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18/10/2018

Couvre-feu

Un des avantages d’habiter dans une grande ville est que l’on peut acheter de la moutarde ou des cornichons à 11 heures du soir. Il y a toujours une boutique au coin de la rue, tenue en général par un étranger qui n’a pas peur de travailler tard.

 

Même chose en Italie. Enfin jusqu’à maintenant car la chose agace Matteo Salvini le leader de la Lega, l’extrême droite au pouvoir. Du coup, il veut fermer les boutiques tenues par des étrangers à 21 heures. C’est une sorte de couvre-feu pour étrangers ce qui n’est pas sans rappeler de sombres souvenirs.

Les couvre-feux imposés aux minorités raciales par des tyrans dans le cours de l’histoire sont légions. On se souviendra en particulier des années 30 et du boycottage de boutiques tenues par les juifs par un certain Hitler.

Ceci n’est qu’une mesure de plus prise par le gouvernement italien contre les réfugiés, les requérants d’asile et les migrants. Refus des bateaux en détresse par exemple. Et Salvini s’en est pris au maire de Riace, Domenico (Mimmo) Lucano, qui a réussi à faire revivre son village de Calabre grâce à l’afflux de migrants accueillis et valorisés comme artisans ou commerçants et pas comme esclaves dans les champs de légumes comme c'est le cas à Rosarno non loin de Riace.

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Hitler avait Mussolini et les japonais comme alliés. Salvini est plus dangereux, il a pour alliés Trump, Orban, Marine Le Pen et plein de leaders extrêmes dans presque tous les pays européens et bientôt Jair Bolsonaro au Brésil...

Si vous pensez que ce couvre-feu ne vous concerne pas, rappelez-vous l’histoire racontée par MARTIN NIEMÖLLER

Quand ils sont venus chercher les communistes,

   je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs,

   je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,

  je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,

      je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester.

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