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30/07/2014

Odeurs

Après celui des éléphants, le nez des plantes. Depuis la pointe de leurs racines jusqu'au bout de leur feuilles, les plantes disposent de nombreux récepteurs qui leur permettent de recueillir des informations sur leur environnement.

orobanche02.jpgCertains végétaux comme les orobanches, dépourvues de chlorophylle et ne pouvant donc y puiser leur énergie, ont un odorat largement supérieur au nôtre (et peut-être à celui des éléphants :-) Elle sont aptes à repérer les plantes hôtes qu'ils parasitent pour se nourrir.

Les orobanches (photo) parasitent toutes sorte de plantes. Certaines espèces sont dépendantes d'une seule espèce-hôte, comme l'orobanche du lierre. D'autres sont capables de parasiter plusieurs espèces ou genres, ainsi Orobanche minor qui croît aussi bien sur le trèfle que sur les légumineuses.

images?q=tbn:ANd9GcRG1xjP24iYfxSG7oJrnmMIhG4xsT-GxVf9E_Z41QoJ_UO42iTiTXDgAybaLe tabac sauvage de l'Utah se défend contre les insectes qui l'attaquent en produisant de la nicotine. Dès qu'une sauterelle ou une chenille mâche une feuille, un signal est transmis aux racines qui produisent ce poison et font remonter dans la feuille l'équivalent d'un paquet de clopes ! Mais voilà qu'un papillon, le sphinx du tabac, pond ses œufs sous les feuilles et que ses chenilles gloutonnes sont immunisées contre la nicotine. La plante, le reconnaît à sa salive (comment ?). Elle stoppe alors la production de nicotine et émet des « cris odorants » adressés à de minuscules punaises. Celles-ci suivent l'odeur émise, gravissent la plante et tue les jeunes chenilles sans aucune pitié.

5-ORIGINAL-PACKS-100-SEEDS-DANCING-PLANTS-INDOOR-PLANTS-DESMODIUM-GYRANS-PLUS-MYSTERIOUS-GIFT.jpg_350x350.jpgEt encore mieux... Autour de 200 hertz les racines de maïs se dirigent vers la source du bruit. En Chine des chercheurs s'amusent à faire danser Desmodium Gyrans (photo, ses feuilles bougent en musique). Toujours plus fort, elle est capable d'apprentissage : plus on la fait danser, mieux elle danse. Des scientifiques allemands ont également diffusé les Danses slaves de Dvorak deux heures par jour à des plants de tomates. Au bout de quinze jours, ils avaient poussé plus vite que ceux privés de concert.

On ne sait rien des gène olfactifs et auditifs de la tomate… mais la recherche continue.

08:28 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0)

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