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17/08/2014

Croissance

Et on reparle de la croissance qui est à zéro chez nous et négative en Allemagne. Cette fameuse croissance qui serait la seule solution à tous nos maux. A chaque fois, je repense à Jacques Duboin et à ses solutions que malheureusement personne n'a voulu appliquer.

Plutôt que de faire un article de plus, je préfère vous donner le lien sur le site "Revenue de base". Lisez cet article qui parle de Duboin, de l'abondance et de l'économie distributive...

jacques-duboin.jpgLe banquier et industriel Jacques Duboin (1878-1976), ancien député et membre du gouvernement d’Aristide Briand, avait fondé le Mouvement Français pour l’Abondance et jeté les bases d’une nouvelle économie de distribution où la monnaie serait limitée aux besoins réels et l’avoir mis au service de l’être. À l’heure où le débat sur le revenu universel d’existence revient sur le devant de la scène, il n’est pas inutile de rappeler qu’il est, tout au long du XXe siècle, le premier théoricien et héraut, étrangement oublié, du « revenu social pour tous».

A propos du bus de la croissance...

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26/04/2013

Singularité

singularitypetit.gifCroyez-vous à la singularité ? Bien sûr me direz-vous. Chacun est un être singulier. Et il faut éviter de se singulariser. Frigid Barjot en est un bon exemple. Sa singularité la rend ridicule, et c’est une marque de bizarrerie et d’orgueil mal placé.

Il y a aussi la singularité mathématique. Pour la fonction y=1/x, la valeur zéro de x est une singularité qui ne donne aucune valeur pour y.

Mais quand la science fiction parle de singularité, elle traduit une acceptation du terme anglais singularity qui désigne le moment à venir où les machines seront devenues plus intelligentes que leurs créateurs et auront donc pris le pouvoir.

Il se peut que Frigid Barjot soit déjà un avant projet de la machine singulière, un brouillon un peu raté. Il faut avouer que cette hypothèse ne rassure pas vraiment.

La grande Relève

En 1935, Jacques Duboin, crée un mensuel, La Grande Relève.

Pourquoi ce titre ? Parce que, depuis quelques décennies, dans les pays industrialisés, on assiste au remplacement du travail humain dans la plupart des processus de production de biens et de services, par des machines, par des automates, par des commandes, par des informations.

Ainsi, consciemment ou non, l'humanité est-elle en train de vivre une véritable mutation, qui est l'aboutissement des recherches faites par les hommes pour diminuer leur peine à produire ce dont ils ont besoin pour vivre. Ils ont été «relevés» par la machine. Et du coup, il faut que l’économie devienne distributive.

La machine pense(ra)-t-elle ?

Malgré sa fabuleuse capacité d’anticipation, le génie de Duboin ne pouvait pas prévoir qu’un jour les machines pourraient résoudre avec autant de facilité un grand nombre de problèmes intellectuels que se pose l’homme. Il ne pouvait pas prévoir la fameuse loi de Moore qui explique que la vitesse des processeurs double chaque un an et demi. Et pas que les processeurs. La mémoire des ordinateurs a été multipliée par mille chaque 13 ans. 1983, 256K ; 1996, 256 Mega ; 2011 : 256 Giga. 

ldp32174-2011.jpgEt on n'en connaît pas encore la limite.

Dans son roman Rainbows End, Vernor Vinge nous parle à travers une fiction du moment où la machine va finir par prendre son essor, disons vers 2025-2035.

Vernor Vinge est un informaticien et écrivain de science fiction très représentatif des adeptes de la singularité. Est-ce que ses prédictions auront autant de succès que celles des voyages extraordinaires de Jules Verne, un siècle plus tôt ? Ce serait inquiètant, je crois.

La singularité, est-elle possible ?.

13:24 Publié dans Duboin, Science | Lien permanent | Commentaires (0)

07/05/2012

Roosevelt 2012

Dans la première moitié du XXième siècle, Jacques Duboin prêchait dans le désert quand il parlait de la grande relève de l'homme par la machine, plaidant pour une économie distributive et stigmatisant les apôtres du pur libéralisme économique.

Il semble bien qu'à droite comme à gauche on ait pas encore compris que le paradigme a changé et qu'il est peut-être encore temps de changer  le monde. C'est pourquoi, s'appuyant sur l'expérience de Roosevelt et du New Deal un collectif veut prendre les chose en main. Alors on signe ici.

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Nous avons décidé d'agir

« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel quelques semaines après la chute du Mur de Berlin.

En 1989, ce sont des femmes et des hommes "sans la moindre importance" qui ont changé le cours de l’Histoire. Vingt ans plus tard, le système néolibéral s’effondre à son tour. C’est à nous, les citoyens, de dire dans quelle société nous voulons vivre. Société d’injustice et de chaos ou société d’équilibre et de convivialité ? A nous de choisir. A nous d’agir.

