03/09/2006
Langues
On lit parfois des choses étonnantes. Le serbo-croate est une langue flexionnelle. Ah bon ! Et c’est quoi un langue flexionnelle ? C’est une langue qui contient des déclinaisons et de conjugaisons, et donc dans lesquelles la grammaire se construit par ajout de morceaux au mot principal pour situer le genre, le nombre, le temps, la personne et même la classe (humain, animal) Il y a même des langue qui font de l’introflexion (je jure que j’invente pas, allez donc sur wiki)
Et c’est quoi une langue qu'est pas flexionnelle ? C’est une langue agglutinante, isolante ou synthétique mais bien sûr les langues sont plus l’un ou plus l’autre mais sont toutes tout cela.
Parmi les langues agglutinantes on trouve le finnois, le hongrois, le turc, le japonais, le coréen, le swahili, le nahuatl, le basque, l'espéranto et l'allemand. L'inuktitut (eskimo) est aussi une langue agglutinante, mais d'un type particulier: les langues polysynthétiques.
Je sais que tout le monde s'en fout des langues flexionnelles mais moi j'avais envie d'en parler, voilà!
21:58 | Lien permanent | Commentaires (3) |
01/09/2006
Forfait 12b

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Forfait
illimité
-Version Dilletante-
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romance
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Je n'avais pas appellé à écrire une autre fin comme l'an dernier avec Internet Romance. Mais Dilettante, fidèle lectrice, en avait préparé une que voici. Vous noterez le côté nettement moins romantique... pour un tel cynisme, il fallait que ce soit une femme :-) Bonne lecture et si le coeur vous en dit n'hésitez pas à proposer un 12c, 12d...
Je ne vous raconte pas dans quel état j’ai fini par récupérer ma Pauline… Il faut dire que l’autre Alphonse était un drôle d’oiseau. Ca ne devait pas être triste quand il était jeune parce que, encore à 80 ans. Toujours est-il qu’il faisait feu de tous bois, comme on dit. Déjà lors du voyage organisé, non content de draguer ma Pauline dans le bus, il avait fait les yeux doux à une jeunette de 75 ans (il le lui a avoué après, mais bon ce n’est pas le plus grave…) Figurez-vous qu’Alphone venait de se brancher. Il s’était acheté un ordinateur dernier cri avec Windows XP, à ce qu’il paraît. Enfin moi je n’y connais rien mais c’est ce que Pauline m’araconté… Et après l’euphorie des retrouvailles à Chinon, il n’a pas pu s’empêcher de retourner sur ses « tchattes ». En cachette d’abord.
Quand Pauline a vu débarquer cette vamp toute bronzée dans le jardin, elle a cru tout d’abord que c’était une amie de la fille, comment s’appelle-t-elle déjà ? Ah oui Michèle. Mais elle a vite compris qu’elle venait pour Alphonse. Ces deux-là tchattaient passionnément depuis des mois, et Alphonse a fini par avouer qu’il tchattait avec elle même pendant les longues conversations téléphoniques avec Pauline. C’est vrai qu’il n’était pas très bavard, finalement, et que c’est surtout elle qui parlait. C’est vrai.
Sur le « tchatte », il s’était fait passer pour un fringant jeune homme de 70 ans. Et elle ne devait pas avoir bien plus de 50. Elle est repartie tout de suite en découvrant la situation et surtout l’âge réel d’Alphonse, et celui de sa fille !
Il a semblé surpris de devoir faire des excuses : « A mon âge, vois-tu, la vie est trop courte pour ne pas la brûler par les deux bouts ». Et même pas deux semaines après, il s’était inscrit à Meetic. A moins que ça ne soit Michèle qui l’ait inscrit… pour semer la zizanie…
Elle avait compté sur la chorale pour sortir et voir des gens, ma Pauline ! Mais de chorale, il n’y en avait pas, ou plus. Antoine était bien trop occupé à surfer sur les sites pornos et à faire le joli cœur ailleurs... Il avait dû être adepte du minitel rose, autrefois… Enfin toujours est-il qu’au bout de deux mois, je l’ai sentie tellement mal – elle n’arrêtait pas de pleurer au téléphone - que je suis allée la chercher… avec Lucien. Moi, je vous dis, les hommes, c’est rare qu’ils se bonifient en vieillissant, au contraire leurs défauts s’exacerbent…
Tiens c’est comme…
09:22 | Lien permanent | Commentaires (5) |
31/08/2006
Rejeton
C'est un fils de ou une fille de chaque jour.
C'est un peu people avec une touche de n'importe quoi.
La semaine dernière c'était la défonce avec Paris Hilton , Raphaèl Carlier et même Steph de Monac... Puis on passe à la famille Piccard, celle des ballons et des soumarins et ensuite à la famille Paccard des cloches puis à Dutronc... et des considérations sur la généalogie, une chanson... tout sur la filiation et le népotisme.
06:55 Publié dans Portrait de blog | Lien permanent | Commentaires (4) |
30/08/2006
Limite de forfait
Voilà Forfait illimité est terminé. N'hésitez pas à dire ici si vous avez aimé et (dans une moindre mesure ou en tout cas avec délicatesse) ce que vous n'avez pas aimé. Cette nouvelle fait partie d'un recueil d'histoires courtes avec un fil conducteur qui est l'irruption des nouvelles technologies dans la vie des gens ordinaires. C'était le cas avec Internet Romance et un oeil serein publiées ici.
J'ai encore 6 ou 7 nouvelles originales en rab.

