21/01/2017
Changement
Le bouddhisme utilise son calendrier propre, me dit Dan, qui est applicable dans tous les cas qui se rattachent à la spiritualité. Le premier jour de ce calendrier correspond au parinirvana de Bouddha. C'est-à-dire le jour, il y a 2558 ans où l’éveillé a atteint le nirvana. L’équivalent de la naissance du Christ des cathos.
Selon Bouddha, la souffrance de l’homme est due à l’impermanence (anitya). Le fait que tout change ne peut pas rendre l’homme serein et donc il souffre. Seul le nirvana permet d’atteindre la permanence, en fait il est la seule permanence, dans une sorte de néant final.
Et pourtant me dit Dan, l'aphorisme bien connu : « Plus ça change plus c’est la même chose » est un postulat démontré (je sais on ne démontre pas un postulat, c’est bien le problème !) par Paul Watzlawick un psy jungien fondateur de l’école de Palo-Alto. Je vous laisse chercher sur le net la belle démonstration, vous pouvez aussi lire le livre en question.
Nous voilà donc avec une beau paradoxe : L’impermanence des choses repose sur une sorte de constante qui dit que les choses ne changent pas vraiment. La seule chose qui ne change pas c’est le changement !
Pour d’autres paradoxes, c’est ici.
12:40 Publié dans On nous ment | Lien permanent | Commentaires (0) |
18/01/2017
Fuck America
Non, ceci n'est pas une note d'humeur anti-Trump, quoique... C'est un petit livre au format "Paysage" lu dans l'avion et laissé à la Gomera en échange d'un pavé dont je parlerai bientôt.

Après avoir vu la pièce « Le nazi et le barbier » à/en Avignon, pièce tirée du roman de l'écrivain juif-allemand Edgar Hilsenrath, roman grotesque sur la Shoah et la judaïté en liaison avec le national-socialisme et la création de l'État d'Israël publié en 1971, je me suis dit qu’il fallait lire ce cher Edgar.
Je m’attendais à un auteur hors norme et je n’ai pas été déçu avec « Fuck America ». Le pitch : « Tout juste débarqué aux Etats-Unis, Jacob Bronsky erre dans le New York miteux des années 1950, parmi les clodos et les putes. L'Américan Way of Life ? Comprend pas. Le rêve américain ? Encore moins. Enchaînant les jobs minables, Jakob Bronsky n'a que deux obsessions : soulager son sexe et écrire un roman (titre prévu : le branleur) sur son expérience des ghettos juifs. Un futur best-seller à coup sûr ! »
Situations loufoques. Dialogues déjantés, humour qui sort de tous les politiquement corrects. Un OLNI, Objet Littéraire non identifié, raconté de manière originale et donc qui bouscule le style et les conventions. Bref, j'ai aimé et cela conforte mon idée qu'il est plus facile de trouver des pépites dans le fond littéraire que dans les livres de la rentrée. Edgar est toujours vivant, il a quitté l'Amérique et vit en Allemagne où il pratique sa langue.
18:04 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (9) |
17/01/2017
Tenerife
14 jan Départ pour Tenerife à Puerto de la Cruz. On quitte l'île et nos hôtes charmants. On recommande l'adresse pour les marcheurs et même les moins marcheurs. Arrivée à l'hôtel. Descente en ville. Repas de Tapas (Arçon), une adresse routard pas mal.
15 jan Dimanche. Beaucoup de monde le long de la mer à regarder les vagues et un dizaine de surfeurs courageux. Après Lanzarote (mirador del Rio), Valle del Gran Rey (Mirador del Palmerejeo), troisième site de Cesar Manrique, l'architecte canarien : Lago Martianez une piscine d'eau de mer.

Ensuite visite de La Orotava, la ville qui occupe le centre de l'île de Tenerife (de 0 à 3718 mètres, presque aussi bien que Saint Gervais et son Mont Blanc). Beaucoup de maisons anciennes avec de très belles huisseries et balcons en bois. Eglise ND de la Conception. A visiter absolument.

16 jan Une dernière rando dans le massif du Teno, le troisième massif de Tenerife à l'ouest. On avait déjà parcouru le baranco de Masca, on fait un petit tour (pas vraiment petit) recommandé par le routard (qui ne l'a sans doute pas fait) autour du centre des visiteurs de Los Pedregales. Très belle arête sur le retour. Fromage de chèvre. Pas trop de nuages.
17 jan Retour à Saint Julien où il fait un froid de canard. Après les 18 à 21 degrés de La Gomera, les moins 5 de Genève sont durs à encaisser. L'an prochain on part tout l'hiver :-)
11:04 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |