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Dire l’extrême gravité de la situation

Il y a déjà plus de 5 millions d'inscrits à Pôle Emploi, des millions de précaires et nul doute hélas que nous allons bientôt replonger en récession.

La crise des subprimes est née aux Etats-Unis et une nouvelle crise est en préparation : la dette totale des Etats-Unis atteint 358 % du PIB. En 2011, alors que la dette publique augmentait de 1.300 milliards, le PIB a augmenté de 260 milliards seulement. Le PIB augmente 5 fois moins vite que la dette ! De plus en plus de dette pour de moins en moins de croissance... La première économie mondiale est comme une voiture, qui a besoin d’un litre d’huile tous les 300 mètres. A tout moment, elle peut casser une bielle et le moteur va exploser. Des coupes budgétaires colossales sont prévues à partir de 2013 qui risquent de faire plonger les USA dans une récession historique.

En Chine, la bulle immobilière a atteint plus du double du maximum atteint par la bulle aux Etats-Unis avant la crise des subprimes. En 2009, pour éviter la récession, le gouvernement a ordonné aux banques d’accepter toutes les demandes de crédit qui leur parvenaient...

28/05/2011

Frédéric Lordon

Connaissez-vous Frédéric Lordon ? C'est un économiste français indispensable. Il est directeur de recherche au CNRS.

Ses travaux comportent notamment un programme de recherche spinoziste en sciences sociales et ses récentes propositions concernant la crise financière avec son ouvrage Jusqu'à Quand ? Pour en finir avec les crises financières ont été accueillies avec intérêt.

Il propose un impôt nommé le SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin, ou marge actionnariale limite autorisée) pour lutter contre les « ravages de la finance ». Le SLAM consiste à fixer un niveau de rentabilité actionnariale maximale au-delà duquel est appliqué un taux d'imposition confiscatoire.

Ecoutez le répondre à l'intriguante question, déjà posée par Kou l'ahuri, : "Les financiers sont-ils plutôt cons ou plutôt cyniques ?"


Frédéric Lordon parle du monde de la finance par Complot_helleno_balayeur

10/05/2011

Dardanaires

 

Je ne retrouve pas mon exemplaire de Kou l’ahuri que j’ai dû prêter. J'en avais parlé ici.

[le dessin de couverture représente un économiste barbu monté sur une vieille vache rossinante et brandissant l'étendard de la Saint économie.]

Heureusement le PDF est sur la toile...

...et je relis donc le livre de Jacques Duboin. Un petit livre mais grand par le talent ! Je relis donc quelques unes des lettres que Kou, notre mandchou qui visite la France, envoie à son père resté au pays. En voyant fonctionner la France des années 30, Kou est totalement ahuri par ce qu’il constate: dans le pays de l'abondance les économistes libéraux ont crée la pénurie au nom du profit. Il relate une conversation avec un jeune chercheur en pharmacie :

— Kou, croyez-vous que ce soit de gaieté de coeur et vraiment pour empoisonner les gens que l'on fabrique tant d'alcools variés et avariés ? Lorsqu'on entreprend de fabriquer quelque chose, on se demande rarement si elle est utile. On pose la question : est-ce payant ? et l'on se décide en conséquence. Or les choses payantes sont souvent nuisibles et les choses utiles ne sont pas toujours payantes.

On pense bien sûr au Médiator. En lisant le livre on pense que, après la guerre et  l’impasse des 30 glorieuses, le monde que découvre Kou est le notre sauf que le phénomène qu'il décrit est devenu mondial. Les dogmes de l’économie libérale (la Sainte Economie) sévissent toujours et pour le profit d’un petit nombre, on truque la société d’abondance. En plus, depuis Duboin, on a l’alibi de la rareté des matières premières pour faire le beurre des dardanaires (un vieux mot d'origine latine pour monopoleurs et spéculateurs qui créent la rareté à leur seul profit. Mot qui semble utilisé en allemand)

Un sujet d’actualité quand on entend les propositions honteuses de Laurent Wauquiez qui veut emmerder encore un peu plus les receveurs du RSA qui déjà ne trouvent pas de boulot et doivent survivre avec des sommes si minces alors que d’autres se gavent par millions au nom de la soi-disant rareté de leur soi-disant compétences. Suivez mon regard côté Renault, Nissan et autres banquiers ou traders divers.

14:39 Publié dans Duboin, Mots | Lien permanent | Commentaires (0)

12/05/2010

Taxe Tobin

Ca-vient.jpg

J’ai parlé plusieurs fois ici de Jacques Duboin, j’en ai même fait un catégorie.

