08/10/2016
Macron
Suite à l’article d’hier qui parlait d'un signe diacritique*
le macron " ¯ ", qui est un accent plat posé sur une lettre pour indiquer, par exemple, un ton haut en chinois ; il faut noter que le français ne l’utilise pas sauf pour les transcriptions de termes étrangers, notamment arabes, chinois et japonais. Donc pas de macron en français.
La linguiste Nina Catach (1923-1997) signale en 1989 un article de journal qui pose la question « Avons-nous besoin de deux accents ? », article qui propose l’utilisation du macron pour remplacer ses deux diacritiques de guingois que sont l'accent grave et l'accent aigu. On sait qu’en cas de doute, les enfants, et pas mal d’adultes d'ailleurs, utilisent volontiers l’accent plat pour masquer leur ignorance.
Nina Catach a beaucoup contribué à la réforme de l’orthographe de 1990 sous l’impulsion de Michel Rocard. Grâce à cette réforme on écrit allègement, avènement, cèleri, je cèderai, crèmerie, nous gèrerions, réglementaire, sècheresse, vènerie. Seuls médecin et médecine ont échappé au changement, la prononciation en étant variable.
Quant à Emmanuel Macron qui se prétend héritier de Rocard, grand amateur de réformes il ne veut mettre l’accent ni à droite ni à gauche. Il est donc partisan de l'accent plat.
A moins qu'il ne préfère le complémentaire des ensembles mathématiques.
En théorie des ensembles, le complémentaire d'une partie d'un ensemble
est constitué de tous les éléments de
n'appartenant pas à
. Le complémentaire de
est noté
. L'union de de
et de
constitue l'ensemble en entier.
Le blanc de l'image est le complémentaire du bleu et réciproquement. Les deux constituent l'ensemble "image".
L'intersection de et de
donne l'ensemble vide :
![]()
* Le mot diacritique (signe diacritique) vient du grec διακριτικός / diakritikós, « qui distingue ». Une manière donc de se faire remarquer.
09:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) |
06/10/2016
GRAC
17:08 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |
05/10/2016
Bu Shou
Dieu créa le monde et monsieur Larousse le mit en ordre alphabétique. Pour classer les livres, l’américain Dewey (Melville Louis Kossuth de ses prénoms) inventa une numérotation habile. Depuis monsieur Google est passé par là et il a permis de tout jeter en vrac et normalement de tout retrouver même quand on est fâché avec l’orthographe.
N’empêche que l’ordre alphabétique reste bien pratique même si dans le GPS, il n’est pas toujours facile de savoir comment entrer une ville pour peu qu’il y ait des tirets ou des espaces dans son nom…
Mais est-ce que vous vous êtes demandé comment font les chinois et autres japonais pour s’y retrouver dans un dico ? Eh bien ils utilisent des clés. Il y en a 214 nommés "Bu Shou", des radicaux qui servent à former tous les caractères. On compte le nombre de caractère de la clé puis le nombre de caractères du sinogramme et avec de la chance… Lisez l’article sur la composition d’un sinogramme et arrétez-vous sur taito, comme un dragon volant our sur le très beau caractère des nouilles biàng.
Il existe une autre manière de s’y retrouver, c’est le pinyin. Une romanisation des caractères chinois. Ecrire le chinois avec l'alphabet latin. Et comme le chinois a 5 tons, en pinyin on utilise 4 accents sur les voyelles ou sur les consonnes.
1. ¯ : Ton haut (macron)
2. ˊ : Ton montant (accent aigu) ;
3. ˇ : Ton descendant légèrement puis remontant (hatchek ou caron) ;
4. ˋ : Ton descendant et bref (accent grave).
17:37 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (0) |

