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25/06/2006

Cézanne

« Je veux savoir.

 Savoir pour mieux sentir,

sentir pour mieux savoir.

Je veux être simple.

Ceux qui savent sont simples. »

Paul Cézanne.

Si par hasard vous voulez vous rendre à l’expo Cézanne à Aix en Provence avant septembre, c’est tout réservé. Les sites annexes, son atelier ou les carrières de Bibemus, c’est pareil. Pour l’expo il reste la possibilité de faire la queue le matin à 9 heures pour une visite le jour même. Venez un peu avant (une demie heure+). Il y a aussi une expo aux Baux de Provence qui d’après les copains est très belle.

N’étant pas prévoyants, on a trouvé une chambre à la dernière minute, déambulés dans les rues d'Aix en pleine fête de la musique (énorme!) et pris des billets le lendemain matin pour une visite en nocturne après avoir parcouru sous un cagnard de solstice les collines du peintre entre Aix et la montagne.

 

L’expo présente de très belles toiles venues du monde entier. Assez peu de natures mortes mais un bon paquet de Ste Victoire comme celle ci-dessus.

 

Ce qui frappe en parcourant le premier étage du musée Granet, c’est effectivement la simplicité. Simplicité de la peinture, simplicité de la vie de Cézanne  qui a peint sans relâche son environnent entre Aix et sa montagne. Il s’en dégage une grande impression d’ataraxie.

08:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) |

24/06/2006

Vacances

Retour des Pyrénées où l’on n’a pas vu d’ours mais une très belle grotte, des sous-bois verdoyants et une petite princesse, miss sourire, qui maintenant marche et parle déja bien pour ses seize mois.

Sa grand-mère prétend qu’elle sait déjà lire les topos de course en montagne mais ce n’est sans doute pas vrai.

Passage à Aix, balade près des lacs Zola et Bimont dans les paysages chers à Cézanne. Visite de l’expo en questionnant de plus en plus ce que ce genre de tourisme culturel peut avoir de grégaire.  J'y reviendrai.  

 

11:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) |

22/06/2006

Relire

medium_MaC.jpgRelire

Mort à Crédit

de

Louis-Ferdinand Céline

Il y a des quantités de livres que je voudrais relire. L’ennui c’est que je n’arrive déjà pas à lire tout ce que je voudrais lire. Je dois dire que depuis que je connais le blog de Jean-Louis Kuffer, les choses n’ont fait qu’empirer.

Pendant longtemps, j’ai voulu relire le Voyage. Je l’avais lu quand j’avais 18 ans… difficile de décrire la secousse… Ceux qui l’on aimé s’en souviennent… Alors j’avais enchaîné : D’un château l’autre… pas du tout pareil ; Mort à Crédit… déjà mieux mais pas le choc. Pour relire le Voyage, j’ai acheté l’édition illustrée par Tardi, puis celle de la Pléiade. Bonne idée sauf que… je n’aime pas lire les beaux livres*.

Au grenier, sur les étagères des livres moches, j’ai retrouvé Mort à Crédit dans la vieille édition de poche avec la tranche orange un peu passée, 629 pages, écrit tout petit, une odeur de poussière… Sans doute le livre lu il y a trente ans… Je l’ai ramené doucement à la vie. Il s’est mis à traîner sur tous les coins de tables, le canapé, les tablettes de lavabo… il s’est rempli de cornes marque-pages. Je me suis mis à le distiller, mot à mot, page à page avec retour en arrière, marque au stylo, points d’exclamation simples, doubles, triples comme sur un manuel de jeu d’échec.

J’en ai lu des paragraphes à ma femme avec les airs inspirés de Fabrice Lucchini : « Je commençais à bien me rendre compte, qu'elle me trouverait toujours ma mère, un enfant dépourvu d'entrailles, un monstre égoïste, capricieux, une petite brute écervelée... Ils auraient beau tenter... beau faire, c'était vraiment sans recours... Sur mes funestes dispositions, incarnées, incorrigibles, rien à chiquer... Elle se rendait à l'évidence que mon père avait bien raison... D'ailleurs pendant mon absence, ils s'étaient encore racornis dans leur bougonnage... Ils étaient si préoccupés qu'ils avaient mes pas en horreur! Chaque fois que je montais l'escalier, mon père faisait des grimaces. »

En lisant Mort à Crédit, c’est l’enfance de Ferdinand qui défile, et sans faire de psychanalyse à deux balles, on comprend pourquoi il est devenu ce personnage qui haïssait l’humanité, torturé par ses démons… et en même temps ce médecin à Meudon qui ne faisait pas payer les pauvres.

Si vous ne l’avez pas lu lisez-le, sinon relisez-le.

* L'édition de Céline illustrée par Tardi fait exception

11:35 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (2) |

20/06/2006

Grotte de Niaux

medium_bisons.jpg

[source] 

On traverse un tunnel, entrée artificielle car la grotte a une autre entrée connue de tous temps. Parcours couverts de graffitis de 800 mètres, à la lampe de poche sur un sol glissant, puis un coude nous amène au « salon noir. » grande voûte naturelle. Sur un des murs, séquence émotion… la lampe découvre les plus belles peintures pariétales préhistoriques  avec celles de Lascaux. Bisons, chevaux, bouquetins et cerfs, magnifiques œuvres d’art au dessin parfois très réaliste, parfois stylisé comme un des bouquetins. Peints par les magdaléniens entre 11900 et 10900 avant JC.

Pourquoi toutes ces grottes dans toutes l’Europe ne montrent que des représentations d’animaux ? Jamais de paysage, de végétaux, d’hommes (sauf quelques uns très stylisés) pas même de scènes de chasse. Les magdaléniens nous étaient en tous points semblables physiquement, mais quelle était leur perception du monde ? Il y a chez ces fabuleux artistes une pensée transcendante, un mysticisme que nous peinons à comprendre, nous les  scientifiques matérialistes du XXI ième siècle, on a perdu la clé.

 

14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) |