14/10/2012
Capri
On fait des choix parmi des prévisions météo toutes pessimistes. Un coup tu perds, un coup tu gagnes. Belle journée pour Capri.
Balade des deux côtés de l’île en évitant autant que possible les boutiques de luxe. Paraît que le ramadan a fait perdre beaucoup d’argent au commerce local. Les boutiques de luxe n’ont pas bien vendu cet été. Les cheiks en blanc et les dames en noir ont boudés les luxeries.
Nous, on s’en tape, on marche dans les ruelles étroites et on cherche la villa la plus littéraire et cinématographique qui soit... et forcément, on la trouve au bout du chemin, planquée derrière les pins. Voilà ce qu’a fait construire Curzio Malaparte (l'auteur de la Peau et Kaputt) et que Godard à utilisé dans le Mépris film inspiré d'une nouvelle d'Alberto Moravia ( Il Disprezzo).

Du côté Anacapri, on atteint le jardin des philosophes (mais que fait donc cette madone au milieu du jardin ?) et son belvédère pendant que les toutous montent en télésiège au point culminant.

Retour à Sorrento pour diner al Buco, un resto qui n'a rien d'un trou.
22:03 Publié dans Naples | Lien permanent | Commentaires (1) |
13/10/2012
Pompéi
Sous un ciel gris et quelques averses pas trop méchantes, visite de Pompéi.
Une occasion unique de voir la vie des gens dans des temps éloignés. En l’occurrence en 79 après JC. Tout le monde connait le sort des villes d’Herculanum, Pompéi, Oplonte et Stabiès, ensevelies sous des mètres des cendres et ainsi préservées pour nos yeux étonnés.

Le site de Pompéi est gigantesque et il n’est, parait-il, pas totalement mis à jour. Beaucoup de maisons remarquables J’ai quand même noté qu’il y avait plus de monde dans la petite maison du lupanar que dans tout le quartier des Chastes amants. Au lupanar, il y avait même la queue.


Très photographiés, les moulages en plâtre des trous dans la lave qui donnent ces personnages saisis sur le vif :



17:33 Publié dans Naples | Lien permanent | Commentaires (2) |
11/10/2012
Rencontre

Bus pour Posillipo, Pausillipe en français. Quartier résidentiel de Naples. Balade dans le parc Virgile. Virgile serait enterré non loin.
Retour avec arrêt à Margellina pour longer le bord de mer. Le temps est beau en dépit des prévisions. Reprise du bus et…
Dans le bus, Donatella, la seule personne que l’on connaît à Naples et qui n’y passe que quelques semaines par an. On boit un coup sur le front de mer. Donatella est cousine avec Eri de Luca, l’auteur de « Montedidio » et le quartier de Montedidio est à deux pas. Du coup, on rentre à pied en visitant le château de l’Ovo. Vue splendide sur la baie où trône le Charles de Gaule avec le Vésuve en face sous le ciel bleu.


17:13 Publié dans Naples | Lien permanent | Commentaires (0) |
10/10/2012
Musée
Promenade dans Naples, Neo Polis – La nouvelle ville. Repas bon marché à Mangi e Bevi, tu manges et tu bois un repas complet pour 9 euros. Visite centre historique et quartier espagnol puis visite du musée archéologique.
Au rez, la collection Farnese de sculptures magnifiques :



Au premier, les incroyables mosaïques de Pompéi :





A l’étage, les peintures de Pompéi :


Dans le cabinet secret, qq peintures et sculptures licencieuses voire plus...

