15/09/2013
Lapins
A propos de la censure sur Huffington Post, j’aurais dû avoir la puce à l’oreille, car plusieurs de mes commentaires n’étaient pas publiés, sans avertissement bien sûr.
Le système de commentaires n’est pas pratique, on ne peut pas retrouver un commentaire dans son contexte. Si on répond à quelqu’un on ne voit plus l’enchaînement des posts. Bon, comme je ne suis pas à cheval sur mes opinions, je n’ai rien dit.
De plus, je ne savais pas à qui m’adresser. L’adresse de la Marianne Anastasie n’est pas affichée.
Un des commentaires jugé irrespectueux m’a bien amusé. Je connais Guy Birenbaum depuis longtemps et j’aime bien son ton caustique. Sa spécialité, c’est le « bashing ». Sur Wikipedia on trouve “Bashing is a harsh, gratuitous, prejudicial attack on a person, group, or subject” C’est donc une attaque rude, gratuite et préjudiciable sur une personne ou un sujet. Le sens courant en franglais est moins violent mais pas vraiment respectueux. C'est le style de sa chronique, illustrée de vidéo, c'est souvent marrant, j'aime bien !
Un des ses posts s’intitulait « Plumons les plumés ». Il s’y moque des pigeons, des poulets, des plumés et de tous les calimeros et pauvres lapins qui se disent victimes de la politique socialistes. Quelqu’un avait mis en commentaire « Si tu veux une garantie achète un grille pain... mon lapin. » A ce commentaire que j’avais jugé amusant, j’avais repris le phrase et ajouté « Le lapin me fait pensé que Guy a oublié les écorchés. »
On voit le côté subversif de mon commentaire. Censuré ! D’autres à suivre...
PS: Oui l'ami, je sais, je fais de la pub pour le Huffington qui n'en a pas besoin, tu as raison. Mais après tout, je n'ai rien contre ce journal, c'est la censure aveugle qui me gène.
10:32 Publié dans Au ban du Huffington | Lien permanent | Commentaires (0) |
14/09/2013
Censure
Vous connaissez sans doute le Huffington Post.
C'est un journal sur la toile dirigé au niveau mondial par Ariana Huffington et en France par Anne Sinclair. Paul Ackermann, ancien du figaro.fr, est rédacteur en chef. Les recettes du site ne proviennent que de la publicité. Il est détenu à 51 % par la maison-mère américaine, à 34 % par Le Monde et à 15 % par le banquier Matthieu Pigasse (source wikipedia).
La mise en page est agréable. Les articles riches et variés. Et on peut sur chaque article mettre des commentaires. Bien sûr comme partout, il y a une charte des commentaires qui se doivent d’être polis et respectueux. Mais, il semble qu'il y a problème avec leur conception de la politesse et du respect ?
J’en étais à une ou deux centaines de commentaires. J’avais 80 et quelques fans quand soudain sans prévenir, un beau matin, on m’annonce que je suis banni. Pas d’avertissement, rien. Pas de recours visible sur le site. Que dalle !… Banni, comme François Villon, ostracisé comme Thucydide ou Alcibiade.
Grâce à Facebook, je découvre qu’il y a une marianne du Huffington (lamarianne@huffingtonpost.fr). J’écris donc à Marianne pour savoir si par hasard un message aurait été dans la boite des spams.
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Censuré par Marianne Anastasie*
Il paraitrait que je ne peux pas utiliser le texte du mail qu'elle m'a envoyé. Curieux ? Je serais sujet à une amende de 45'000 euros.
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Elle me répond en substance que la procédure ne prévoit aucun message car les utilisateurs ne donnent pas une adresse valide (moi oui) ou qu'ils ne la consultent pas (moi oui). Elle m'explique que la plupart de mes commentaires était irrespectueux.
Irrespectueux, la plupart de mes commentaires ?
Appréciés par plus de 80 fans !
Suivent des commentaires que j'ai postés, sortis de leur contexte ils peuvent (ou non) apparaître comme irrespectueux.
Je trouve la méthode pour le moins cavalière. Je poste en géneral des commentaires raisonables, parfois ironiques ou sarcastiques mais j'évite la vulgarité et les basses attaques bien qu'on ne soit jamais à l'abri d'un mouvement d'humeur. Je peux aussi admettre que la notion de respect puisse être différente d'un individu à l'autre et que j'ai pu franchir une limite pour la Marianne. Les grands bannis de l'histoire ont eu droit à un procès, au moins à un simulacre de procès.
Certes, je suis un esprit libre et ce blog en fait foi, capable de sarcasmes et de critiques acerbes mais les gens qui me connaissent savent que je suis plutôt un gars gentil, soucieux des gens, poli la plupart du temps, plutôt bon père, bon grand-père, bon citoyen… Il se peut même que certains auteurs du Huff sont plus caustiques et moins respectueux que moi.
Bref, j'en suis tout marri et tout perplexe. Je vous donnerai quelques commentaires en exemples dans de prochaines notes pour que vous puissiez juger.
A qui puis-je m'adresser pour faire rejuger la chose ? Est-ce que cela en vaut la peine ? Merci de vos commentaires que je ne censurerai pas.
Ban, défense, loi qui entraîne des peines, donne bannir, bannière, abandon, banal, aubaine, forban, le ban et l’arrière-ban et aussi publier les bans d’un mariage, ouvrir et fermer le ban (cérémonie).
Ostracisme vient du grec et désignait originellement la coquille d’huître, puis le tesson de céramique avec lesquels on votait à Athènes pour infliger cette peine de justice.
Donne le verbe ostraciser.
* "Ciseaux d'Anastasie" est synonyme de censure dans la presse et dans l'édition en général.
16:45 Publié dans Au ban du Huffington | Lien permanent | Commentaires (7) |
11/09/2013
Mémoire
C'était il y a 40 ans.
Pinochet et sa clique, soutenus par les américains, ont renversé la république.
Triste anniversaire.
J'avais commencé dans mon premier vrai job depuis 3 mois et mon mentor en informatique Dag von Ungern-Sternberg était un ingénieur chilien qui était venu travailler en Suisse parce que sa femme était suisse mais aussi un peu à cause de l'arrivée au pouvoir d'Allende. Vous imaginer les discussions ! Pour moi, gaucho à l'époque, ce fut un apprentissage de la tolérance. Dag était tout sauf un fanatique. De plus, c'était un ingénieur de haut niveau et un très bon pédagogue.
Plus tard, sous Pinochet donc, Dag est reparti au Chili pour une chaire à l'Uni de Santiago. Il se sentait à l'étroit en Suisse disait-il. Maintenant, grâce à internet, je sais qu'il vit près de Sao Paulo au Brésil. Il parle Allemand, Espagnol, Portugais mais son français est toujours aussi rustique. Universitaire, pourtant il ne parle pas anglais. Il ne parle pas nom plus l'italien. Donc avec six langues européennes à nous deux, les échanges par mail sont difficiles. C'est bien dommage car j'ai beaucoup appris avec lui, et pas qu'en informatique, et j'aimerais bien avoir un échange plus riche...
21:03 Publié dans Mondialisation | Lien permanent | Commentaires (3) |

