30/10/2011
Le nom du groupe

Quel nom donner à votre groupe musical ? Vous hésitez… Normal… C’est vachement important le nom. Que serait les Rita Mitsouko s’ils s’étaient appelés les Scarabées ? Peu de chose. Que serait Grand Corps Malade s’il se nommait Bob Dylan ? Et d’ailleurs que serait Bob Dylan, s’il s’était fait appeler Robert Zimmerman ? Vous allez me demander quelle expérience j’ai dans ce domaine de l’onomastique musicale...

Je vous réponds que j’ai énormément réfléchi à la chose depuis l’époque où mon groupe préféré Los Crados Punkos Revival Del Sous Sol Gorgonzola International and the marvelous cradettes a décidé de changer de nom pour le très simple Marcel Mazout. Au début, j’ai été surpris comme tous leurs fans. Puis rapidement, j’ai compris à quel point ce nom reflétait à merveille l’esprit profondément savoyard et roblochonesque de ces génies des alpages que sont les Mazout.
Il y a des noms comme Poum Tchak, Kélélé ou Zebda (qui veut dire beurre en arabe, ils auraient pu prendre Adbez) qui vous parlent. D’autres plus ou moins, comme les Marxmallows, Weekend millionnaire, Curry et Coco, Roman photo, les Ramoneurs de Menhir, Les primitifs du futur, Sergent Garcia, Bill Banquise et ses Icebergs, Les Joyaux de la Princesse… La liste est ici. Allez y, cela vous évitera de choisir un nom déjà pris. Evitez la Mano Verda, la Mano Bianca ou la Mano Azurra… A la rigueur vous pouvez prendre La Mano Chocolata.
Attention la liste n’est pas exhaustive, le célèbre groupe Housse de racket, n’est, par exemple, pas répertorié. C’est pas mal housse de raquette… Vous pouvez aussi choisir Sac à Dos Défraichi (SDF), Volant de Bad usagé, Parapentiste Déprimé, Toile à Matelas (« comment vas-tu Yau de poële ? et toi Toile à matelas ?), Grand Cerveau Détraqué, Esprit des Lois, Les Pierres qui ne roulent plus, etc… L’important, vous l’aurez compris, est de marquer les esprits.
A noter que Los Crados Punkos and the marvelous cradettes est libre.
Illustrations: Le chanteur des Mazout et le disque jaune collector des Crados Punkos.
12:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |
28/10/2011
Trouvée
On a trouvé une petite fille aux cheveux chatain foncé:
:
:
:
:
Il se peut qu'elle ait été amené par une sorcière:
ou par un vilain squelette au masque bleu:
15:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) |
26/10/2011
Mariage
Dette et Nécro, on me reproche de plomber l’ambiance… Mais l’obsession des dettes est telle que depuis le premier mai 2011, l’officier d’état civil célébrant un mariage se doit de gâcher la cérémonie par la lecture de l’article 220 du code civil :

Chacun des époux a pouvoir pour passer seul les contrats qui ont pour objet l'entretien du ménage ou l'éducation des enfants : toute dette ainsi contractée par l'un oblige l'autre solidairement.
La solidarité n'a pas lieu, néanmoins, pour des dépenses manifestement excessives, eu égard au train de vie du ménage, à l'utilité ou à l'inutilité de l'opération, à la bonne ou mauvaise foi du tiers contractant.
Elle n'a pas lieu non plus, s'ils n'ont été conclus du consentement des deux époux, pour les achats à tempérament ni pour les emprunts à moins que ces derniers ne portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante.
Bonjour le romantisme ! En plus lors de ma première célébration, il y avait une traductrice qui n’avait pas reçu le texte de l’article.
Ceci ne devrait pas durer car les sénateurs viennent, le 13 octobre, de proposer une loi visant à dispenser l'officier d'état civil célébrant un mariage de la lecture de l'article 220 du code civil relatif à la solidarité financière des époux.
Faire et défaire, c’est toujours du boulot ! Qui a dit que nos couteux 927 députés et sénateurs ne bossaient pas ?
06:53 Publié dans Au fil de la toile, Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |
25/10/2011
La dette
Ces jours, on ne parle que de dettes. Je viens de tomber sur un livre de John Perkins, datant de 2004, Confession d’un assassin financier. L’arme du crime : la dette.
John Adams (le second président américain) disait déjà : « Il y a deux manières d’asservir une nation, l’une par l’épée, l’autre par la dette. » Cette seconde technique est maintenant très au point, elle a l’aval des meilleurs économistes qui parlent d’ailleurs de guerre économique.
Perkins explique dans son livre que cette arme de la dette a permis à quelques tireurs de ficelles (banquiers, chefs de grosses entreprises, FMI, Banque mondiale, politiciens…) de conquérir le monde en commençant par les pays pauvres pour progressivement assujettir les pays riches. La science utilisée pour amener les états à s’endetter mélange toute sorte de techniques dont la corruption et la menace physique des dirigeants. Mais il est une technique bien plus puissante, la même qu’utilise la grande distribution et les banques pour (sur)endetter les particuliers que nous sommes : La séduction.
A propos du livre, on a parlé de nouvelle théorie du complot. Peut-être ! Ce qui est vrai, c’est que, de manière incompréhensible, nous, les pays riches d’Europe, nous nous soyons fait piéger de cette manière. Certe les dépenses ont augmenté mais pas seulement, ce qui a augmenté encore plus ce sont les intérêts versés à des investisseurs privés. C’est le même système que pour les autoroutes, l'eau, le gaz, l'electricité... on confie les routes (les intérêts) à des capitalistes et ensuite on paye de plus en plus cher pour un service de moins en moins bon. Pour le crédit, il y a en plus des Moody’s et autres noteurs qui font monter l'intérêt de la dette.
Petit rappel historique : En 1931, Moody's dégrade la note de la Grèce, et les taux d'intérêt grimpent. La drachme est dévaluée et le pays fait défaut en 1932. Les Grecs sont frappés par l'inflation et des émeutes éclatent.
La monarchie est restaurée en 1935 et en 1936 a lieu un coup d'État par lequel le dic-tateur Metaxas prend le pouvoir. La même année Moody's exprime ses regrets à propos de ces événements et annonce l'arrêt des notations des dettes publiques.
16:21 Publié dans Au fil de la toile, Libéralisme | Lien permanent | Commentaires (0) |

