.”
Une première année difficile. Pendant sa campagne, le Meilleur Parti avait promis qu’une fois au pouvoir il mènerait une vie tranquille. Il n’en fut rien. Pendant la crise, les recettes fiscales ont chuté de 20 %. Les dépenses, en revanche, sont fixes, comme partout : 95 % du budget n’est pas modifiable. Or elles se sont mises à grimper en flèche, notamment pour les aides sociales et les allocations chômage. “Il faut un an”, confie Björn Blöndal, le bras droit de Gnarr, au look de banquier du Far West (bottes, moustache, costume), qui était chargé de délivrer les mauvaises nouvelles, ce qui lui a valu le surnom de “Prince des ténèbres”. “Il faut un an pour comprendre la politique. Une fois que tu as bouclé ton premier budget, tu connais le métier.” La première année est effectivement difficile. L’opposition tire à boulets rouges sur le Meilleur Parti, le regroupement des écoles maternelles provoque une contestation incessante.
Sur le libéralisme économique et la société qui marche sur la tête, lisez Kou l'ahuri de Jacques Duboin. Un livre écrit en 1935 à la manière des lettres persanes.
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