« Je suis né dans le premier village de France » aimait à dire Jacques Duboin en marquant un temps avant d’ajouter « quand on vient de Genève ». C’est en- effet à St-Julien-en-Genevois qu’il naquit, il y a tout juste un siècle, le 17 septembre 1878, Son père. issu lui-même, d’une longue lignée de magistrats, y était alors avocat.

Extrait de la Grande Relève numéro 760 - Octobre 1978.

Jacques Duboin était un économiste et un banquier, un des grands visionnaires de la première moitié du XXième siècle, digne successeur de Henry David Thoreau, fondateur de la Grande Relève, créateur de l’économie distributive. Il faut lire "Kou l'ahuri", sa fable humoristique contre le libéralisme. Je ne désespère pas qu’une rue de Saint-Julien porte un jour son nom. Sa pensée est toujours d’actualité. La preuve, voici l’édito de la Grande Reléve du 29 avril par la fille de Duboin, Marie-Louise.

Pour une TTF… ou contre la PPP ?

par M.-L. DUBOIN

29 avril 2010

La crise financière a révélé à beaucoup de gens le rôle joué par la spéculation. Quand on découvre que le montant global des transactions financières serait de l’ordre de 6.000 milliards de dollars par jour, ou que celui de la spéculation est estimé à environ 10 fois le PIB mondial, on se prend évidemment à rêver d’une taxe sur les transactions financières (TTF) et aux bonnes œuvres où les miettes ainsi récoltées trouveraient emploi, dans ce monde où un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition.

Alors pourquoi une telle taxe n’a-t-elle pas été instituée dès que les marchés dérivés se sont développés ? Pourquoi la taxe Tobin, qui ne concerne qu’une partie de ces transactions (celles entre monnaies), n’a-t-elle pas été votée, alors que l’association Attac, créée à l’origine pour l’exiger, avait, au plus fort de ses affectifs et de son efficacité, réussi à mobiliser bon nombre de députés ?

Pour une seule raison que Le Monde Diplomatique de mars dernier décrivait en un titre : les gouvernements sont maintenant sous la coupe des banques. Nos “décideurs” ont démissionné de leur fonction, même élective, quand, par idéologie, il a été admis qu’il fallait laisser faire le marché.

Ils ont capitulé au point que même s’ils parvenaient, ici ou là, à promouvoir une loi pour limiter la souveraineté de la finance, celle-ci dispose maintenant de tous les moyens de contourner une telle loi, et dans le plus grand secret.

Quantité de faits récents en font la preuve, même s’il faut aller chercher l’information (elle ne fait pas souvent la Une des grands médias). Par exemple, dans son dernier livre La face cachée des banques, le journaliste Éric Laurent décrivait, avec une foule de témoignages à l’appui, et après l’avoir observée de près pendant de nombreuses années, la façon dont les banques font pression sur l’administration américaine. Dans l’article du Diplo cité plus haut, l’économiste Frédéric Lordon, après avoir évoqué des coûts cachés du sauvetage de la finance, montre que celle-ci « n’hésite pas à faire, comme par le passé, la leçon aux États, impécunieux et définitivement irresponsables » ; à nouveau florissantes grâce au soutien public, les banques n’ont aucun scrupule à spéculer désormais contre les États : elles poussent le culot jusqu’à faire monter le coût des emprunts publics, aggravant ainsi les déficits dont elles sont à l’origine.

S’annonce ainsi tout « un programme de démantèlement de l’État d’une ampleur encore jamais vue… en proportion même de l’explosion des dettes et déficits publics ». La voix des “experts” de la finance prophétise le désastre et appelle l’opinion publique “à l’effort”. The Economist se permet de prodiguer ses conseils impératifs : on pouvait y lire le 23 janvier, sous le titre Stop ! : « Dans le monde de l’entreprise, réduire les effectifs de 10 % est monnaie courante. Il n’y a pas de raison que les gouvernements ne le fassent pas également… Les salaires du secteur public peuvent être baissés… et les retraites y sont bien trop généreuses ».

Dans le Financial Times du 10 février, un économiste de la Deutsche Bank avertissait : « Si les pays européens “périphériques” choisissaient une approche keynésienne, ils seraient massacrés par les marchés ».

Alors en Irlande les salaires dans le secteur public ont été abaissés de 10 %. En France, après que les services publics (enseignement, hôpitaux, justice, etc.) se seront effondrés sous l’avalanche des licenciements systématiques de fonctionnaires, tous les salariées vont subir la réforme de leurs retraites. Le principe est de diminuer les impôts des plus riches (le bouclier fiscal) et ceux des sociétés (exonérées de 30,7 milliards d’euros de cotisations sociales en 2008), puis de dire qu’il faut bien réduire les dépenses sociales sous peine de déficit budgétaire.

