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30/11/2008

Philo encore

Le succès étonnant des rencontres d’Archamps (voir note précédente) ne doit pas vous faire oublier le café philo de St Julien organisé par l'Université populaire.

Lundi 8 Décembre –

20 heures à l’Arande

Alain Gentil parlera

d’Universalisme et de Mondialisation

Avec un avantage sur Archamps, vous pourrez vous exprimer et poser des questions même très longues.

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Retour sur la présentation de Christophe André.

  • Ne pas confondre urgence et importance. Notre travail peut-être urgent, notre famille est importante.
  • La fréquence est plus importante que l’intensité. Des petits plaisirs réguliers entraînent plus de bonheur que de grandes satisfactions occasionnelles
  • L’étonnante courbe du bonheur
  • Argent : Au delà d’un certain, seuil qui permet de satisfaire les besoins élémentaires, il n'apporte rien de plus.

Je crois même que, par ce qu’il induit d’inquiétude et de temps passé  à satisfaire des besoins vides selon Epicure, l’argent peut entraîner un recul de la perception de bonheur. Vive la simplicité volontaire.

Ecoutez la lettre à Ménécée

12:16 Publié dans Cafés | Lien permanent | Commentaires (1)

29/11/2008

Le bonheur

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640 personnes, hier soir à Archamps pour écouter le psychiatre Christophe André nous parler du bonheur.

Les organisateurs étaient dépassés par ce succès difficilement explicable et qui suivait celui des plus de 300 personnes venues écouter Gilles Lipovtsky un mois plus tôt.

Comment expliquer ce raz de marée autrement que par le mal que nous avons avec le bonheur dans cette société de consommation ? Lipovetski parlait avant tout de consommation. Il concluait que la consommation a un effet neutre sur le bonheur. Il balayait d’un revers de manche Epicure et les sages antiques. Il ignorait superbement les dangers des désirs vides de la lettre à Ménécée. Un lettre que Gérard Marié nous invitait hier à relire.

André au contraire est totalement dans la continuation des sages de l’antiquité pour qui, dit-il, la recherche du bonheur était la quête noble par excellence. André est un présentateur hors pair. Il sait ménager ses effets et rendre vivant un sujet rebattu. Rien de vraiment neuf mais il sait nous entraîner des sages antiques à la vie moderne en passant par quelques faits scientifiques, les dessins de ses filles, des analyses d’œuvres d’art, les droits inscrits en préambule de la constitution américaine (Vie, Liberté et Recherche du Bonheur)…

Une présentation qui, pour moi, été un moment de bonheur et le bonheur n’est fait que de petit bonheur. Tant pis pour les grognons (un mot qu’il aime bien) qui parleront à juste titre du fait qu’ils n’auront rien entendu ce soir qu’ils ne savaient avant d’entrer dans la salle.

Christophe André a publié :

• Petits pénibles et gros casse-pieds, Seuil, 2007
• Imparfaits, libres et heureux, Odile Jacob, 2006
• De l’art du bonheur, L'Iconoclaste, 2006
• Petits complexes et grosses déprimes, Seuil, 2004
• Psychologie de la peur, Odile Jacob, 2004
• Vivre heureux, Odile Jacob, 2003
• Petites angoisses et grosses phobies, Odile Jacob, 2002
• La force des émotions, Odile Jacob, 2001
• La peur des autres, Odile Jacob, 2000
• L'estime de soi,• Imparfaits, libres et heureux, Odile Jacob, 2006
• De l’art du bonheur, L'Iconoclaste, 2006
• Petits complexes et grosses déprimes, Seuil, 2004
• Psychologie de la peur, Odile Jacob, 2004
• Vivre heureux, Odile Jacob, 2003
• Petites angoisses et grosses phobies, Odile Jacob, 2002
• La force des émotions, Odile Jacob, 2001
• La peur des autres, Odile Jacob, 2000
• L'estime de soi, Odile Jacob, 1999

11:26 Publié dans Cafés | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : epicure

27/11/2008

Bororos

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A l’occasion de cent ans de

Claude Lévi-Strauss,

j’aimerais revenir sur une célèbre phrase.

Les bororos sont des araras.

