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16/04/2017

Tristes jardins

Ce ne fut pas facile de créer ces jardins familiaux à l’est de la ville. A Saint Julien le terrain est compté. Finalement, merci à la ZAC du docteur Desjaques, on est arrivé à créer quelques parcelles non loin des laboratoires Favre et à côté de la clinique vétérinaire. Longue discussion avec ladite clinique à propos des places de parkings…

Bien sûr on n’a pas affaire au même monde entre les propriétaires de chiens et chats venus en Range Rover faire soigner leurs animaux de compagnie et les habitants des HLM  venus cultiver leur carré de terre pour produire des légumes pour la famille…

On a donc réduit notre projet et finalement 10 cabanes de jardin furent installées. 18 élus parmi 70 candidats pouvaient cultiver leur parcelles.

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Attention, ce n’est pas un paradis pour jardinier. La terre est constituée des moraines des glaciers du Rhône. Un terre dure, limoneuse, peu propice à la culture, beaucoup de cailloux. La commune a fait mettre quelques camions de terre végétale mais c’était un peu juste. De plus la bordure de l’autoroute était très favorable à la pousse des ronces qui envahissent tout.

Bref, trois ans plus tard, pas mal de terreau ajouté et beaucoup d’huile de coude, c’est un peu plus cultivable. Et c’est là que la rumeur nous apprend que le grand économe municipal qui  a déjà appauvrit le cinéma et mis à mal quelques associations arrive avec sa sébile municipale.

On raconte que les terrains seraient vendus à la clinique et les jardins avec. Il promet un remplacement à l’ouest mais quand ? Et tant pis pour les gens de l’est qui devront retravailler leur nouveau terrain et traverser une ville bien embouteillée pour mettre quelques arrosoirs sur leurs légumes.

C'est pas grave, ce sont des pauvres, ils ont l’habitude de se faire avoir.

11:32 Publié dans St Julien | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

On raconte...j'espère que cela en restera à ce niveau.
Les jardins partagés ont une fonction sociale qui dépasse le nombre de personnes qui en profitent. Si les élus le comprenaient, il y aurait multiplication de ces jardins aux quatre coins de la ville.
Que la clinique veuille ajouter balnéo et IRM pour chiens et chats est-il une priorité publique ? J'en doute. Quelques fables de La Fontaine pourraient être remises au goût du jour.
J'ai de la chance, la clinique vétérinaire que je fréquente, située dans la commune la plus riche de la banlieue nantaise, à des clients de toutes catégories sociales, du riche bourgeois à l'ouvrier agricole, qui se côtoient fort bien. Leur intérêt est identique. Il n'y a pas d'appareils qui pourraient donner mauvaise conscience à ceux qui n'auraient pas les moyens d'y faire appel, mais d'excellents vétérinaires, chirurgiens, intelligents et non avides d'argent.
Parmi eux, un professeur de l'Ecole vétérinaire...

Écrit par : MAG | 16/04/2017

J'ai peut-être été trop rapide en qualifiant la clientèle de la clinique vétérinaire qui est sans doute diversifiée et n'est pas forcément fortunée et venant de la Suisse voisine. A dire vrai je ne dispose que de l'observation des véhicules et c'est un peu réducteur. Mea culpa !
Ceci dit ce n'est pas une raison pour vendre ces terrains et annuler 3 ans d'effort des jardiniers.

Écrit par : Joël | 16/04/2017

Les commentaires sont fermés.