06/05/2007
Chick Litt
Après le salon du livre de Genève de l’an dernier où l’on apprenait que le Saint-Esprit était une femme, il fallait que j’y retourne.
J’avais très envie de rencontrer Alain Bagnoud qui signait ses œuvres. On apprend des choses au salon. Connaissez-vous la chick litt ? Non ? C’est mon camarade de blog Alain qui la mentionne. C'est vrai que si on est pas prof de français, lolita ou encore parents de lolita, on a peu de chance de connaître.
La chick litt (littérature pour les "poulettes"), c’est une étiquette mise sur la "littérature pour les filles", les Harlequins, Bridgett Jones et autres livres people, garçons, copines, premier baiser, maquillage... C’est un peu cucul mais distraisant (treize ans et demi maximum) mais, comme dit Myosotis, cette littérature ne remonte pas la pente pour les nanas sauf bien sûr si on prend en compte les lectures de leurs petits copains: l'Equipe, France Foot, et autres bouquins de cul.
A vous de juger: http://www.girlattitude.com/
http://blog.girlattitude.com/ ou encore ici
15:56 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) |
04/05/2007
Le Déclin
Le déclin de la France est une tarte à la crème, une discussion de café du commerce, un mouvement labial pour occuper les soirées que nous aimons consacrer à faire tourner en rond l'Hexagone et le vin français dans nos verres en cristal. On a tous une perception différente de ce fameux déclin. Pour les uns c'est le chômage, pour d'autres les 35 heures, la dette, les banlieues, les immigrés, les fainéants, les romanichels, les autres... Eh oui, l'enfer c'est les autres dans notre huis clos franco-françois. En voici une (conception du déclin de notre pays) qui me plait bien, elle est proposée par nos cousins québécois du Devoir:
« ...l'homme a une vision étroite de l'identité nationale, qu'il veut d'ailleurs enfermer dans un ministère de l'Immigration. il n'évoque jamais l'importance de la défense du français dans le monde ou de l'affirmation nationale devant l'omniprésence de l'anglais et de la culture américaine. D'ailleurs, son dernier grand rassemblement parisien à Bercy s'est ouvert sur une chanson de James Brown interprétée par le clone français d'une chanteuse de gospel américain. À l'assemblée de Ségolène Royal, au stade Charléty, mardi, on n'a pas entendu une seule chanson en anglais.
Les incantations républicaines n'y changent rien: l'identité nationale del'homme apparaît comme une identité frileuse, «à l'autrichienne», qu'on ne sort que pour stigmatiser l'étranger. Le reste du temps, le candidat de la droite oublie de défendre la langue et la culture française dans le monde. Tout comme il oublie d'ailleurs de rappeler comment son pays se tire malgré tout d'affaire dans le jeu de la mondialisation.
Si cette vision étroite de l'identité nationale devait triompher, il n'y aurait pas de meilleur symbole du déclin de la France. »
[cliquez sur l'icône du Devoir pour lire le texte complet]
17:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, sarkozy, royale, france, elections |
01/05/2007
benedetto
J’ai lu quelque part qu’en Italie on pouvait trouver un kit pour bénir sa propre maison. Le kit contient l'image de la Sainte Famille, le texte d'une prière et une bouteille en plastique remplie d'eau bénite. Le mode d’emploi : le chef de famille fait le tour des pièces de la maison, cinq minutes de recueillement pour la famille et le tour est joué.
Le clergé qui avait l’habitude de se faire de l’argent de poche en bénissant à domicile la semaine de Pâques va-t-il se mettre en grève, révolté par de telles méthodes dignes du pire libéralisme ?
19:55 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (3) |
30/04/2007
Pessoa
Dans une brasserie
de Lisbonne,
on peut voir
cette statue
de Fernando Pessoa
attablé en terasse.
On peut même s’asseoir à côté de lui, statufié dasn le bronze, sur un chaise de bronze, et on se rappelle soudain qu'il faudrait lire:
le livre de l'intranquilité.
Bernardo Soares, alias Fernando Pessoa, est intranquille. Il erre à travers des limbes infinies et tourmentés et pousse sa plainte lugubre d'un banni de l'existence. Au fil de ce journal intime, Pessoa inspecte l'intérieur aux mille facettes d'un de ses nombreux hétéronymes, c'est-à-dire d'une de ces "proliférations de soi-même" dont chacun de nous est construit. Ces pensées "décousues" dénotent une supra-conscience des êtres et de l'existence, le plus souvent douloureuse, presque insoutenable, mais qui suscite aussi curieusement, parfois, une douceur indicible, un bercement insondable au coeur de ce ciel où, déclare-t-il "je me constelle en cachette et où je possède mon infini".
Au contraire d'Alvaro de Campos, d'Alberto Caeiro ou de Ricardo Reis, autres hétéronymes de Pessoa, qui se réclament du paganisme, Bernardo Soares choisit de rêver sa vie…
01:16 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (3) |

