06/12/2006
Parfum d'Avent-6-
Vendredi 5 décembre
Petite dispute ce soir avec Christèle. Elle m’a fait un plan d’enfer pour les cadeaux de noël ce week-end et j’avoue que j'ai craqué, je n’ai pas supporté de voir la liste qui s’allongeait... Ses neveux, les miens, ses nièces, ses parents, ma mère. La goutte d’eau ce fut ma grand-mère. J’avais beau lui dire que ma grand-mère déteste les cadeaux… Elle argumentait qu’elle était très pauvre et vivait avec le RMI.
Je crois qu’elle a été très marquée par les visites chez ma grand-mère paternelle. C’est vrai qu’elle vit dans un certain dénuement mais elle est très contente avec ce qu’elle a et elle n’en demande pas plus. Pire elle s’est même fâchée grave, il y a deux ans, avec mon père qui lui avait offert je ne sais quoi qu’elle avait jugé inutile et coûteux.
En plus, après avoir fait cette foutue liste de bénéficiaires on est encore loin d’avoir statué sur les cadeaux à offrir et puis faudra les trouver… Je prévois que tout notre temps libre va y passer jusqu’au week-end avant Noël, voire pire…
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05/12/2006
Parfum d'Avent-5-
Jeudi 4 décembre
Trois jours à peine et déjà un premier trou dans ce journal. Hier, on est allé au cinéma et en rentrant je n’ai pas eu le courage d’écrire. C’était un bon film, un Sopia Coppola comme on les aime, plus social que comique, des sentiments, de l’humour subtil…
Pour revenir au boulot de Christèle, elle me parle volontiers des gens du labo. Elle est très amie avec Evelyne, la secrétaire du groupe de chercheurs. Je commence à connaître quelques uns et unes de ses collègues. Des gens un peu spéciaux, limite zarbis, capables de manger chaque jour le même sandwich au thon et de s’intéresser à des choses incongrues comme les antiquités précolombiennes ou les larves de papillons chinois… Des gens qui viennent du monde entier… Il y en a un, Martin, un écossais, qui ne parle presque pas, Christèle dit qu’elle se trouve bavarde à côté de lui et pourtant Christèle en société n’est vraiment pas bavarde. Avant Noël, le vendredi 19, je crois, je suis invité à la soirée de fin d’année du département R&D, recherche et développement de Biomol. Je suis impatient de voir la tête de ces gens.
Parfum d'Avent
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04/12/2006
Pas de Parfum 4

Ceci est un de ces calendriers nunuches dont a parlé Sugus
Je crois que Phil ne va pas écrire aujourd’hui, une fenètre vide donc. Oui, je crois bien qu’il s’appelle Philippe, ses parents et ses collègues de boulot l’appellent Phil et Christèle l’appelle son doux Philou.
Mois de novembre record sur ce blog 19'000 visites pour 32'000 pages consultées. Un quadruplement par rapport à novembre 2005. Progression inexplicable et qui ne devrait pas tenir… 3 jours de feuilleton ont déjà bien entamé la décrue :-(
Je ne vais pas republier ici le petit texte à contrainte que j'ai écrit pour « Autour des mots ». C’est un dialogue entre un homme et une femme partis sur Mu Area c une exoplanète pas si accueillante que prévue. Ça s’intitule « Jeannot est en colère » et on y parle d'anthroposophie, de déhiscence, de chalcopyrite et de cyphonisme Allez le lire chez Christine et Dino, il y a en plus plein d’autres textes sympas.
Je suis en train de lire "Dialogue avec mon jardinier." d’Henri Cueco, un régal de drôle finesse dont je reparlerai. J’ai entamé "L'extraordinaire histoire de ma vie ordinaire." de Joseph Minc, le père d’Alain Minc, Alain est un triste technocrate ambitieux (ce que ses origines expliquent sans doute) mais son père Joseph… quelle vie ! Juif de Brest-Litovsk, militant du parti communiste polonais. exil en France au début des années 1930. Pendant la guerre, Joseph rejoint l'armée polonaise de France, puis s'engage dans la Résistance aux côtés de la MOI...
Dans ma pile j'ai encore le Truman Capote retrouvé et édité par Grasset et pour compléter tout ça ma copine Raymonde vient de me faire cadeau de "Tristano meurt" d’Antonio Tabucchi qui risque bien de prendre la pole position dans ma pile vu que l’auteur du Notturno Indiano et de Pereira prétend (sostene Pereira) est très très haut dans mon panthéon littéraire. Par chance la pause de Noël approche et mon patron nous gratifie d'une semaine de congé. Merci patron. La littérature te le rendra !
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