06/06/2008
Sexe et drosophile
....J’ai déjà parlé ici de la drosophile (du latin droso : la rosée et philus : qui aime) à propos du glutamate et de l’umami. En fait la drosophile est une mouche qui n’a pas eu de chance. Ses malheurs ont commencé quand une biologiste nommé Thomas Hunt Morgan se mit en tête dans les années 1890 de vérifier les thèses du moine Mendel sur un animal.
Mendel avait démontré grâce aux statistiques que les petits pois ne se reproduisent pas n’importe comment, que les pois verts ridés ont un sacré désavantage sur les pois jaunes et lisses. A noter qu’on savait déjà que les riches et en bonne santé sont avantagés sur les pauvres et malades.
Morgan croisait sans succès des drosophiles quand il aperçu soudain un male aux yeux blancs. Ensuite il va croiser ce mâle à l’œil blanc avec une femelle sauvage aux yeux rouges et comme Mendel avec ses pois, il constate que le yeux rouges de la mouche domine les yeux blanc du mouche. Une preuve de plus de la domination des femelles que Morgan en bon scientifique reproduisit avec une femelle aux yeux blancs pour constater que, décidément, seuls les mâles héritaient des yeux blancs.
N’importe qui aurait conclu que le mâle est toujours dominé par la femelle mais pas Morgan qui émit l’hypothèse des gènes et des chromosomes pour conclure que les yeux blancs se trouvaient sur le chromosome du sexe. Conclusion, messieurs, si une femme vous regarde dans le blanc des yeux, pensez à Morgan et gardez la tête froide, on ne sait pas qu’elle mouche l’a piquée.
Demain, ou plus tard, je vous parlerais des fines mouches du vinaigre que Tadeusz et Joep torturent à l’université de Lausanne. Après ces dures révélations sur le sexe, attendez-vous à de cruelles vérités sur le cerveau.
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