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16/10/2010

Pointe et fauteuil

Il y a des choses un peu difficiles dans la vie et qui vous font envie, ce qui ne signifie pas qu’elles ne vous font pas peur et que vous les abordez sans crainte.

Mais, avec un peu de chance et un bon timing, on peut les réussir. Si en plus vous avez quelqu’un comme René qui vous encourage, vous guide et vous assure, un temps d'automne idéal, la réussite peut-être parfaite.

Il y a deux ans, c’était le cas du Mont-Blanc. Cette semaine, ce fut la Pointe Percée. Malgré mes craintes et ma peur du gaz, grâce à René, je suis arrivé au sommet et en plus par les cheminées de Sallanches, le côté aérien. Un temps magnifique et une vue à 360 degrés.

Passage à Gramusset, le refuge de René :

Arrivée sur la cime:

Une connaissance à l'horizon:

Le sommet au pays des chocards:

Pour compléter la chose, deux jours plus tard nous voilà partis pour la Tournette. Montée jusqu’à 1800 mètres pour voir le soleil et finalement du fauteuil contempler le même panorama un peu décalé émergeant des nuages propice à la méditation. Magnifique !

Un jeune bouquetin dans la descente à portée de main:

 

15:02 Publié dans Montagne | Lien permanent | Commentaires (5) |

15/10/2010

Petamoderne

Après le vide intersidéral de la postmodernité, Gilles Lipovetsky a inventé l’hypermodernité. C’était à prévoir ! Dans les années 60, le postmoderne faisait son marché au mega super market, dans les années 80, Lipovetsky a péché ses textes au giga hypermarket.

Grâce à la modernité et aux ordinateurs on a maintenant suffisamment de superlatifs pour avancer sans peur dans la PCNM, la Philo Consumériste NéoModerne. Donc après Liposuccionvetsky et son Hypermodernité, je réserve de suite la Teramodernité, presque dépassée. La Petamodernité des années 2010-2015, l’Examodernité en 2015-2020,  la Zettamodernité et enfin vers 2030 la Yottamodernité annonçant à coup sûr le retour vers une série de micro, nano, femto… voire même yocto philo antiquité. Ce sont donc les anciens qui auront le dernier mot. Je met néammoins une option sur la Metamodernité et la Patamodernité dite queneauvianesque..

Une spécialité des postmodernes est la refonte des concepts scientifiques en grand gloubi boulga de la philo à deux balles. Un bel exemple dans cette citation de Baudrillard Jean (1929-2007) :

« Nous avons fait l’analyse déterministe* d’une société déterministe. Aujourd’hui, il faut faire l’analyse indéterministe d’une société indéterministe, d’une société fractale, aléatoire, exponentielle, celle de la masse critique et des phénomènes extrêmes, d’une société toute entière déterminée par la relation d’incertitude. »

La théorie du chaos (fractale) , les statistques (aléatoire), les maths (exponentielle), la physique nucléaire (masse critique), la théorie des catastrophes, la physique quantique (principe d’incertitude), tous appelés à la rescousse du vide philosophique intersidéral de monsier Baudrillard Jean.

Les Caméléons sont célèbres pour cette faculté,d’adaptation dont le déterminisme a été rigoureusement établi.

12/10/2010

Sabaudismes

Dessin de Felix Meynet

Fanfoué des Pnottas

mène l’enquête à Abondance.


J’avais envie d’écrire un petit dialogue savoyard agrémenté de sabaudismes, ou de savoyardismes si vous préférez. Lexique à la fin.

  • Adieu Gaston. On s’en met un derrière la corniule ?
  • Si tu veux Paul mais on fait pas trop long, la femme m'attend.
  • Dis donc, tu connais le Michel à la Louise ?
  • Cui qu’à marié la fille au Jules ? Une sacrée bonne amie. Pas faites pour ce grand baban* qu’est même un peu bobet.
  • C’est lui. Mais pas si bobet que ça, le Michel.
  • Allez, c’est pas une lumière.
  • Tu sais que le Jules, son beau-père, c’est le plus riche du canton quand même.
  • Je sais, je sais, n’empêche que le Michel c’est un bobet et même un tatu. Un vrai borgnu.
  • N’empêche qu’à la vogue, il a fait carton plein, et ça faut y faire.
  • La chance.
  • L’intelligence.
  • Rien à y voir.
  • Et au loto du foot, il a mais gagné le Michel !
  • Même qu’il était venu avec sa boille et un gilet tout coffe.
  • Peut-être mais il a fait trois quines d’affilée, ensuite, il a remiser le saucisson qu’il avait gagné dans les fattes  de son pantalon.
  • Tout coffe le futal aussi et avec le pantet déhors, un vrai molardier.
  • Et d'ailleurs il a demandé après toi.
  • Qu’est ce qui me voulait ce babolu ?
  • Il avait une bouteille de bourru pour toi.
  • Du bourru ?
  • Oui. Il voulait te proposer une affaire. Un truc qui devait rapporter des mille et des cents.
  • T’es sûr ?
  • Oui mais je crois que finalement il en a parler à Jules qui se vante s’avoir fait un gros bénef avec l’idée de son gendre.
  • T’aurais pu m’en parler avant.
  • Comme que comme, puisque tu penses que c’est un tatu qui comprend tare pour barre, j‘ai dans l’idée que tu ne te serais même pas abader pour son affaire.
  • T’as peut-être bien raison Paul. Faut pas que je traîne, la femme est un peu gringe en ce moment. Arvi pas.
  • Arvi Gaston.

Adieu – Bonjour
Corniule – Gosier (s’en mettre un derrière – boire un verre)
Baban – Babolu - Nigaud, dadais.
Tatu – Borgnu – Pas très malin et obstiné
Vogue – Fête locale
Y faire - Le faire
Il est mais là – Il est encore là
Boille – Gros bidon à lait
Coffe – Sale
Fattes – Poches
Pantet – Queue de chemise
Molardier – Journalier qui cherchait du travail place du Molard à Genève
Il a demandé après toi – Il a demandé si tu étais par là
Bourru – Cidre frais
Comme que comme : De toute manière
Abader – Se lever, se bouger
Gringe – De mauvaise humeur
Arvi – Au revoir

11:19 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0) |