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19/12/2014

Majuli

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On connaît la fameuse nouvelle de Jean Giono, « L’homme qui plantait des arbres. » Le narrateur rencontre sur un plateau provencal où seule pousse la lavande un berger nommé Elzéard Bouffier qui vit là en compagnie de son chien et de son troupeau de moutons.

Ce berger sélectionne des glands pour planter des chênes. Le narrateur va revenir plusieurs fois et constater qu’Elzard a planté une immense forêt.

J’ai longtemps pensé que cette histoire était vraie. Pendant des années Giono a laissé croire qu’elle était vraie. Eh bien non. C’était juste une jolie fiction. C’est ce qu’il a révélé dans une lettre posthume publiée en 1975 seulement. C’est sans doute son œuvre la plus connue, traduite en plus de 20 langues. Pourtant il n’a jamais touché de droit d’auteur, il était fier d’avoir sensibilisé les lecteurs sur la nécessité de protéger les arbres. 

Parfois la réalité dépasse la fiction. Depuis 1970, Jadav Payeng plante des arbres sur l’île de Majuli. Sa forêt est aujourd’hui plus grande que Central Park et elle a transformé un paysage en voie de désertification en un oasis.

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Majuli (à peu près sous le A de BOUTAN) est une des plus grandes îles fluviales du monde, elle couvrait plus de 1000 hectares. Elle se trouve sur le Brahmapoutre, un des fleuves sacrés de hindouisme qui naît au Tibet, part à l'est, traverse la partie de l’Inde qui se trouve au nord est du Bangladesh et se jette dans le golfe du Bengale. En fait il se sépare en deux et la branche ouest passe à Agra et se jette dans le Gange.

Le Brahmapoutre est sujet à une érosion énorme, la forêt y disparaît à grande vitesse brûlée ou exploitée. C’est ici que vivent encore la plus grande population d'éléphants de l'Inde, la plus grande population mondiale de tigres et de buffles. On y trouve aussi l'entelle dorée, le lapin de l'Assam, le sanglier nain, le gibbon hylobates hoolock et le macaque à queue courte... entre autre. Doit bien y avoir quelques méchants serpents.

Mais grâce à Jadav Payeng, l’île de Majuli qui allait, à coup sûr, disparaître dans les prochaines décennies risque de survivre avec ses éléphants, ses tigres et ces rhinocéros. A moins que les amateurs de bois exotiques…  

Vers 12:40 sur la vidéo... 

Et pour ceux qui ne connaissent pas l'homme qui plantait des arbres, le merveilleux film de Frederic Back recommandé par Raymonde et René. Mettez en grand écran... 

Commentaires

Quelle belle histoire pour Nadau ! Merci, j'aime beaucoup Giono et n'ai pas lu ce livre. Je note.

Et pour remonter le moral des Parisiens qui ne savent pas où sont les Pyrénées pour aller skier, j'ai une information réconfortante. Il n'y a pas que P. Kron qui va pouvoir bien fêter Nadau !

http://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/12/20/daniel-boisserie-maire-de-st-yrieix-nous-nappliquerons-pas-de-quota-aux-candidats-skieurs/

Écrit par : Aredius | 20/12/2014

Sur les conseils de Raymonde et René, j'ai ajouté ce film très poétique de Frederick Back de 1987

Écrit par : Joël | 20/12/2014

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