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09/02/2009

Annonay 2009

On ne devient pas connaisseur en vin si on en boit un verre chaque année Il faut en goûter beaucoup, faire des comparaisons, bref éduquer son goût. Et bien c’est pareil pour l’art. Et comme le cinéma est un art : Allons au cinéma. Ce qui est le nom d’une association qui gère le Rouge et Noir de Saint Julien.

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Photo : Le jury 2008

Si on veut apprendre plus vite, on peut faire mieux en allant par exemple au festival du premier film à Annonay. Pendant 10 jours on peut voir plein de films. Si on dispose de moins de temps on peut ne faire que le dernier week-end. J’y étais samedi et dimanche. J’ai vu 6 films sur la sélection de 8, une sélection de premiers films faite par Gaël Labanti et son équipe de bénévoles annonéens. C'est du lourd. Un choix de malade. Que du bon, du charpenté, du capiteux, du long en bouche dont on se souvient longtemps après.

Bon, je sais, en parler après c’est un peu dommage mais Pascale en a parlé avant et puis c’est juste pour vous faire regrettez et vous préparer à aller à Annonay pour le 27ième festival en février prochain. Pas vraiment folichon Annonay sous la pluie mais quel plaisir de se réfugier dans cette salle obscure du théatre à l'italienne qui a vu tant de beaux film. Le confort manque un peu mais les afficionados s’y entassent. Ils regardent les films religieusement et échangent leurs impressions à la sortie. Les discussions vont bon train.

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Pascale entre Gaël et Florence

On retrouve des jurés des années précédentes. Des jurés choisis sur lettre de motivation. C’est comme ça que j’ai retrouvé Pascale qui s’occupe du meilleur blog de cinéma de la toile, qui était jurée en 2007 2005, venue avec Hervé, juré avec moi l’an dernier et Jean-Paul qui nous a fait une petite chronique par mail. Je n’ai malheureusement pas pu voir le film irlandais qui a eu le prix mais j’ai eu un vrai coup de cœur pour un petit bijou qui a eu le prix de lycéens et le prix spécial du jury, le film finlandais Thomas. Je vous en parlerai demain.

14/02/2008

Films belges

Note spéciale pour Dario. Deux films belges à Annonay.

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Un film miroir, une grande mise en abyme. Tournage d’u film par un groupe de chômeurs sur la vie du réalisateur. Etonnante réflexion sur réalité et fiction. Trop tourné en plans serrés à la « Rosetta » à mon goût mais film très intéressant.

Film primé Small Gods de Dimitri Karaktsanis
d9ccf551e0.jpg avec la très belle Steffi Peeters qui  était à Annonay.

13/02/2008

Annonay -6-

On m’a demandé plusieurs fois si j’avais préféré le jury du livre Inter au jury du festival du premier film d’Annonay. Disons qu’il n’y a pas de vraie comparaison puisque on parle ici de films, là de livres. Ici de festival et là de visite de la radio.

J’ai aimé à Annonay avoir le temps de rencontrer les autres membres du jury, les cinéastes, les bénévoles de la MJC, Gaël Labanti le directeur artistique. J’ai aimé l’idée que les films avaient été choisis par des annonéens bénévoles lors de longues soirée alors que la sélection des 10 livres Inter est faites par des critiques moins scrupuleux (en 2006 deux livres de critiques de Libération).

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Jérôme, Marine, Hervé, Marine, Moi, Camille, Thierry, Béatrice, Jean-Paul, Zhuang Yuxin
On a beaucoup parlé ensemble, les échanges ont été très riches. J’ai oublié la plupart des jurés du livre Inter, je suis sûr que je n’oublierais pas ce jury (ébloui sur la photo et éblouissant en réalité) les deux Marine, Hervé, Thierry, Jean-Paul, Béatrice, Camille et Jérôme. Je ne pourrais malheureusement pas vivre un deuxième Livre Inter mais je pourrais revenir à Annonay et profiter pleinement d’une programmation de grande qualité des films hors compétition. En plus des 8 en course, j’en ai vu 10 cette année et c’était vraiment un choix 10 sur 10.

Certes Annonay ne roule pas sur l’or. Les prix ne sont pas à la hauteur de Cannes, Venise, Berlin ou Locarno. Les chambres des jurés à l'hôtel du Midi ne sont pas des cinq étoiles mais qu’importe puisqu’on participe à une vraie aventure humaine et culturelle en découvrant des premiers films et avec la possibilité de donner une chance à des réalisateurs talentueux. Merci Annonay !

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Pour en savoir encore plus avec de vrais reportages allez sur le blog cinéma de Pascale.

