01/09/2013
Les Angles
Balade dans les Pyrénées, du côté des Angles.
Premier jour, le chemin numéro 9, en jaune sur le plan de la station. Superbe promenade allongé jusqu’au lac de Bouillouse. 7 bonnes heures de marche.
Jour 2 : Le lac d'Aude en suivant le GRP, tour du Capcir

19:26 Publié dans Montagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
31/08/2013
iotacisme
On me reproche souvent d’être obscur. En fait, ces reprocheurs sont les gens de peu de curiosité qui se laissent arrêter par la moindre difficulté. Du coup, j’écris de plus en plus simple et si ça continue, tout le monde va me comprendre, ce qui serait désagréable.
En plus, vu que Wikipedia corrige ou supprime mes articles, je me dois d’aider à la compréhension des articles qu’ils acceptent. Par exemple à l’article « iotacisme » on peut lire :
Le procédé stylistique
D'autre part, une allitération en [i] pourra aussi être nommée iotacisme. Ce peut être là un effet stylistique voulu, une tautophonie particulière à rapprocher du mytacisme et du lambdacisme.
Nous voilà bien. retour au définitions... Une allitération suivant le garde-mots est la répétition d'une même consonne à intervalles rapprochés, plus spécialement à l'initiale des mots. A distinguer de l'assonance, où la répétition se fait au niveau d'une voyelle. Donc, il ne peut pas y avoir d'allitération en
On peine à différentier la tautophonie du tautogramme. Veni, Vidi, Vici serait un tautogramme. Ton thé t’a-t-il ôté ta toux ? serait une tautophonie. Ceci reste à vérifier en détail.
Le mytacisme serait en réalité une sorte de mutacisme qui est soit une mauvaise utilisation de la lettre M, voire B ou P ; soit un refus de parler. Devant une telle définition, on reste sans voix.
Le lambdacisme est une variante du labdacisme qui n’est autre qu’une lallation, un défaut de prononciation qui s’appelle jasis chez les bébés qui lallalent en arheu, arheu…
Les mots en cisme ont souvent un lien avec des problèmes de langue tel que iotacisme, solécisme, rhotacisme (défaut avec le R), psittacisme (répéter comme un perroquet), lambdacisme mais aussi gallicisme, anglicisme, flandricisme, québécisme, suissicisme (non, on dit helvétisme)...
Quant à l’empiriocriticisme, c’est une théorie qui consiste en une interrogation sur la manière dont s'opère la connaissance et qui donc s’applique bien à ce blog. Si vous n’avez rien compris, c’est normal. C’est à cause du mots croisés de Télérama Numéro 589 et de ses définitions pas toujours compréhensibles.
19:02 Publié dans Mots | Lien permanent | Commentaires (3) |
30/08/2013
Crottes
Sauvons les éléphants... sans toutefois risquer l'accident de travail comme cet employé de zoo.
J’avoue que, comme Aredius, je n’ai plus trop envie de m’intéresser à l’actualité. Malgré tout, je viens juste de commencer ma cure de désintoxication et puis, je me sens une obligation d’entretenir la chronique des Dernières Nouvelles de l’Homme vu qu'Aredius ne lit plus que ça et qu'il faut distraire Trystan de Dante et de Virgile. Donc, je parcours encore les gazettes en quête de nouvelles nouvelles.
Parmi celles qui m’ont frappées dernièrement, il y a cette histoire de crottes préhistoriques, oui de crottes ! Il y avait, semble-t-il, durant la préhistoire des animaux géants. Attention pendant la préhistoire, il n’y avait pas de dinosaures, je dis ça pour ceux qui puiseraient leur culture dans la BD bon marché.
Non, il y avait des hommes et aussi des animaux assez gros, voire plus gros que les éléphants. Des animaux irréfutables disait Vialatte, des animaux qui s’évaporent ajoute Murakami. Ces animaux ont disparus, et quand on apprend, à la lumière de la science moderne, leur utilité crottesque et même excrémentielle, on se dit qu’il faut vraiment sauver les éléphants qui sont les racines du ciel, disait Romain Gary (lisez donc cette note de 2005).
Donc, (ici je pompe sur Huffingtonpost qui avait lui-même pompé sur Nature Geoscience, selon les chercheurs…) à l'époque du Pléistocène, l'Amérique du Sud ressemblait beaucoup à la savane africaine actuelle. Et les dinosaures, depuis longtemps disparus, avaient cédé la place à une mégafaune impressionnante: des mastodontes proches des éléphants, des paresseux géants de cinq tonnes ou des glyptodons, sortes de tatous de la taille d'une petite voiture.

En Amazonie, ces mammifères géants herbivores consommaient des quantités importantes de végétaux, absorbant azote et phosphore pour les relâcher dans leurs crottes et leur urine au gré de leurs pérégrinations. Selon cette étude, ils ont ainsi contribué à engraisser des sols qui seraient restés stériles. A la disparition de cette mégafaune, il y a 12.000 ans, l'éparpillement des engrais a cessé, se limitant aux sédiments transportés depuis les Andes par le biais des rivières et des fleuves. D'après leur modèle mathématique, la dispersion du phosphore dans le bassin de l'Amazone aurait ainsi chuté de 98% !
