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06/10/2008

Bourse

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Billet d’humeur posté par Massimo Gramellini dans La Stampa du 24 septembre sous le titre Wall Street expliquée au enfants. Traduction plus ou moins libre (et plus ou moins précise).

 

Il était une fois une mère qui disait à son fils : si tu m'aides à laver la vaisselle je t’achèterai une glace. Le fils détestait laver la vaisselle, mais l’idée de la glace lui donnait du courage. Mais un jour le vendeur de glaces, qui se décarcassait pour vendre plus (NdT : et gagner plus), suggéra un changement de stratégie à la mère. La femme vint vers son fils un cornet à la main, « tu ne devras plus te fatiguer, promet moi juste que ce soir tu feras la vaisselle. » L’enfant promis. Le jour suivant, il obtint deux glaces en échange d’une promesse de laver les assiettes deux soirs de ligne. Le premier soir il les a lavées, le second il a dit qu'il était fatigué et qu’ils les laverait demain.

Un vieil oncle expliqua à sa mère que cette nouvelle stratégie rendait la glace moins désirable et les vaisselles successives plus lourdes à supporter. « On travaille plus volontiers pour atteindre un objectif qu’en payant la dette d’un objectif déjà réalisé » Tous dirent qu’il avait raison mais personne ne l’écouta. Le vendeur de glace, pour qui la volonté de s’enrichir était devenu maladive, commença à mettre de la poudre dans les cônes pour les rendre plus gonflés.

L’enfant fit une indigestion qui le mit hors d’état de laver la vaisselle. Sa mère, effrayé, hurla au vendeur de glaces: Je ne viendrai plus chez toi. Ainsi, le vendeur ferma boutique et la mère pensa que c’en était fini des glaces. Mais quelques temps plus tard un nouveau vendeur est arrivé qui faisait des cônes excellentissimes… La mère a attendu que son enfant ait fini de laver la vaisselle et lui dit : allez, je vais t’acheter une glace. Je ne vois pas l’heure, maman.

“La mamma aspettò che il bambino avesse finito di lavare i piatti e gli disse: andiamo, ti comprerò un gelato. Non vedo l'ora, mamma.”

La fable est amusante mais je n’a n’ai pas compris la fin, si quelqu’un peu me l’expliquer. Quoiqu’il en soit, je la crois trop optimiste. En fait, comme dit un commentateur c’est : “La gelateria è chiusa e il gelataio sta scappando.” La boutique est fermée et le glacier s’en est enfuit.

01/10/2008

Chiffres

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Entendu ce matin sur France-Inter, un spécialiste français des marchés financiers, qui enseigne donc la phynance dans une grande université américaine, dire : « La crise, c’est une question de chiffres, le vrai problème c’est que personne ne sait plus qui doit de l’argent à qui ».

Alors ceux qui pensent que la comptabilité est complexe pour refléter un monde compliqué se gourent totalement ; la comptabilité (et les produits dérivés) est complexe pour que personne ne sache qui doit quoi à qui.

Quant au chef qui a échoué à tenir son budget et ses promesses et nous a conduit au fiasco, comme dit le président, il faut qu’il démissionne et sans parachute doré. Mais au fait, le président ? Non, dans son cas, c'est la faute à la crise sinon vous pensez bien qu'il aurait arraché le pouvoir d'achat avec les dents.

Quant au devoir de solidarité nationale et au patriotisme demandé par le premier ministre à la gauche, en ces temps troublés, quelqu'un a répondu : "Dès que vous aurez aboli le bouclier fiscal, on pourra commencer à discuter." Et toc !

09:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bouclier fiscal, bourse