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06/08/2014

Conte d'été -4-

L'histoire commence ici

3055domino.jpgEn 2007, commence la crise des subprimes aux US. Le jeux de domino capitaliste va commencer à faire tomber les banques du monde une à une. L’économie de l’île, pas vraiment petite, pas vraiment paradisiaque et deux fois moins peuplée que le Luxembourg, économie bâtie sur la spéculation et la fuite en avant va s’écrouler comme une muraille de dominos. Beaucoup de petits épargnants vont y laisser les plumes de leur retraite et vont descendre dans la rue et assiéger les banques. Habitués de tout temps à faire confiance aux possédants et à leurs banquiers, ils se réveillent les poches faites avec la gueule de bois.

Fin 2009, le petit Jòn a quarante ans (nel mezzo del cammin). Il aime bien son pays et regarde la situation avec consternation. Il décide, avec quelques copains aussi farfelus que lui, de créer un parti et d'entrer en politique. Il hésite entre « Le Meilleur parti » et « Le parti Cool » et se décide pour le Meilleur. Tant qu'à faire autant envisager The Best.

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Dans six mois, la grande ville de l’île va voter pour remplacer l’équipe municipale passablement chahutée ces dernières années. Le Meilleur parti sera candidat. Pas facile de trouver des candidats quand on est saltimbanque* et que son parti, fusse-t-il le meilleur, n’a aucun adhérent. Jòn épuise la liste des ses potes pas très chauds pour une telle aventure.

Il prend le risque et annonce sa candidature à la mairie. Au bout de quelques jours, le Meilleur Parti fait 1%, puis 2%, les îliens rigolent, Jôn fait le pitre… après deux semaines il fait 5% puis 10% dans les sondages et les politiciens de métiers commencent à tirer à boulet rouge sur le Meilleur Parti et à tenter de discréditer le petit Jòn et ses copains punks qui ont un programme d'enfer. 

* Le saltimbanque est celui qui saute sur la banque. Le mot banque a la même origine que les mots banc et banque. Le banquier faisait son commerce sur un banc qui devient une banque, un comptoir. Le comédien fait son spectacle sur un banc qui devient une estrade.

07:27 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (0)

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