09/07/2006
Jet d'eau
On ne sait pas encore si les français vont gagner, on attend le résultat sans angoisse vu que, dans le cas improbable où les italiens gagneraient on boira le champagne de Rosella qui est sans doute meilleur que le notre.
Un bonne nouvelle : l'émission d'Ardisson est terminée. On peut compter sur TF1 pour mettre quelque chose de plus mauvais encore à la place mais profitons de l'instant présent et réjouissons-nous de ne plus risquer cet automne de suivre Baffi et Ardisson dans leur numéro de vulgarité sous prétexte qu'il recoit par exemple le sympatique Jamel Debbouze.
18:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) |
08/07/2006
Cher Bernard
Cher Bernard,
Puisque vous nous avez abandonné comme de vieux livres qui tombent des mains du lecteur fatigué par une intrigue trop prévisible ou un style lourdingue, nous voilà, depuis pas mal d’années, livré à Campus et à Guillaume Durand. Je tenais à vous dire que ce Campus ne vaut pas vos Apostrophes et vos Bouillons de culture et autre Double Je.
Pourtant, dans Campus il y a tous les signes extérieurs des richesses culturelles. De bons auteurs, hier soir il y avait Alain Robbe-Grillet et Marc Lévy, de quoi couvrir un large spectre de la littérature au roman de plage dans sa meilleure expression. Très bon Marc hier soir ! Sympathique, essayant de sortir de la sempiternelle question « Pourquoi vendez-vous autant de livres? » On trouve dans Campus, des sujets variés traités souvent de manière brillante. Alors pourquoi vous regrette-t-on, mon cher Bernard ?
Je cherche la réponse sur le site de Campus et je trouve une lettre de Guillaume. Pas mal pour les intentions. Un peu autopromotion tapageuse peut-être ? Oui, c’est ça. C’est ça ! C’est l’époque. Du marketing avant toute chose. Il faut inviter des gens tous plus connus les uns que les autres. On sent toujours derrière la littérature l’obsession des médias, de la mesure de l’audience, du nombre de lecteurs… du pognon.
Je ne me souviens pas d’avoir fait une vraie découverte dans Campus, de même que je ne me souviens pas d’avoir jamais senti le big business de l’édition pendant vos émissions mon cher Bernard. Avec vous on était dans les livres, les idées, dans la découverte d’un auteur, de son style. On ne parlait pas sans cesse du nombre de livres vendus, du box office, de notoriété… d’argent, toujours d’argent.
Est-ce l’âge ? Est-ce une inadaptation au monde nouveau ? Suis-je devenu un vieux con nostalgique de sa jeunesse ? Sans doute tout ceci à la fois mon cher Bernard. Je voulais juste vous faire un signe pour vous dire à quel point je vous regrette, à quel point je regrette votre curiosité, votre avidité pour les livres, votre vérité face à un auteur…
Choisissez-nous un beau Goncourt et faites attention au livre à venir de Christine Angot, j’ai comme l’impression qu’on est en train de nous formater un truc chez Guillaume, un bon vieux coup de marketing qui amènerait pognon et notoriété sur le Campus.
Portez-vous bien, cher Bernard, et bonnes lectures.
09:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
07/07/2006
Soupe
NEWPORT-Virginie. Carla Patterson, 38 ans était en train de manger avec son fils Ricky chez Cracker Barrel quand elle a trouvé une souris dans sa soupe. Elle réclamait un demi million de dommages à Cracker B.
Autopsie de souris. Fracture du crâne. Pas noyée. Pas cuite. Soupe et pain sec. Un an de tôle pour Carla.
10:45 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (3) |
06/07/2006
Pogonophobie
Êtes-vous
poNgonophobe
ou
poNgonophile ?
Méfions-nous de coupeuse de barbe !
Moins connue et plus rare que la phobie des araignées ou des serpents, la phobie des barbes sévit sournoisement. On peut donner de multiples interprétations à la pongonophobie toutes plus ou moins à caractère sexuel. Pour certaines femmes il est inenvisageable d'avoir des rapports proches avec un barbu : on peut être tenté de penser qu'elles refoulent ainsi leur homosexualité latente. Mais on n'est pas obligé de le penser, ce n'est qu'une hypothèse.
Certains prétendent que les barbus sont barbants. On dit que les barbes des barbares permettaient aux romains glabres d'empoigner l'adversaire et de gagner des batailles. Bah, par la barbe du prophète, ce sont que de vieilles barbes qui racontent ces balivernes !
Le Dr Kraft Ebing, dans son énorme « Psychopathia sexualis » aborde la question de la barbe sous un angle intéressant. Il développe l'idée que ce caractère sexuel secondaire a joué un rôle de différenciation et d'identification très marqué, et que l'évolution constatée dans le processus de civilisation (valorisation de l'imberbe) trouble le jeu des reconnaissances, crée une ressemblance, et doit être compensé par des signes artificiels. Il dit qu'il a observé chez les hommes homosexuels un refus et un rejet de la barbe, corrélatif à une fixation prépubertaire. Mais Kraft-Ebing doit être lu avec prudence : ce médecin raconte les pires perversions qui soient avec la plus grande indifférence et perd complètement son sang-froid quand il parle des coupeurs de nattes, dont il souhaite explicitement qu'ils soient éliminés de la société. Il n'avait rien en revanche contre les femmes à barbe.
05:40 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : Barbe Barbu |
04/07/2006
Le chef
Pour ceux qui aime les devinettes (faciles), je mettrai le nom de l'auteur plus tard. L'illustration est un indice.

19:39 | Lien permanent | Commentaires (3) |
03/07/2006
Démocratie
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Impossible
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Démocratie
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Condorcet, philosophe, mathématicien, économiste et politologue français du 18ième siècle, élève de d’Alembert l’encyclopédiste, ami de Diderot et de Voltaire s’est intéressé au système de vote. Il est rapidement arrivé à la conclusion qu’il n’existe pas de méthode simple pour choisir un candidat dès que le nombre de candidature dépasse 2. Il propose son propre système de vote dont il admet qu’il est peu pratique. Il en fait aussi la critique.
Pour ceux qui n’ont pas peur des maths, lire les détails ici.
Au 20ième siècle, Kenneth Arrow, prix Nobel a démontré dans sa thèse Choix social et valeurs individuelles le théorème d'impossibilité d'Arrow qui affirme que des règles pour établir un choix collectif ne peuvent répondre à aucun critère raisonnable. Ce résultat très théorique est surnommé le paradoxe d'Arrow ou la « démocratie impossible ».
* Condorcet était un grand précurseur en matière de société. Il a traité de l’esclavage aussi bien que du droit de vote des femmes. Pour ceux que cela intéresse vous trouverez ici la lettre que Condorcet a envoyé à Horace Bénédict de Saussure, grand savant genevois et conquérant du Mont-Blanc le le 3 août 1787, un an seulement après les chamoniards Balmat et Paccard.
22:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : philosophie onfrey esclavage droit des femmes |

