13/09/2009
Boussole

Je suis toujours en quête de questions scientifiques pour RV qui s’adonne à des vacances bien méritées. J’ai trouvé chez Dave Barry cette idée d'expérience qui pourrait bien l’occuper à son retour. Noter que je l'ai améliorée sensiblement en offrant des choix de matériaux.
"Une expérience simple à tenter si on n’a rien d’autre de mieux à faire dans la vie. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d'un bouchon de liège (un morceau de sagex fera l'affaire), un aimant et un seau d’eau (ou à défaut une cuvette en plastique). Attachez simplement l’aimant au bouchon et mettez le tout dans l’eau, et voilà, vous avez une boussole.
Comment ça marche ? Simple. Notez que quelque soit la manière dont vous tournez le seau (ou la cuvette en plastique), le bouchon (ou le morceau de sagex) flotte toujours (sauf si l’aimant est trop lourd). C’est en utilisant ce principe scientifique que les anciens navigateurs pouvaient déterminer rapidement si leur bateau était ou non en train de couler."
10:37 Publié dans Questions essentielles | Lien permanent | Commentaires (3) |
12/09/2009
Sociale intelligence

Encore une note sur la gratuité avant la présentation de lundi à l’Arande., 20 heures. Un article surprenant de Jean-Paul Damaggio "Les Amériques et la gratuité". Celui-ci fait un raccourci saisissant mais au bout de ce raccourci, il y a cette idée qui me paraît essentielle "Apporter les outils novateurs pour rendre la gratuité socialement compétitive"
Les entreprises sont capables de mettre en oeuvre des outils puissants de "Business Intelligence", les responsables de l'économie utilisent des outils dits "d'Intelligence économique". Si on veut que la gratuité ne dérape pas, il faut mettre en oeuvre des outils d'intelligence socio-économique. Ceci commence par l'étude d'indicateurs de bon fonctionnement et permettraient un suivi de la gratuité, indicateurs simples et accessibles à tous. La mise en place de tells instruments me semble indispensable. Ils pourraient être mis en pratique de suite dans les domaines quasi gratuits (chez nous) de la santé et de l’éducation.
Comme dit Damaggio : "Nous savons qu'il n'est pas possible de renvoyer le compétitif dans le néant de l'histoire."
Comment rendre la gratuité socialement compétitive ?
(…) Imaginons une bibliothèque qui prêterait gratuitement des livres sans se doter des outils capables de contrôler les prêts : elle deviendrait très vite vide. Le chercheur nordaméricain, James Petras n'hésite pas à rappeler que des services publics (et nous pensons que c'est vrai pour le concept de gratuité) repensés pour servir les citoyens, doivent avoir des comptes à rendre, en tenant compte des acquis techniques d'évaluation propres à l'économie politique actuelle. Quand on sait comment le système marchand conduit au gaspillage, ne rêvons pas, la gratuité, bien qu'elle soit de l'ordre du bien commun, n'éliminera pas, d'elle-même, tout comportement néfaste à l'intérêt général ! Les Amériques, où la manie de l'évaluation sert les attitudes socialement négatives, peuvent apporter, en renversant leur usage certains outils capables d'articuler efficacité et gratuité. Dans un hôpital, les bilans du travail y sont hebdomadaires mais portent surtout sur l'action des individus et peu ou pas sur le fonctionnement global de l'institution. Renverser l'outil, c'est admettre le principe d'un temps régulier consacré à évaluer le travail, tout en élargissant les domaines d'analyse (en écoutant notamment les usagers et d'autres observateurs). Le tort peutêtre de James Petras c'est, tout en défendant la fonction centrale de l'Etat, de croire que par sa décentralisation, on va apporter, comme par magie, des outils de contrôle plus fiables. Tout débat sur la gratuité suppose donc de s'interroger sur les moyens techniques à mettre en oeuvre mais aussi sur le statut de l'Etat, suivant le principe bien connu : on ne peut traiter du fond sans traiter de la forme sous peine de se perdre. Les Amériques peuvent permettre de saisir les dangers encourus par la société quand l'Etat se désagrège, et en même temps elles peuvent apporter des outils novateurs pour rendre la gratuité socialement « compétitive ». La force du concept de gratuité c'est en effet d'obliger à distinguer le socialement compétitif de l'économiquement compétitif, à partir du moment où nous savons, me semble-t-il qu'il n'est pas possible de renvoyer « le compétitif » dans le néant de l'histoire.
16:57 Publié dans Gratuité | Lien permanent | Commentaires (0) |
11/09/2009
Dessins

Jean est revenu d'Ukraine avec une cinqunataine de dessins sous le bras. Des travaux d'enfants de 10 à 16 ans de grande qualité que l'on a pu voir, en avant première, en aout à Radhekhiv.
Si vous êtes dans la régon de St Julien, allez les admirez à la galerie Marie-Pierre Maurer. C'est pas loin du supermarché Lambert, ex-Champion et nouveau mini-market Carrefour. Pas loin non plus de l'excellentissime Rouge et Noir, le ciné de qualité. Vernissage ce soir à 17 heures.


09:51 Publié dans Ukraine | Lien permanent | Commentaires (1) |
08/09/2009
Manifeste

Souvenez-vous, c’était avant la crise. C’était fin 2007. Le président nous souhaitait ses bons vœux et, surprise, sous la plume de monsieur Guaino, son conseiller et nègre, surgissait la politique de civilisation prôné par Edgar Morin, c’était un des nombreux tours sortis de la manche du magicien. Il a fait mieux depuis.
Edgar Morin était le premier étonné. Il commentait : « Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe. Si sa reprise du thème de la 'politique de civilisation' pouvait éveiller l'intérêt, notamment de la gauche, non pour l'expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable. » Hélas. Après trois petits tours de journal télévisé, huit jours plus tard, quand sont arrivés les rois mages et la Befana, la civilisation avait déja quitté la scène.
Pour revenir à des choses plus sérieuses, voici un manifeste cosigné par Edgar Morin.
LE MANIFESTE POUR LA METAMORPHOSE DU MONDE
dit "Appel de Bora Bora"
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07/09/2009
Du côté de Lviv
Irène et les babouchki

Joueurs d'échec à Trouskavets

Musicien

13:54 Publié dans Ukraine | Lien permanent | Commentaires (0) |