En fait, les bororos disent qu'ils sont des araras. Pour ceux qui ne le sauraient pas, les bororos sont une tribu d’Amazonie et les araras des perroquets (les aras) qui servent de totem gravés sur l’étui pénien des bororos. Le sixième chapitre de « tristes tropiques », le livre qui a rendu Lévi-Strauss célèbre en 1955, parle des bororos. Les ethnologues et autres sociologues se sont longuement penchés pendant tout le XXième siècle sur cette affirmation qui semblait aller contre toute logique et relever de religion primitive. Durkheim, Mauss, Lucien Lévy-Bruhl, Lev Vygotsky, Ernst Cassirer, puis Clifford Geertz et Dan Sperber ont tenté de lui trouver du sens. On a noirci des tonnes et des tonnes de papier.

Dans les années 1970, l’ethnologue Christopher Crocker, est allé reposer la question aux bororos. Il est apparus que seuls les hommes disent qu’il sont des araras. Les femmes, elles, élèvent des araras domestiques. Chez les bororos le mari va vivre chez son épouse. Donc les bororos peuvent affirmer solennellement mais non sans malice que « Les bororos sont des araras. »

On peut d’ailleurs se demander si tous les hommes, avec ou sans étui pénien, ne sont pas des araras.

Bon anniversaire Claude.

Si vous aimez les prises de tête cliquez.

24/11/2008

Bonne Pioche

Ca-vient.jpg Amour toujours… Petite note en forme de devinette. Un texte extrait de l’œuvre majeure de Marie-Madelaine Pioche de La Vergne, la fille aînée de Marc Pioche.

Une dame dont le grand Boileau disait « C’est la femme qui écrit le mieux et qui a le plus d'esprit. » et Voltaire dira plus tard : « Ses romans sont les premiers romans où l’on vit les mœurs des honnêtes gens, et des aventures naturelles décrites avec grâce. Avant elle, on écrivait d’un style ampoulé des choses peu vraisemblables. » Mais sous quel nom connait-on mieux cette Pioche de la Vergne ?

Je vous laisse apprécier son style qui n’a pas l’heur de plaire à un de nos dirigeants. C’est un homme qui parle :

« Il y a des personnes à qui on n'ose donner d'autres marques de la passion qu'on a pour elles que par les choses qui ne les regardent point ; et, n'osant leur faire paraître qu'on les aime, on voudrait du moins qu'elles vissent que l'on ne veut être aimé de personne. L'on voudrait qu'elles sussent qu'il n'y a point de beauté, dans quelque rang qu'elle pût être, que l'on ne regardât avec indifférence, et qu'il n'y a point de couronne que l'on voulût acheter au prix de ne les voir jamais. Les femmes jugent d'ordinaire de la passion qu'on a pour elles, continua-t-il, par le soin qu'on prend de leur plaire et de les chercher ; mais ce n'est pas une chose difficile pour peu qu'elles soient aimables ; ce qui est difficile, c'est de ne s'abandonner au plaisir de les suivre ; c'est de les éviter, par la peur de laisser paraître au public, et quasi à elles-mêmes, les sentiments que l'on a pour elles. Et ce qui marque encore mieux un véritable attachement, c'est de devenir entièrement opposé à ce que l'on était, et de n'avoir plus d'ambition, ni de plaisir, après avoir été toute sa vie occupé de l'un et de l'autre. »

22:13 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour, toujours

22/11/2008

42

panique.JPG

On se souvient de la phrase de couverture du

guide du routard pour la Galaxie :

Pas de panique.

Pour ceux qui ne connaissent pas le roman de Douglas Adams, en voici le pitch, comme on dit à Boboland:

Arthur Dent citoyen moyen, assiste à la destruction de la Terre par les Vogons venus afin de créer une voie expresse hyperspatiale, il est sauvé par son ami Ford Prefect qui, mine de rien, est originaire de Bételgeuse, et l'emmène avec lui en astrostop à travers la Galaxie. Pour se guider, ils ont avec eux un exemplaire du guide du routard pour la Galaxie avec en couverture la fameuse phrase.

Après des années de quête à travers la Galaxie lriche en péripéties variées, le super-ordinateur Pensées Profondes trouve après 7,5 millions d'années de calculs la réponse à la Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste. Le sens de la vie quoi. et la réponse est... 42. Le problème c’est que l’ordi ne peut plus restituer la question. Nos héros repartent dans une nouvelle quête de la question.

Toute ressemblance avec les 42 voix qui séparent Martine de Ségolène serait pure coïncidence. Au PS : Un seul mot d’ordre : Pas de panique. Une seule quête : Au juste, quelle était la question.

09:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)