Trouvé sur le net - Raoul Dufy, je pense.
14:25 | Lien permanent | Commentaires (1) |
29/08/2006
Forfait 12

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Forfait
illimité
-12-
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romance
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Chinon le 12 Juin
Ma chère Raymonde,
J’abandonne le petit morceau de plastique, si pratique, pour la plume. Les choses que j’ai à te dire ne supportent pas la volatilité. J’aurais aimé venir à Annecy pour quelques jours, mais la situation ne le permet pas. Tout d’abord, je veux te remercier encore une fois de t’être occupée de tout : le déménagement, la location du studio et même les états d’âme, si imprévisibles, de Lucien le faux dur à cuire. À la Toussaint, cela fera une année déjà que je suis arrivée en gare de Chinon. Une bien belle année !
Tu avais entièrement raison, il ne nous restait pas gros à vivre ensemble, Alphonse et moi. Les médecins s’essayent à l’optimisme, mais je vois bien qu’ils se forcent énormément. Un signe qui ne trompe pas, ils ont accepté qu’il revienne à la maison. Comme je te l’ai dit, depuis lundi, il est ici, dans son lit. Il a gardé son sens de l’humour mais il souffre. Il souffre terriblement, du moins avant que l’infirmière ne passe, matin et soir, pour lui injecter sa morphine, après ça va un peu mieux. On reste des heures à se tenir la main, sans trop parler. Parler le fatigue. Lui qui adorait les longues conversations… Ce temps est passé si vite. Je crains que ce ne soit définitif, une question de jours, de semaines au mieux.
Alors, il faut bien que je songe à l’avenir. Avec Alphonse qui dort dans la pièce à coté, c’est très dur de parler de ça. Tu sais que Michèle, sa fille, et moi, ce n’est pas le grand amour. Elle m’a mené la vie dure. Piège après piège. Alphonse s’est toujours montré bien faible avec elle. Je ne t’en ai pas parlé. Je ne voulais pas t’inquiéter. J’ai regretté amèrement le bon temps des heures passées au téléphone, de ses lettres si amusantes, si tendres. Je m’ennuyais. Par ici, tout est si plat. Les seules collines sont des taupinières. Il me semble qu’il pleut plus souvent que chez nous, que le ciel est plus gris. Je m’ennuyais quoi !
Je ne connaissais personne. D’ailleurs je ne connais toujours pas grand monde. Comme je te l’ai dit, il a fallu que la chorale périclite juste après mon arrivée. Il y a bien André, son ami, qui vient souvent nous voir. Il est complètement différent d’Alphonse. Introverti, un peu aigri. Pas trop content, je pense, de mon intrusion dans ce monde si bien réglé. Pas enchanté de ma présence dans cette maison, qui, pour lui, est encore celle de Fernande. D’ailleurs cette maison, je ne m’y suis pas vraiment habituée. Elle est trop grande… un peu froide… humide… je ne sais pas… Alphonse m’a bien proposé de la meubler autrement. Avant que je n’arrive, il avait acheté une grande télé pour que je ne manque pas mon « Questions pour un champion »… Les lieux nous sont accueillants ou hostiles sans que l’on sache trop pourquoi…On en a souvent parlé toutes les deux dans ta merveilleuse maison sur la colline.
Je m’excuse de te dépeindre un tel tableau après m’être appliquée à te broder mon conte de fées jour après jour. Ce n’est pas à toi que je vais apprendre que les choses ne sont ni blanches ni noires. Je suis bien sûre que, maligne comme tu es, tu as bien perçu tous ces petits problèmes domestiques au fond de ma voix, derrière les mots. Je t’en parle surtout pour me forcer à envisager un retour à Annecy, pour me forcer à continuer à vivre. Je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs. Après Raymond, et avant Alphonse, je ne savais pas non plus… Je ne savais pas pourquoi je vivais, et pourtant j’ai vécu. On a eu quelques bonnes parties de rigolade ensemble, de belles promenades aux alentours du lac, la chorale… À l’époque, c’était hier, ça suffisait bien à mon bonheur.
Bref, je ne t’en dis pas plus, pour ne pas décourager les miracles. Je voulais te préparer, pour le cas, bien probable, où tu doives me supporter prochainement… encore un petit peu. Tu sais que l’espérance de vie des femmes est malheureusement bien trop longue.
Je t’embrasse tendrement et te remercie encore pour tout.
Ton amie Pauline.
- FIN -
01:05 | Lien permanent | Commentaires (4) |


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