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18/03/2007

Montagne

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1967,
Rothorn "Couloir sans nom"
Piz Corvatsch  Face nord
Aiguille de Blaitière Couloir Spencer
1968,
Aiguille Verte Couloir Whimper
Mont Blanc du Tacul 
>>Couloir Gervasutti
1969,
Mont Rose Couloir Marinelli
Aiguille de Bionassay Face N-O
Eiger Face nord-ouest
Grandes Jorasses Face Sud

Ce sont quelques exploits de Sylvain Saudan, skieur de l’extrême.
 
(Parenthèse : Je lis dans sa biographie, qu’« en 1939, la famille Saudan, valaisanne,  doit quitter Lausanne, car le gouvernement vaudois avait décidé d'écarter des chantiers les "étrangers", pour lutter contre le chômage. Elle revient alors à Martigny. » C’est étonnant de penser que les cantons suisses aient pu se montrer aussi protectionnistes.)

Pour revenir à Saudan, il avait disparu ce week-end en hélicoptère au dessus du Cachemire. Son troisième accident d’hélico… et il s’en est sorti ! Bonne nouvelle. mais qu’allait-il faire à 71 ans par là-bas ? Il organisait des raids de dépose à ski de riches occidentaux.

Ce monsieur Saudan n’a sans doute jamais entendu parler du réchauffement climatique. Cette anecdote prouve qu'il n'y a pas de dieu de la montagne ou que la montagne n’a pas de conscience, sinon elle aurait liquidé depuis  longtemps son imbécile destructeur.

17/03/2007

Le bonheur à 2 euros

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Le bonheur,

désespérément.

par

André

Comte Sponville

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1 euro 90 chez Amazon

A ce prix là c'est dommage de s'en priver.  Extrait:

J'étais en train de terminer le deuxième tome de mon traité, quand je suis tombé, feuilletant un livre de Mircea Eliade, sur une citation du Sâmkhya-Sûtra, citant lui-même le Mahâbhârata, le livre immémorial de la spiritualité indienne :

« Seul est heureux celui qui a perdu tout espoir ; car l'espoir est la plus grande torture qui soit, et le désespoir le plus grand bonheur. »

Et j'étais en train de terminer un livre qui s'appelait Traité du désespoir et de la béatitude, dans lequel, à ma façon laborieuse, celle d'un intellectuel occidental, j'essayais d'exprimer à peu près - en quelque six cents pages - cette idée dont le Mahâbhârata, en trois lignes, m'offrait le résumé exact ! Ce fut une grande émotion et une grande joie. J'ai toujours dit à mes étudiants : si vous pensez avoir une idée que personne n'a jamais eue, il y a tout lieu de craindre qu'il ne s'agisse d'une sottise. A l'inverse, trouver une de ses propres idées chez un bon auteur du passé est toujours rassurant..."

Voilà, une conférence donnée par AC-S... Pas mal de citations... Simple à comprendre... 70 ans de pratique et vous y êtes! Je sais, "Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard", écrivait Aragon. Le vrai truc, l'astuce, c'est le désepoir.

« Je ne désire rien du passé. Je ne compte plus sur l'avenir. Le présent me suffit. Je suis un homme heureux car j'ai renoncé au bonheur. » Jules Renard

« Qu'est ce que je serais heureux si j'étais heureux. » Woody Allen 

01:10 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (6) |

15/03/2007

Ecrire

En faisant du ménage sur l'ordi, je suis tombé sur une ancienne version d'Ophélie a du chien. Je vous livre le début (du livre).

Depuis toujours je me suis dit « Ophélie, ma fille, un jour tu casseras la baraque, tu seras Zorro, Jeanne d'Arc, tu braveras tous les dangers. » Persuadée que j’étais de devenir célèbre, certaine que, plus tard, je marquerais mon époque. Ceci dit, bien sûr, en toute immodestie… Oui, je suis une fille obstinée. Je crois en mon étoile. Je veux réaliser de grandes choses, des choses exorbitantes. C’est pour exorbiter que j’ai choisi détective… Un truc moins courant qu’ingénieur, avocat ou comptable. Comptable, quelle horreur ! Il y a deux choses dont j’étais bien sûre que je n’étais pas faite pour : la comptabilité et l’écriture. Pour cette dernière je suis peut-être en train de changer d’avis. Mais c’est dur, très dur.

L’an passé, encore étudiante, je n’aurais jamais imaginé qu’écrire pouvait avoir une telle place dans le métier de détective. Ma copine Yoyo, qui termine ses études d’ingénieur, me dit exactement la même chose : « Je pensais construire des routes et des ponts et je vais passer mon temps à rédiger des propositions préliminaires, des avant-projets, des études, des spécifications… »

L’écriture, c’est pas facile. Je crois que je vais m’y coller rien que pour emmerder madame Guerret. C'est ma prof. de français du lycée, qui me détestait et qui trouvait mes textes sans queue ni tête… Eh oui, je suis en train de prendre le vice. Dans un premier temps, les notes de Coustal m’ont inspiré, puis j’ai commencé à écrire gentiment en oubliant même mes notes perso. Je m’y mets un peu chaque jour. Le plus dur ce sera d’écrire juste, d’éviter de me taper des gros délires… Vous verrez, je suis un peu chtarbée, j’adore extravaguer…

21:12 Publié dans Ophélie | Lien permanent | Commentaires (2) |

14/03/2007

L'original

Il a ses 500 signatures! 

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Amateurs de valeurs autentiques choisissez l'original!

12/03/2007

RSR1

Journal Infime, L'écrit du blog,

Brigitte Patient parle de ce Joueb

A écouter sur RSR1, Radio Suisse Romande ou sur le Web jusqu'à la fin de la semaine. 

Je viens de l'écouter... C'est vers (14heures):24 pour les pressés... Je n'aurais pas mieux choisi parmi mes textes. Quelle voix! Merci madame Patient.

17:50 Publié dans Textes | Lien permanent | Commentaires (5) |