09/03/2021
Indice de Monnin
Encore une échelle ! A la recherche du bois de fer, je découvre le balsa et l'azobé. Le bois de fer décrit plusieurs type de bois dont le fameux tambalacoque de l'île Maurice dont j'ai déjà parlé ici en 2007. Le tambalacoque est de la famille des sidéroxylon (du grec sidero - fer et xylon - bois)*
Revenons à notre échelle. C'est L'indice de Chalais-Meudon, ou indice de dureté Monnin, permet de mesurer le niveau de dureté d'un bois. Il s'échelonne de 0 à 10. Le test associé est attribué à Marcel Monnin, conservateur des eaux et forêts, qui l'a élaboré vers 1915 à Chalais-Meudon, dans le département des Hauts-de-Seine. Ce test consiste à exercer des compressions sur la matière du bois à l'aide d'un cylindre d'acier et à mesurer leurs empreintes.
Le balsa a donc un indice de 0.2 Il est très léger, deux fois plus que le liège. Très utilisé en aéromodélisme, on en fait aussi des éoliennes. Il est très mou et cassant. Pourtant en ce moment c'est la fureur en Amazonie pour couper tous les balsas possibles pour faire des éoliennes (l'écologie mal comprise donc).
L'azobé et le plus dur et même le plus dur. A 10 sur l'échelle de Monnin. C'est aussi un bois exotique.
Ci-contre les planche de Deauville de 1923 classées au Monuments Historiques.
Entre les deux, on peut trouver le peuplier (1,2), l'épicéa (1,4), le sapin (1,5), l'aulne (1,7), l'acajou d'Afrique (1,9), le pin maritime (2,3), le mélèze (2,7), le châtaignier (2,9), le pin sylvestre (3), le noyer (3,2), le chêne (3,5), le hêtre (2,9), le merisier (4,3), l'érable sycomore (4,7), l'orme (4,9), le frêne (5,3) qui est le plus dur sous nos contrées. Au dessus de ce 5,3 ce sont comme l'azobé, des bois exotiques à protéger.
* sidérurgie - du grec ancien σιδηρουργεῖον, sidérourguéïon (« atelier du forgeron »), lui-même formé à partir de σίδηρος sideros (« fer ») et de ἔργον ergon (« travail »)
* Xylophone, xylophage (insecte mangeur de bois)
18:18 Publié dans Echelles | Lien permanent | Commentaires (2) |
08/03/2021
Terre
La terre n'est pas plate mais elle est faite de plaques plus ou moins plates, du moins en ce qui concerne la terre, enfin le terre de terrain pas la planète qui, elle, est pas mal liquide. En réalité la terre est ronde comme une polpete italienne avec des plaques et de l'eau qui nagent sur les couches.
Normalement, on part du principe que quatre grandes couches structurent notre planète : croute, manteau, noyau externe (liquide), noyau interne (solide). Mais voilà que dans une étude parue dans l’édition de janvier 2021 de Journal of Geophysical Research, une équipe de recherche montre qu’il y aurait un autre noyau au sein du noyau interne, soit deux couches au lieu d'une. Ce sont les joies de la science. Et c'est ainsi qu'Allah est grand (pour avoir conçu toutes ces couches qui donnent du fil à retordre au chercheurs qui découvre l'anisitropie du noyau et donc les couches.)

Petite simulation du mouvement des plaques.
Un milliard d'années en 40 secondes.
17:52 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) |

