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17/10/2008

Tarzan

Pas de concert de Henri Tachan en vue...

Vous ne connaissez pas Tachan? Voici ce qu'en dit Pierre Perret : « D'abord Tachan, il est jamais d'accord ! Il critique tout. Les curetons, il a du mal à les encadrer ! Il fait comme Brel, il raille les bourgeois, il est pas patriote pour deux ronds . . . De là à dire qu'il aime pas la guerre, y a qu'un pas ! Il fait de la provoc systématique, il profère des gros mots, on se demande s'il le fait exprès… »

Alors juste une vieille chanson de lui trouvée sur Youtube, c'est pas sa meilleure mais c'est distrayant (treize ans, treize ans et demi maximum disait Bobby Lapointe.)

Et puisqu'on est dans des histoires de quéquettes, une autre chanson de Tachan:

Font leur pipi contre les murs,
Quelquefois mêm' sur leurs chaussures,
Pisser debout ça les rassure,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit jet horizontal,
Leur p'tit siphon, leurs deux baballes,
Peuv' jouer a la bataill' navale,
Les z'hommes,
Z'ont leur p'tit sceptre dans leur culotte,
Leur p'tit périscop' sous la flotte,
Z'ont le bâton ou la carotte,
Les z'hommes,
Et au nom de ce bout d'bidoche
Qui leur pendouille sous la brioche,
Ils font des guerres, ils font des mioches,
Les z'hommes...

Ils se racontent leurs conquêtes,
Leurs péripéties de braguette,
Dans des gros rir' à la buvette,
Les z'hommes,
Ils se racontent leur guéguerre,
Leurs nostalgies de militaires,
Une lalarme à la paupière,
Les z'hommes,
Virilité en bandoulière,
Orgueil roulé en band' moll'tières,
Agressivité en œillères,
Les z'hommes,
Ils te traiteront de pédé,
De gonzesse et de dégonflé,
A moins qu'tu n'sort' dehors si t'es
Un homme...

Z'aiment les femmes comme des fous,
C'est si pervers et c'est si doux,
"Enfin quoi ! c'est pas comm' nous,
Les z'hommes".

Z'aiment les femmes à la folie,
Passives, muett' et jolies
De préférence dans le lit,
Des z'hommes,
Au baby-room ou au boudoir,
A la tortore ou au trottoir,
Z'aiment les femmes sans espoir,
Les z'hommes,
Prostituées ou Pénélopes,
Apprivoisées ou antilopes,
"Toutes les femm' sont des salopes"
Pour les z'hommes...

C'est en quatre vingt treiz', je crois
Qu'ils ont tué la femme du roi
Et la déclaration des Droits
De l'Homme,
C'est depuis deux mille ans, je pense,
Qu'ils décapitent en silence
Les femmes d'ailleurs et de France,
Les z'hommes,
Z'ont abattu les Thibétaines,
Z'ont fricassé les Africaines,
Z'ont indigné les Indiennes,
Les z'hommes,
Z'ont mis le voile aux Algériennes,
La chasteté aux châtelaines
Et le tablier à Mémène,
Les z'hommes...

Excusez-moi, mais ell' me gratte,
Ma pauvre peau de phallocrate,
Dans la région de la prostate
Des z'hommes,
Excusez-moi, mais je me tire,
Sans un regret, sans un soupir,
De votre maffia, votre empire
Des z'hommes,
A chacun sa révolution,
Aurais-je seul'ment des compagnons
Qui partagent l'indignation
D'un homme ? {x2}

11:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) |

16/10/2008

Démocratie

Ca-vient.jpg

 

Une vingtaine de personnes

au Café philo

l’autre soir à Saint Julien

animé par Alain Gentil

avec pour thème

« Démocratie, la crise de la représention politique. »

Je vais tenter d’en faire un résumé.

Quelques rappels utiles sur la démocratie : puissance politique excercé par le peuple. Curieux, remarque Alain Gentil, que le mot peuple ne soit plus utilisé sauf en rapport avec populisme. Le peuple est un corps politique fondamental. La souveraineté du peuple doit être la base de la démocratie. La démocratie suppose une transcendance : des horizons communs, un système d’idéaux (Durkheim) qui créent des valeurs prenant en compte l’intérêt général. Ceci implique une participation effective des citoyens.