Ce qui se passe en Grèce est particulièrement éloquent quand on découvre le rôle qu’y a joué la banque d’affaires américaine Goldman Sachs : elle a d’abord vendu, pour plusieurs millions, ses conseils à l’État pour habiller la présentation de sa dette afin qu’elle colle aux exigences européennes, puis d’autres conseils sur les moyens de financer sa dette… et pour finir, elle a spéculé, à l’aide de contrats de risques de défaut (les fameux CDS) pour gagner sur cette même dette. Et le gouvernement s’est vu contraint d’imposer au peuple grec d’assumer ces frais !

Le plus édifiant sur la paralysie des pouvoirs publics (la PPP !) est le travail que le juge Jean de Maillard vient de publier en janvier sous le titre “L’arnaque. La finance au-dessus des lois et des règles”. Interviewé pour le dossier intitulé « Que peuvent les États contre la spéculation ? » du Monde Économie du 17 mars, le juge tirait ainsi la conclusion de ses observations : « La sortie de crise doit tout d’abord passer par une reprise en main du système financier qui a échappé au contrôle des États. Il ne peut plus fonctionner que par la création de bulles et d’enrichissement artificiel… Les vraies questions à se poser sont le manque de visibilité de la finance de marché ainsi que sa nuisance économique, voire politique. »

On ne comprend donc pas l’acharnement d’Attac à utiliser la méthode Coué pour affirmer que, pour ralentir la spéculation, une TTF est faisable, au lieu de s’attaquer au vrai problème : c’est la paralysie du pouvoir politique qui la rendrait inopérante.

19:05 Publié dans Duboin | Lien permanent | Commentaires (2)

24/04/2008

Monnaie

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 Voici un extrait d’un texte de 1925, Réflexions d’un Français moyen de Jacques Duboin qui s’applique bien aux faux dollars que nous fabriquent allègrement les américains pour éponger leur déficit.

.. « En quoi consiste la richesse d’un pays ? En champs, mines, terrains à bâtir, en maisons, usines, stocks de marchandises, navires, chemins de fer, stocks d’or, etc... C’est en quelque sorte le capital. Les évaluations évidemment très approximatives, mais émanant de bons auteurs, faisaient varier l’ensemble de ces richesses entre 250 et 300 milliards de francs. Puis il y a le travail productif de millions de Français qui crée et augmente chaque année le capital du pays. Brutalement la guerre survient, dure quatre années et demie, en provoquant les conséquences suivantes :

- Des millions d’hommes actifs sont arrachés à leur travail productif du temps de paix. Non seulement ils ne produisent plus rien, mais le reste du pays va avoir à les vêtir, à les nourrir, à les armer, pendant quatre années et demie.

 - Les travailleurs restés à l’intérieur vont produire d’une manière intense du matériel de guerre et des munitions qui vont s’évanouir sur le champ de bataille...

 - On va être obligé de consommer tous les stocks de marchandises accumulés pendant les années de prospérité.

 - Enfin, 1 500 000 morts, 1 200 000 mutilés, dix départements détruits, parmi les plus productifs du pays, telle est au lendemain de la tourmente, la situation nouvelle du pays.

 ... Mais la surprise est grande. Alors que tout le monde devrait être plus pauvre, se restreindre et travailler plus qu’avant-guerre, voici au contraire que bien des gens se croient plus riches. C’est le mirage... Pourquoi ? Parce qu’on a créé de toutes pièces des richesses nouvelles, 35 milliards de nouveaux billets de banque, 60 milliards de bons du Trésor ou de la Défense, des milliards d’emprunts de guerre, des milliards en comptes courants de banque. Au total, des centaines de milliards de richesses fictives ont été jetés dans la circulation. L’apparence est donc que la fortune de la France a doublé, triplé, quadruplé peut-être.

 Ces fausses richesses ont l’apparence de richesses réelles...

 La monnaie, les fluctuations de la monnaie, la question des changes sont autant de sujets sur lesquels il serait facile de s’entendre si on ne les compliquait pas inutilement d’un tas de considérations plus ou moins baroques. A quoi sert la monnaie ? A mesurer la valeur des choses. Evidemment, pour mesurer des longueurs, j’ai besoin d’une longueur comme mesure...

 Si nous voulons comparer des valeurs, il faut nous servir d’une mesure qui soit elle-même une valeur...

Alors, pas de grands mots. Dites simplement qu’une monnaie qui n’est pas toujours identique à elle-même n’est plus une monnaie du tout. Une monnaie est droite... ou c’est de la fausse monnaie.

Ca-vient.jpgSources

07:25 Publié dans Duboin | Lien permanent | Commentaires (2)