18/08/2013
Pointe de Vélan
Pointe de Vélan (1784m)
Ne pas confondre avec le Mont Vélan (3727 mètre) non loin du Mt Blanc, une toute autre rando… ni avec la dent du Vélan (2059) non loin des Cornettes de Bise sur la frontière suisse.
En voiture, de Faverges, direction du Col de Tamié. 700 m plus loin bifurquer à droite vers Le Villaret puis le hameau de Glaise. Poursuivre encore sur 2 km jusqu’au lieudit St-Ruph alt 891m. Un petit parking se trouve juste avant la maison forestière ONF.
Plusieurs montées possibles toujours par un chemin bien raide jusque vers l’altitude 1100m. Sur une bonne piste, on trouve un mausolée assez curieux commémorant la résistance.
Ensuite, suivant le sentier choisi, on fait un bout à plat jusqu’au Chalet de la Servaz (dites Serve, on est en Savoie et même dans la yaute) 1441 m. ( gîte d’étape de 19 places - vente de fromages de chèvres ). De là, on monte dans les champs sur un chemin pas trop conseillé par temps de pluie. Un peu pentu pour sujet au vertige.
Belles perspectives sur la Sambuy, le Trélod et l'Arcalod tout proches ainsi que sur le lac d'Annecy (les deux lacs), les Bornes et les Aravis.
Du coup, vu le chemin de montée on est redescendu par l’arête, un chemin de chèvres, tout aussi pentu, mais au milieu des arbres en style accrobranche facile. Par temps sec, pas beaucoup de risque sur le chemin normal.
Dénivelé, 900 mètres environ. Ciel bleu, temps superbe. Pas tellement dans le temps du topo (6 heures) pour cause d'accro-branche mais pas d'arrivée à la frontale. Mimi, Lulu, Cath et moi.
La phrase du jour par Mimi dans la phase accrobranche "Jusqu'à quand Mermet, tu vas m'entrainer dans des truc pareils ?". Mermet, 70 ans, rigole, un rire qui dit "Le plus longtemps possible !"
18:30 Publié dans Montagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
15/08/2013
Addiction
Georges Simenon confiait un jour à son ami Fellini qu'il avait couché avec dix mille femmes. Parmi ces femmes, beaucoup de prostituées que son épouse lui procurait pour satisfaire son addiction au sexe.
Homme de tous les records, Georges Simenon, marié à 19 ans, fut très vite dévoré d'appétits sensuels. Devenu une célébrité, il se faisait une gloire de ses prouesses sexuelles. Amateur de putains rieuses, de bonnes rondelettes et de «coups de fusil» dans les hôtels, il fut un don Juan impudique.
Il dissimulait à peine sa bigamie lorsqu'il partagea sa vie entre sa cuisinière et sa seconde épouse. «Nous faisions l'amour tous les jours, trois fois par jour, avant le petit déjeuner, après la sieste et avant de se coucher», a rapporté cette dernière.
Il fallait avoir les moyens d’un Simenon (ou ceux d’un DSK) pour satisfaire un tel appétit. Encore que si on se contente de rapports virtuels, le Web est là pour satisfaire (ou pas) cette addiction très répandue.
Il y aurait 4.2 millions de sites Web porno soit 12% de la totalité des sites web recensés (1/8ème du Web) et les recherches de contenus pornographiques représentent 25% (1/4) de toutes les recherches faites
sur Internet et provoquent, à elles seules, la visite de près de 400 millions de pages "classées X" par jour. Enorme !
Devant l’affluence de patients qui se considèrent comme malades du sexe, un grand nombre de cabinets se sont ouvert au US ces dernières années. Cabinets qui pratiquent des prix conséquent. Alors, que faire quand on est sexe addict et qu’on n’a pas les moyens de se soigner ?
Pour l’addiction au jeu, on peut se faire interdire de casino. On peut aussi se faire interdire de site porno. On peut aussi attendre que la loi prennent des mesures d’interdiction. Ce sera bientôt le cas en Islande. Au royaume Uni, David Cameron a un projet de ce style mais l’Europe s’y refuse. Affaire à suivre...