Même si la démocratie est un objectif qui n’est pas toujours atteignable, il semble qu’il soit en ce moment particulièrement mis à mal en France et dans les pays dits « démocratiques ». Les indices en sont, l’impuissance avouée du politique face à l’économique, la négation du peuple remplacé par un hyper-président. Via des plans de communication élaborés transmis par les médias, les hommes politiques nous jouent la rhétorique de la proximité, ils entrent dans une relation compassionnelle avec les citoyens. Ils nient le peuple.

Or la démocratie représentative suppose une distance juste par rapport au peuple souverain. Les représentants du peuple s’ils doivent être suffisamment proches des citoyens (prendre les transports en commun comme en Suisse) doivent aussi garder une distance raisonnable. Cette distance suppose la réflexion, l’appel à la raison plutôt que ce jeu sur le registre de l’émotion et de la mise en scène de la vie privée. On se rappelle que le plus absolu des monarques, Louis XIV, mettait en scène des moments les plus intimes de sa vie face à la cour.

Ma phrase préférée : On assiste à un transfert indolore de la souveraineté du peuple à un prince démiurge (Créateur suprême - Dieu) de sa propre image. Indolore, on vous dit !

Que faire ? Alain Gentil esquisse deux pistes : Redéfinir des institutions qui permettent le jeu démocratique, Recréer les conditions du Dialogue. Le dialogue est essentiel pour redéfinir ensemble les bases d’une société plus vivable.

Présentation suivie d’un riche débat comme d'habitude aux cafés.

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Suite du programme de l'Université Populaire:

Le lundi 10 novembre : Après Service public et Démocratie, on poursuit la réflexion sur la Démocratie :

Café citoyen - Europe et Démocratie

- 8 décembre : Café philo - Universalisme et mondialisation

- 12 janvier : Café citoyen - Réchauffement climatique et démocratie

- 9 février : Café philo – Sujet à préciser sur le thème de la liberté

14:31 Publié dans Cafés | Lien permanent | Commentaires (4) |

14/10/2008

Récession 2

Ca-vient.jpg

Suite à mon article sur la récession, Dario avait expliqué qu’il ne fallait pas confondre récession et ralentissement. Sur ce j’avais tenté une comparaison vélocipédique en disant que le ralentissement c'est quand tu pédales plus vite et que tu avances moins fort et la récession c'est quand tu pédales plus vite et que... tu recules. Daniel dit que ni le modèle cycliste ni le modèle astronomique ne lui semble corrects. Allons bon !

Daniel relève que la récession astronomique est une expansion alors que la récession économique est une contraction tout en reconnaissant qu’une contraction puisse être en fait une expansion négative. Espérons seulement que cette récession économique qui se profile ne soit ni astronomique ni totalement négative par ses conséquences et donc qu’elle ne reste qu’un ralentissement.

Ceci dit, on ressent bien le besoin de ralentir. Ce qui me rappelle une anecdote que me racontais le même Daniel qui enseignait jadis la conduite automobile à des jeunes marocains. Ceux-ci, qui n’était jamais monter en voiture, freinaient au dernier moment, c'est-à-dire quand la voiture était à un mètre du mur donc elle finissait en mauvais état. D’où l’idée qu’un petit ralentissement par anticipation pourrait être bénéfique.

Daniel me signale aussi qu’en anglais le mot recession peut signifier aussi un retrait. Vérification faite je trouve “Recession*: Le retrait du cœur (de l’église) du clergé et du choeur (des chanteurs) en procession à la fin d’un office » Une sorte de coïtus interromptus du clergé et des chanteurs. Faudra-t-il interrompre le coït ultra-libéral pour quitter en procession les ruines fumantes de notre système économique en chantant "ite missa est" ? On verra bien.

* the withdrawal of the clergy and choir in procession from the chancel at the conclusion of a church service”