« C'est parce que la plupart de ces animaux ont disparu que le monde compte autant de régions peu fertiles, beaucoup plus qu'il n'y en aurait eu dans le cas contraire. » assure les chercheurs.
Voilà donc d’où viendrait toute la misère du monde et en particulier la difficulté de faire pousser du maïs ou de l’herbe pour nourrir des animaux ridiculement petits comme la vache qui bouse moyennement. On a un problème de taille. On est même dans la m…, ...enfin pas suffisamment.
Il n’est pas certain que les chercheurs aient songé à comparer le nombre de glyptodons, mégathériums et autres monstres du pléistocène au nombre de veaux, vaches, cochons, couvées de 2013. Il faut dire que c’est un article paru en plein mois d’août et que cette année, ce mois était très chaud même en Amazonie, en plus les crottes de glyptodons ont disparu alors que le pastis était au frais. Ceci excuse cela.
16:34 Publié dans Au fil de la toile, Science | Lien permanent | Commentaires (3) |
28/08/2013
Poids
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La question posée par la presse « Combien pèse ceci ou cela ? » est un marronnier.
Quand un journaliste ne sait que publier, il peut se demander « Combien pèse… la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe, les stars, les éléphants, les baleines… ? » ou encore métaphoriquement :
« Combien pèse Bill Gates ou Carlos Slim ? » (Peser aussi lourd quand on s’appelle Slim !)
Ce qui rappelle la question posée par Francis au Sar Rabindranath Duval :
- Et monsieur pèse combien ?
- Oh... deux fois par mois!
- Non, non! Excusez le Sar, n'est-ce pas, il ne comprend pas bien le français. Je vous demande quel est son poids P.o.i.x. ?
Deux questions de poids, ces temps-ci dans la presse. « Combien pèse un nuage » posée par la Libre Belgique et « Combien pèse l’âme » posée par The Guardian.
Commençons par l’âme. Long article qui fait référence à l’étude menée par le médecin américain Duncan Mc Dougall au terme d’une série d’expériences en 1907, relatée par le New York Time. Mc Dougall avait pesé six de ses patients mourants, juste avant et après leur mort. Résultat sur la balance : 21 grammes disparus à chaque fois. Étude toute scientifique car le médecin n’hésita pas à tuer une quinzaine de chiens par empoisonnement pour vérifier qu'aucune perte de poids n'était décelée chez l’animal.
Conclusion, seuls les hommes (et sans doute les femmes) ont une âme et elle pèse 21g. Mais une autre question se posa immédiatement : « A quel moment l’âme quittait-elle le corps ? ». Mc Dougall répondit « Le poids (21g) disparaît qu moment au dernier souffle bien que, suivant le caractère de la personne, elle puisse rester dans le corps une minute entière. » On imagine que c’est l’âme des sales caractères qui reste le plus longtemps possible, cependant il faut bien admettre qu’un complément d’enquête serait nécessaire pour l'affirmer avec certitude. Et depuis 1907, on a rien fait pour le savoir, rien à part écrire des articles. N’est pas ainsi que l’on mesure le nez de l’empereur de Chine ? Que fait la science ?
Quant au nuage, j’avoue que l’article ne m’a pas convaincu. Il nous dit que « avec une densité d'eau d'environ 0,5g/m³, un nuage de 1000km³ pèse jusqu'à 500 000 tonnes. » Ceci est ridicule. Sachant que la densité de l’air dépasse le kilo par m³, un nuage chargé d’eau doit peser beaucoup beaucoup plus. Si on dit une tonne par m³, et 1 milliard de m³ dans un km³ on arrive à mille milliards et ceci que pour un nuage composé d’air pur, si on ajoute les gouttes d'eau, c'est énorme !
Heureusement, la Libre Belgique corrige cette mauvaise impression « Toutefois, Marc Vandiepenbeeck, climatologue à l'institut royal météorologique (IRM) tient à nuancer ce constat : « Les nuages peuvent mesurer de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres. Leur poids dépend de leur volume mais également de leur teneur en particules d'eau et en cristaux de glace. Il y a donc en effet des nuages très lourds mais d'autres sont assez légers. Chaque nuage est différent, il est difficile de calculer leur poids de manière précise. La seule certitude est que le cumulonimbus, ou nuage d'orage, est bien le plus lourd de tous ».
Donc, il faut nuancer le poids du nuage nous dit le royal météorologue. Ouf, on s'en doutait. On peut, en effet, se poser le question de savoir pendant combien de temps les âmes stationnent dans les nuages en montant au ciel. Sans compter qu'il faudrait aussi savoir combien d'âmes partent directement en enfer. Sans doute la majorité.
Pour vérifier tout ça, il faudrait faire un sondage, et même plusieurs.
07:19 Publié dans Au fil de la toile, Humour | Lien permanent | Commentaires (4) |

