18/06/2006
Le harem en péril
Le harem
en péril
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Rafik
Ben Salah
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"Si (en Suisse) les gens connus font tout pour passer inaperçus, pourquoi des inconnus voudraient-ils passer aperçus ?" Cette phrase est extraite d’un entretien donné par Rafik Ben Salah à Culturactif que je vous conseille de lire.
Pour ma part, je viens de lire le Harem en Péril un recueil de 10 nouvelles qui se passent toutes au Magreb. Ce livre est un petit bijou. Que dissimule le ventre de Selma, fille d'Aïcha ? Le docteur Nawas fricote-t-il avec nos femmes dans son cabinet ? Ouarda la bonne ne serait-elle pas une folle dangereuse ? Et si Khlifa était homosexuel ? Un chameau se suicide... Ces destins nous font découvrir un monde que l’on connaît un peu mais dont on ne réalise pas toujours à quel point il est différent, gouverné par d’autres règles et par l’ignorance, à quel point là-bas plus qu’ailleurs traditions et modernité déchirent, écartèle hommes et société.
Chaque nouvelle est un petit drame superbement raconté dans une langue inventive et d’une immense richesse, une langue un peu épique mélange de conteur et de lettré. L’humour sous-tend des récits très durs, très intenses. Le plaisir des mots est toujours là, un peu savant sans être cuistre. On se sent impliqué, on vit l’histoire, même Allah est pris sans cesse à témoin. On a de la tendresse pour ces personnages écrasés par le poids de la société et l’envie de vivre comme des roumis.
15:20 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (0) |
17/06/2006
Ours

En balade dans le Couserans, ouest de l'Ariège, dans les Pyrénées donc, je découvre que l'ours y était apprécié des locaux :
"Parmi la population française, le métier de Montreur d'Ours a été une spécialité, quasiment exclusive, des habitants de deux vallées ariégeoises: celles de l'Alet (Ustou) et du Garbet (Aulus-Ercé-Oust).
Comme toute la montagne pyrénéenne, ces deux vallées étaient autrefois très peuplées. Vers 1850, on y comptaient jusqu'à 10.000 habitants (pour 1500 environ aujourd'hui). Les conditions de vie y étaient difficiles et, depuis longtemps, les hommes surtout avaient l'habitude de s'expatrier temporairement pour effectuer des travaux agricoles en Espagne et dans le bas pays. Au XVIIIe siècle, commença à se développper parallèlement le colportage, activité qui ne cessa qu'au début du XXe siècle."
11:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
15/06/2006
Nains de jardin
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Les nains de jardin
de
Jacques-Etienne Bovard
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publié
chez Campiche
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Ça commence par une histoire de copropriétaires qui se rassemblent « dans le garage souterrain » pour régler les problèmes de l’immeuble, en particulier le difficile choix des chaînes sur la nouvelle antenne parabolique. Le titre : « La fondue crée la bonne humeur» On s’ennuierait presque au début tellement c’est triste et helvétiquement chiant et puis cela dérape gentiment puis violement…
2. Dans la deuxième histoire, on arrive sur ces nains de jardin qui concentrent l’attention d’un presque sexagénaire qui réalise SON œuvre et néglige sa femme qui va se barrer, forcément.
3. Un dentiste planqué avec ses jumelles passe ses vacances à surveiller son quartier.
4. Des recrues de la Protection civile découvrent la Ferrari d’un pauvre type.
5. Un Fonctionnaire adepte culpabilisateur d’un sex-shop.
6. Le syndic Édouard Bavaud, juge et directeur d’école qui se découvre une passion gastronomique.
7. Le Nombril et la Loupe, publication sur la littérature romande où l’on retrouve le provincialisme mal déguisé d’un microcosme cuistrissime qui se veut élite.
Pour moi qui aime les histoires, quel bonheur que ce livre que je n’ai pas su garder jusqu’aux vacances. C’est méchant à souhait et pourtant l’humanité suinte sous les traits des ses héros. Bovard, le romancier ne s’exclut pas de ce tableau habile de la suissitude. D’ailleurs la Suisse dépasse parfois largement ses frontières quand il s’agit de petitesse et de médiocrité.
08:35 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (3) |