Sur la route du cinéma

12/02/2008

Culture bling-bling

Avant de revenir sur ces merveilleuses journées passée à Annonay, j'ai tenu à écrire un article que je vais soummettre à AgoraVox (voir lien à droite)

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Le président Sarkozy a demandé à Mme Albanel, ministre de la culture et de la communication, de relancer la démocratisation culturelle en la définissant ainsi : "La démocratisation culturelle, c'est veiller à ce que les aides publiques à la création favorisent une offre répondant aux attentes du public." Que cache cette phrase anodine ? [photo Christine Albanel à Cannes] 

En ce qui concerne le cinéma, cela amène à des décisions telles que l’’augmentation des subventions aux festivals de Classe A, les grands festivals, ceux qui marchent très bien, et qui ne demandaient rien, pour  en contrepartie largement diminuer celles des petits festivals locaux. Une situation qui n’est pas sans rappeler une certaine ristourne fiscale faite aux plus riches.

Je reviens du 25ième festival du premier film d’Annonay où j’ai eu la chance d’être choisi comme juré. Si le festival d’Annonay peut être traité de petit, il est très grand par son impact. Impact local et impact international.

Commençons par le bling-bling puisque c’est cela qui semble intéresser la foule. Chaque année sont promus des films et des réalisateurs qui sans cela ne trouveraient pas de distribution. Un exemple entre beaucoup, Le réalisateur roumain Cristian Mungiu qui a obtenu la palme d’or à Cannes en 2007, pour Quatre mois, trois semaines et deux jours, à été primé en 2002 à Annonay pour son premier film Occident. La sélection 2008, faite par des habitants de la région annonéenne animés par Gaël Labanti, le directeur artistique du festival était d’une telle qualité que le jury a longuement hésité. Il y avait aussi des premiers films hors compétition qui sont de vrais bijoux comme Partes Usadas du mexicain Aaron Fernandez.

Mais surtout, c’est tout un travail en profondeur qui est mené dans le bassin local. Des initiatives d’éducation à l’image. Une mobilisation et une passion des ardéchois qui ne se dément pas année après année. 16'000 entrées en 2007 et plus cette année. Et puis aussi une section nouvelles images qui prend en compte la richesse amenée par le support numérique.  Une centaine de bénévoles mobilisés dans la programmation, l’organisation, l’animation, la décoration... Des partenariats nombreux pour véhiculer les invités, décorer, gérer, animer le Festival et le lieu de convivialité (cour des Cordeliers) Et quelque chose d’unique : la sélection parmi plus de 150 premier films opérée par des bénévoles. Les prix attribués par un jury de cinéphiles qui viennent de toute la France auquel s’adjoint un jury lycéen et le plus classique vote du public.

Voilà de la vraie démocratisation culturelle !

Mais si l’attrait des professionnels du cinéma (comédiens, réalisateurs, distributeurs...) et des spectateurs grandit d’année en année, la montée en puissance du prix de location des copies et un désengagement de l’Etat fragilise l’organisation de ce festival comme ils mettent en péril d’autres festivals locaux sans doute aussi méritants que celui d’Annonay.

f89e93832361a08ade27fe1d5b3186f1.jpgSi un jour, vous pouvez voir, près de chez vous, ce merveilleux film chinois, Teeth of Love, ce sera grâce à Annonay. J’ai fat promettre à  Zhuang Yuxin de mentionner Annonay sur la scène de cannes le jour où il recevra la palme d’or. Espérons que d’ici là le festival ne sera pas mort sur le front de la pseudo « attente du public » telle que conçues par nos dirigeant.

* Lire l’article de Cédric Klapisch, à qui j’ai piqué son introduction, sur cet excellent blog.

11/02/2008

Palmarès

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Contrairement aux jurés de 12 hommes en colère, nous n’étions que 9 hier après-midi sous la présidence de Jérôme Boivin à débattre pour décider de deux prix...

Après plus de trois heures de délibération passées à parler et à peser les huit films sélec- tionnés, après avoir reconnu que cette sélection était d’une très grande qualité, on a voulu attribuer trois prix au lieu de deux.

Grand Prix du Jury, Prix de la Ville d'Annonay

TEETH OF LOVE (Chine) de Zhuang Yuxin
Prix de 3 500 € au distributeur français qui diffusera
le film avant le 31 décembre 2008
et de 2 000 € au réalisateur

Prix spécial du 25ème anniversaire

SMALL GODS (Belgique) de Dimitri Karakatsanis

Prix spécial du Jury

FALAFEL (Liban) de Michel Kammoun
Prix de 1 200 € au réalisateur
doté par le Conseil Régional Rhône-Alpes

Le prix spécial 25ième pour Small Gods nous a semblé nécessaire pour récompenser un film qui a d’énormes qualités artistiques et une très grande originalité. Je reviendrai sur ce palmarès et cette expérience magnifique de juré à Annonay. Merci au festival d'Annonay pour nous avoir permis de vivre une telle expérience.Tout le palmarès ici.