Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/06/2008

Pommier

Ca-vient.jpg

On me reproche de ne pas me tenir au titre de ce blog. Je m’insurge. Je ne parle que de ça. L’inspiration vialattienne ne me quitte jamais même si son style me poursuit pour ne jamais me rattraper.

Tenez, pas plus tard qu’hier, je relisais une préface de Ferny Besson, sa grande complice,  elle cite Alexandre : « Dieu se dissimule comme le loup de la vignette qui cache sa propre image au milieu du pommier. On ne voit plus que lui quand on l’a découvert. D’autres ne voit jamais que le pommier. » Combien de livres de théologie résumés par cette simple métaphore. On ne saurait être plus lyrique, cocasse, intelligent grave, simple et complet.   

Pour ce qui est des nouvelles de l’homme, chacun a sa conception de la chose : Pour certains ce sont les nouvelles qui leur pèsent ou qui les distraient pour d’autres c’est l’homme qui les navre ou les amuse. En ce moment, les nouvelles me pèsent. Elles sont mauvaises d’où qu’elles viennent et pour déjeuner en paix, je coupe la radio. Je crois que l’homme a plus besoin de vieilleries que de nouvelles pour soigner son imaginaire. Par vieilleries j’entends les contes de fées, les mythes, les fables, les sagas, les fictions et autres fantaisies… toutes ces histoires que racontaient déjà les grand-mères de nos leur grands-mères.
 
 
 

L'ennui, c’est que les nouvelles ont tout envahi dans l’imaginaire de l’homme. L’homme est devenu une ressource, il ne lit plus de roman, il lit des magazines, des articles utilitaires sur les impôts à ne pas payer, les bonnes affaires à faire, la bourse, comment tirer le meilleur parti de Vista ou de Word... Et notre président fustige La princesse de Clèves* dont Wikipedia nous dit : « roman écrit par Marie-Madeleine de La Fayette en 1678, considéré comme le premier roman moderne de la littérature française. » Donc le premier roman de notre littérature est passé aux oubliettes, les autres suivront… l’homme Nicolas est un grand politique doté d'un grand nez qui renifle très bien l’air du temps et si il s'attaque à ce roman là, on peut penser que l’air n’est définitivement plus aux contes de fée, ni aux loups ou autres animaux de la jungle. Nous vivons une époque moderne, la jungle c’est ici et maintenant pour paraphraser un président d’une époque ancienne qui lisait encore quelques romans.

 

* « L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. » NS

09:05 Publié dans Ressources | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

« Dieu se dissimule comme le loup de la vignette qui cache sa propre image au milieu du pommier. On ne voit plus que lui quand on l’a découvert. D’autres ne voient jamais que le pommier. »

J'adore, je pique pour mes citations,

Écrit par : Sugus | 13/06/2008

Belle découverte que ce blog !

J'adore Alexandre Vialatte. Je viens juste de commencer la lecture des chroniques de la Montagne.

Écrit par : Almaterra | 15/06/2008

Pour ma part, j'ai banni de ma vie télé, radio et journaux.
Comme toi, je pense bien plus saines les vieilleries...
Pour autant je ne lis plus de livre depuis que je suis sur la blogosphère (5 mois maintenant). En effet, la lecture des blogs dont je suis coutumier satisfait pleinement à l'entretien de mon épanouissement et de mon moral.
La jungle, j'ai décidé de ne plus l'amener à moi...

Écrit par : Nothing | 15/06/2008

bon, allez, je vais lire la Princesse de Clèves ... je termine Belle du Seigneur, ça va me prendre un mois, à peu près, et je m'y mets ...
bon ouikinde

Écrit par : Isa | 20/06/2008

Les commentaires sont fermés.