Les musées, ça creuse forcément... Pizza chez Sorbillo, 32 via tribunale. Les meilleures de Napoli.
16:52 Publié dans Naples | Lien permanent | Commentaires (1) |
09/10/2012
Contes de fées
Des contes de fées (On Fairy-Stories) est un essai de J. R. R. Tolkien publié en 1947 et fréquemment réédité depuis.
L’auteur de Bilbo le Hobbit et du Seigneur des anneaux relie les contes aux mythes et croyances diverses.
Les contes de fées ne sont pas réservés aux enfants.
Pour les adultes, Tolkien énumère quatre valeurs apportées par le conte de fées :
- La création d’un monde secondaire plus ou moins crédible
- La capacité à l'émerveillement ;
- L'évasion du dur monde réel
- et enfin, la consolation que procure « une fin heureuse. »
N’est-ce pas ce qui caractérise les religions ?
Leur monde secondaire peuplé de saints, d’anges et de démons. Leur capacité à nous émerveiller et à nous faire nous évader du monde réel et surtout une fin heureuse, une eucatastrophe, la promesse magique d’un paradis éternel... sous réserve de bonne conduite bien sûr.
La bible est-elle un conte de fée ? par ixe
C’est pourquoi, je dis souvent, que ce qui me plait dans la vie des mystiques, c’est l’aspect conte de fées. Cioran ne s’y est pas trompé quand il a consacré un texte à Thérèse d’Avilla. « Jusqu'à son dernier soupir, Thérèse eut le privilège de converser avec les personnes divines, qui la consolaient ou lui révélaient certains secrets du ciel; celui d'être transportée en enfer ou au purgatoire, et encore celui de prévoir l'avenir. »
Pour ma part, à Thérèse la trop froide mystique, je préfère des prècheurs Swani Prajnanpad, Ma Anada Moyi et les sages de l’Inde, Pierre Dac, Pierre Desproges, Francis Blanche…
Je recommande aussi la lecture de Swani vijayananda « un français dans l’Hymalaya » Pour le PDF, suivez le lien.
Pour Cioran, c’est uniquement si vous avez le temps… mais ça vaut le coup.
22:13 Publié dans On nous ment, Religion | Lien permanent | Commentaires (0) |
Propriété

Les épais nuages de la propriété.
Sous prétexte que les impots vont augmenter, Françoise Hardy ou Christian Clavier s'expatrient. Bernard Arnaud veut se faire belge. Johnny hésite encore entre la Californie, la Suisse, Monaco ou la Belgique. Dur, dur d'avoir plusieurs immenses maisons et un patrimoine colossal à protéger. On ne sait pas quel château habiter ni dans quelle vaisselle d'or il faut manger... et pourtant, on veut tout garder. Tout. Et tout ça pour qui ? Pour des héritiers qui vont se bagarrer pour partager.
Pas facile à comprendre pour un smicard. Encore que le smicard a souvent la même conception de la propriété. Il arrive que le smicard ait l'étoffe d'un héros randien. C'est pour moi un assez grand mystère. Pas vraiment de progrès depuis Rousseau ou Robespierre. Comme disait Vialatte "On n’arrête pas le progrès. Il s’arrête de lui-même. Il possède un déclic interne qui le stoppe automatiquement au moment où ce serait trop beau."
Le 24 avril 1793, Robespierre présente à la Convention son projet de déclaration des droits de l’homme et du citoyen. En préambule, il parle de la sacro-sainte propriété :
Posons donc de bonne foi les principes du droit de propriété ; il le faut d’autant plus qu’il n’en est point que les préjugés et les vices des hommes aient cherché à envelopper de nuages plus épais.
Demandez à ce marchand de chair humaine ce que c’est que la propriété ; il vous dira, en vous montrant cette longue bière qu’il appelle un navire, où il a encaissé et ferré des hommes qui paraissent vivants : “Voilà mes propriétés ; je les ai achetés tant par tête.”
Interrogez ce gentilhomme qui a des terres et des vassaux, ou qui croit l’univers bouleversé depuis qu’il n’en a plus, il vous donnera de la propriété des idées à peu près semblables.
Interrogez les augustes membres de la dynastie capétienne ; ils vous diront que la plus sacrée de toutes les propriétés est sans contre-dit le droit héréditaire dont ils ont joui de toute antiquité, d’opprimer, d’avilir et de pressurer légalement et monarchiquement les vingt-cinq millions d’hommes qui habitaient le territoire de la France, sous leur bon plaisir.
Interrogez Christian Clavier, il vous dira "Y a quelqu'un qui m'a dit...
Mirabeau disait "Monsieur de Robespierre est disqualifié pour la politique car il croit tout ce qu’il dit. » C'est Mirabeau qui a gagné. On a fait à Robespierre une sale réputation. On peut le regretter parfois.
20:37 Publié dans Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (3) |

