13/12/2008
Gaston

Le 11 décembre, je reçois un mail qui contenait une info de première bourre "Aujourd’hui, Gaston a 70 ans." J’ai tout de suite pensé à Lagaffe sauf qu’il me semblait que Lagaffe n’avait que 50 ans. Alors de qui s’agissait-il ?
Petite recherche sur des Gaston plus ou moins célèbres…
Saurez-vous trouver le bon parmi eux ?
Le pays des Gaston, c’est le Béarn. Ils ont eu plus de 10 Gaston, tous vicomtes de Béarn, sans compter Gaston Bayrou. Bayrou qui d’ailleurs ne s’appelle pas Gaston mais François parce qu’il ne veut pas être simplement vicomte de Béarn mais carrément roi de France comme Henri IV un béarnais qui s’appelait d'ailleurs Henri III de Navarre, avant la messe, pour brouiller les pistes.
Les vicomtes de Béarn s’appelaient tous Gaston ou Centulle. Gaston rime avec y a le téléphon qui son. Centulle, je ne sais pas. Au hasard de la toile, je découvre Morlaàs. Pas très connue Morlaàs, qui rime avec hélas, fut pourtant la capitale du Béarn. « Morlaàs entretient une certaine originalité, à savoir qu’elle est une commune à la fois semi-rurale et semi-urbaine qui sait conserver une identité forte et autonome. » C’est sur leur site, avec cette très pensée forte : “ Depuis que le monde est monde, chaque année est faite de cortèges de joies et de peines ” pensée que le maire morlanais souligne par : « Cette maxime s’avère être des plus justes ! » Comme quoi la semi-ruralité française a encore des ressources. Sacré Gaston !
10:14 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (2) |
11/12/2008
Inoubliable HM

Article publié
sur agoravox
et repris par Yahoo Actualités
Connu par ses initiales, Henry Molaison est mort à l’âge de 82 ans le 2 décembre. Né en 1926, il avait été victime en 1953 d’une intervention chirurgicale au Hartford Hospital dans le cadre d’une épilepsie pharmaco-résistante. Après cette intervention, alors qu’il avait 27 ans, il ne put jamais plus former de nouveaux souvenirs. Son amnésie n’avait pourtant pas entamé ses capacités intellectuelles.
Il connaissait son nom. Il savait que sa famille paternelle venait de Thibodaux en Louisiane et celle de sa mère d’Irlande. Il se rappelait de la crise de 29, de la seconde guerre mondiale mais il ne se souvenait de rien après 1953. Il a vécu avec ses parents, puis avec de la parenté et enfin en institution à l’âge de 54 ans.
Chaque fois qu’il rencontrait un ami, chaque fois qu’il mangeait un plat, qu’il regardait la télé, qu’il entendait une histoire drôle, chaque fois c’était pour lui une première fois. Il avait la surprise de la découverte, le retour perpétuel en enfance. Il vivait ce que cherchent certains mystiques : l’instant présent.
La suite ici... et voici la fin pour ceux qui ne veulent pas cliquer :
Il a donné son cerveau à la science. Cerveau qui sera conservé et qui a été scanné la nuit de sa mort en long et en large pour tâcher de connaître au plus près quelles zones étaient exactement touchées. Il n’a laissé aucun survivant mais il a laissé à la science un héritage qui ne sera pas oublié.
15:46 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (1) |
10/12/2008
Le Môle
Il neige par ici... Aux premiers rayons de soleil on découvrira des paysages magnifiques comme ceux de dimanche au Môle, images fixées par Raymonde. Le Môle est ce superbe cône de 1863 mètres d’altitude qui sépare la vallée de l’Arve de celle du Giffre et borde le Genevois. Panorama à 360 dégrés sur le Léman, le Chablais, les Alpes Valaisannes, la chaîne du Mont-blanc, les Aravis, Le Bargy, Le Salève, le Jura et j’en passe.
Cliquez sur la dernière photo pour connaître quelques noms de montagne.
Cliquez
14:51 Publié dans Montagne | Lien permanent | Commentaires (2) |
09/12/2008
Catastrophe
Hier soir à Saint Julien,
soirée philo,
sur le thème de
l’universalisme.
Notre conception de l’univer-salisme et des droits de l’homme, issue de la philosophie des lumières, n’est elle pas basée sur une vision purement européenne ? Cette idéologie du progrès, qui voit notre civilisation occidentale comme un aboutissement et qui, par concéquent, relègue les autres au rang de barbares et de sauvages, ne contient-elle pas en germe sa propre destruction.
Cette conception de l'homme, basée sur l'idée d'un progrès linéaire, véritable rouleau-compresseur idéologique, scientifique et technologique, l'idée d'un homme qui domine la nature, ne serait-ce pas ce qui finallement va mettre la planète à feu et à sang. [Désolé de simplifier à outrance.]
Alain Gentil s'est intérrogé hier sur ce théme.
Somme nous à la veille d’une catastrophe ou est-ce que l’impasse devenue si visible de notre système va nous permettre de mettre en place de nouvelles avenues plus respectueuses des valeurs humanistes ? Plus de vingt personnes pour un débat riche et fructueux.
Le mot du jour Catastrophe. Du grec Kata : vers le bas, de haut en bas, en concordance avec, contre et Strophê : action de tourner, volte, évolution (révolution ?) Donc une descente en spirale vers le bas. Le sens latin devient : fin, dénouement, conclusion au théâtre. C’est de ce sens appliqué à la tragédie que vient par métonymie hyperbolique le sens de désastre brusque et effroyable.
D’autres mots en Cata… Cataclysme (Kata et Klusmos – Inondation)
Catalyse – (Kata et Luein – délier, détruire, dissoudre) à l’origine, dissolution, décomposition d’un gouvernement.
Catalespsie (Kata et Lamanein, s’emparer de) Paralysie par hypnose.
Catalogue (Kata et Logein – Rassembler)
Cataplasme (Kata et Plasma : Ce qui est façonné)
Catapulte (Kata et Pallein – Secouer, brandir)
Cataracte (Kata et Rhêgunai – Briser faire éclater) Chute d'eau
Catatonie (Kata et Tonos – Tension, tonus) Manque de tonus
Les évènements grecs annoncent-ils la catastrophe ?
A lire: Race et Histoire de notre centenaire national Claude Levi-Strauss
Quand la misère chasse la pauvreté de Majid Rahnema
09:25 Publié dans Cafés | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : greece, progrès |