Petite référence à Ferré:
Heureusement il y a le lit: un parking!
Tu viens, mon amour?
Et puis, c'est comme à la roulette: on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait!
Je comprends les joueurs: ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...
Extrait d'Il n'y a plus rien
Le mot addiction a remplacé assuétude. Addictus en latin signifiait abandonné, solitaire. En droit romain l'addictus était le débiteur insolvable adjugé comme esclave au créancier. Faire des dettes est donc une addiction qui entraine rapidement la solitude.
Assuetudo signifiait habitude. La solitude de l’homme dépendant et esclave des ses mauvaises habitudes.
07:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
13/08/2013
LBSJS
Dans des temps post soixantuitards, j’avais un camarade de militance qui développait de belles idées altruistes et marxistes mais qui traitait sa femme comme une boniche. J’avoue que je ne supportais pas bien la contradiction.
Vous avez sans doute entendu parler des déboires de Daniel Mermet, grand pourfendeur d’injustice, qui est accusé de maltraiter ses collaborateurs. C’est une accusation récurrente puisqu’en 2003, une assistante de production de Là-Bas Si J’y Suis (LBSJS) a fait une tentative de suicide et que deux reporters ont eu des ennuis pour n’avoir pas signer la pétition qu'avait écrite Daniel lui-même en soutien à Mermet.
Difficile d’attaquer le grand timonier des après-midi de France Inter, la caution d’extrême gauche d’une radio que Le Pen traite de bolchevique, le prêcheur de la croisade du peuple contre les patrons, l’ayatollah de l’alter mondialisme, le défenseur médiatique officiel du prolétaire, de la veuve et de l’orphelin (si issus de la classe ouvrière). Si on l’attaque, on est immédiatement soupçonné d’être tombé dans le camp de la réaction. Eh bien tant pis !
C’est ce que s’est dit un journal que l’on ne peut pas accuser d’être réac, Article11. L’article est ici très documenté.
Du coup, François Ruffin, ami et collaborateur de Daniel s’est fendu d’un texte pour défendre Mermet avec des arguments dignes du plus beau réalisme soviétique souci d'efficacité politique... Comme disait Mao « Qu’importe que le chat soit noir ou gris pourvu qu'il attrape des souris » Les souris étant ici les patrons, les économistes libéraux et tous les bousilleurs de planète…
Article 11 n’a pas publié le texte de Ruffin. Ils expliquent en détail pourquoi… extrait :
Non, nous pensons juste que le talent et le succès ne sauraient compenser des pratiques autoritaires et humiliantes. En aucun cas. Au contraire, il appartient aux gens doués et dotés d’une certaine puissance, d’une influence et d’un pouvoir sur les gens (et c’est bien le cas du taulier de LBSJS), de se montrer exemplaires. A fortiori quand ils ont bâti toute une carrière en défendant la veuve et l’ouvrier. Si ceux qui se font les étendards de notre cause se comportent plus ou moins régulièrement comme ceux qu’ils dénoncent, il faut le dire et l’écrire - et tant pis pour les dents qui grincent. À quoi bon se battre, sinon ? En quoi croire encore ? Autant se mettre au tricot, au jardinage ou à la spéléologie (activités fort respectables par ailleurs). Et laisser définitivement la politique de côté.
Ceci dit, LBSJS est une excellente emission bourrée d'excellents reportages. A mon goût, Mermet devrait moins y jouer au prècheur mais depuis que les gens ne vont plus à la messe, ils ont, semble-t-il, besoin de sermons.

Selon moi, monsieur Mermet, 71 ans, qui a beaucoup milité pour la retraite à 60 ans, devrait donc lâcher la rampe médiatique. On trouvera bien un autre défenseur des plus démunis. D'ailleurs ses proches collaborateurs plus jeunes sont des gens de grand talent. L'antenne a horreur du vide.
On espère qu’il ne s’accrochera pas comme le sénescent Bouvard, sinon il faudra bien le traiter de Pécuchet
23:17 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (5) |

