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31/12/2014

Brûleurs de loups

Voilà, c’est fait Grenoble a remporté la finale de la coupe de la ligue en battant les Dragons de Rouen. C’était hier soir à Miribel sur la patinoire. C’est pas que je m’intéresse au Hockey, ce sport me laisse plutôt froid. C’est le nom de cette équipe qui m’a fait dresser l’oreille : Les brûleurs de loups.  Bizarre ce nom pour une meute de patineurs sur glace.

logo.jpg?1383054084Enquête faite, cela vient d’une époque où, en France il y avait des loups… et qu’on les craignait beaucoup d’une peur irrationnelle. Le loup, pour certains culs bénits, c’était le diable. Du coup, tous les moyens étaient bons, pour s’en débarrasser, pièges cruels ou grosses battues…

Parfois, on foutait le feu à la forêt et les loups qui ne grillaient pas étaient abattus sans pitié lorsque ils tentaient de s’échapper de la fournaise. Cette charmante coutume ayant pour cadre le Dauphiné, les hockeyeurs de Grenoble ont trouvé très malins de s’appeler « Les brûleurs de loups ».

En plus, cette dénomination date de l’époque sans loup. Epoque qui commence après guerre. Cela dépend des régions, en 1947 en Bourgogne, vers 1954 en Dauphiné… Certains disent avoir vu des traces sur les bords de la Dordogne dans les années 1970. Le loup du Limousin était paraît-il le plus coriace.

C’est cette fin de loup que déplorait Vialatte :

Il n'y aurait plus de loup. Sans le loup pas de froid de loup, sans froid de loup pas d'hiver. (…) On ne parle pas assez du loup. Rien n'est plus passionnant que le loup. Le loup est parfaitement hirsute. Le loup est important. La zoologie le réclame, l'hiver le veut, le frisson le suppose. C'est une des grandes nécessités de l'histoire, du folklore et de l'esprit humain. Un loup mangeant méthodiquement un sous-préfet en uniforme, ou avalant à la sauvette un petit fonctionnaire rural, dans un site nettement bocager, coupé de ruisseaux et d'ombrages, est une des choses les plus décoratives qu'un graveur puisse imaginer. Surtout quand il les mange en large. Telle est la vie ardente du loup. Du moins dans la littérature. Le loup des légendes représente une réaction inévitable du bon sens, une exigence du paysage, un postulat de la sensibilité. Le loup peut très bien se passer des hommes, l'homme ne peut pas se passer du loup. Où serait le plaisir ?

Il ne restait plus que des loups littéraires ou des loups de gravure.  

 

couv240.jpgEt puis le loup est revenu via les Alpes… la suite vous la connaissez suivant que vous soyez bergers ou écolos, le loup a fait de vous un chasseur ou un défenseur de la nature.

10:08 Publié dans Vialatte | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Nous avons toujours des lieutenants de louveterie.

http://www.louveterie.com/historique

Écrit par : Aredius | 31/12/2014

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