12/01/2016
GRAC
Quatre visionnements GRAC au cinéma Gérard Philippe de Vénissieux.
Tempête, déjà vu et commenté ici
Merci patron de François Ruffin en présence de François Ruffin
France - 1h30 - Sortie 24 février
Pour Jocelyne et Serge Klur, rien ne va plus : leur usine fabriquait des costumes Kenzo (Groupe LVMH), à Poix-du-Nord, près de Valenciennes, mais elle a délocalisé en Pologne. Voilà le couple au chômage, criblé de dettes, et qui risque désormais de perdre sa maison. C’est alors que François Ruffin, fondateur du journal Fakir frappe à leur porte. Il est confiant : il va les sauver. Entouré d’un inspecteur des impôts belge, d’une bonne soeur rouge, de la déléguée CGT, et d’ex-vendeurs à la Samaritaine, il ira porter le cas Klur à l’assemblée générale de LVMH, bien décidé à toucher le cœur de son PDG, Bernard Arnault. Mais ces David frondeurs pourront-ils l’emporter contre un Goliath milliardaire ? Du suspense, de l’émotion, et de la franche rigolade. Nos pieds nickelés picard réussiront-ils à duper le premier groupe de luxe au monde, et l’homme le plus riche de France ?
C’est absolument jouissif quand on aime Bernard Arnault. on pense que les riches se moquent du monde et nous entraînent dans le mur. Merci François Ruffin pour tant de maestria mise au service des pauvres. On souhaite à ce film le succès de « Roger et moi » et à Ruffin la carrière de Michael Moore, rien de moins !
Red amnesia de Wang Xiaoshuai Sortie 24 février
Chine - 1h50 - Avec Lü Zhong, Feng Yuanzheng, Amanda Qin
Une veuve retraitée voit sa vie basculer quand elle commence à recevoir de mystérieux appels anonymes. Elle en appelle à ses fils et soudain son passé de militante maoïste la rattrape…
Un film un peu lent à mon goût mais pas dénué de charme.
Marie et les naufragés de Sébastien Betbeder
France - 1h44 - Sortie 6 avril
Avec Pierre Rochefort, Vimala Pons, Eric Cantona
Un trio amoureux oscillant entre fiction et littérature. Marie est une séduisante jeune femme au caractère insaisissable. Quand elle quitte Antoine romancier mélancolique ayant connu célébrité et oubli, elle rencontre. Siméon, journaliste au chômage. Indécise, elle préfère laisser le destin décider à sa place et s’enfuit sur l’île de Groix. Vincent et Siméon se lancent à la poursuite de leur muse contre vents et marées.
Une comédie rafraîchissante pleine de petites trouvailles. J’y ai pris beaucoup de plaisir. Les acteurs sont extras avec une mention pour Cantona et le personnage de Vincent somnambule trop drôle.
17:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |
11/01/2016
Franchise
Quelques réflexions suite à une émission vue hier sur Arrêt sur Image et notées en préparation du café citoyen de ce soir au Rouge et Noir à propos de Daesh et nous. Si j'ai tout bien compris, cela donne :
Ne pas confondre djihad et traditionalisme. Pour un religieux musulman traditionaliste, il est difficile de comprendre Daesh car Daesh, sous prétexte de conquérir une nouvelle terre pour établir son Califat, fait flèche de tout bois et fait résonner une petite musique séduisante aux oreilles de la jeunesse.
Al Bagdadi qui s’est institué « nouveau calife » veut rassembler l’Ouma, la communauté de tous les croyants autour de lui. Ce Califat suscite un certain mépris auprès des sunnites en Arabie ou même au Liban mais ce qui inquiète tout le monde c’est la capacité d’Al Bagdadi d’attirer des jeunes musulmans, plus ou moins fraîchement convertis, du monde entier.
La force de DAESH pour attirer les combattants de partout c’est de s’être libéré de l’intégrisme et du traditionalisme que l’on trouvait encore chez Al Qaïda, Ben Laden était un riche saoudien traditionaliste. Derrière le niqab des femmes, DAESCH est bien installé, à l'aise dans la modernité. Foin des questions théologiques et des vieilles barbes (quoique...), soyons efficaces. To the point !

L’entreprise DAESH se comporte comme une multinationale qui donne sa marque en franchise. Elle en utilise tous les ressorts. Sur Internet, pub et réseaux, on est à fond dans la modernité moderne. Le produit à franchiser est le goût de l’aventure lié à un certain mal de vivre d’une jeunesse plus ou moins paumée dans le monde du fric et du chômage. Il est très facile pour un jeune de prendre une franchise. Tous les modèles et autres "business plans" sont sur le Net, décapitations comprises. C’est une sorte de prêt à penser. C’est l’islam pour les nuls où le moindre jeunot de 18 ans, pas trop con et qui a un peu lu le Coran peut se prétendre « imam », les autres, moins lettrés, viendront acheter dans son magasin.
Cette religion low-cost attire en priorité la jeunesse de pays musulmans comme la Tunisie(3000), La Jordanie (2500), le Maroc(1500), le Pakistan(500) mais aussi de Russie(1500), de France (2000), de Chine, des USA, du Canada… 80 pays. Dans les pays occidentaux, on trouve des musulmans ou de récents convertis. Ils viennent de toutes les classes sociales mais en priorité de milieux défavorisés et sont souvent de petits délinquants déjà fichés pour des délits mineurs.
On a arrêté des recruteurs qui venaient promouvoir la « Franchise » en Espagne, en Belgique… On peut penser que ce mode de recrutement tout azimut ne devrait pas amener des attentats grandioses et très structurés, style « twin towers », ceci dit avec une Kalachnikov un jeune même pas trop malin peut faire bien du dégât comme on l'a vu en janvier et le 13 nombre.
17:12 Publié dans Modernité moderne, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |

