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17/12/2006

Cueco

medium_CUECO4.jpgCe livre nous raconte une histoire vraie. Il y a trop d’humanité dans le personnage du jardinier pour croire que Cueco ait fait preuve ici de beaucoup d’imagination. Lui, le peintre ne se dévoile pas beaucoup, sauf par sa manière de poser les questions.

Au début, ils s’apprennent : le contact est un peu laborieux, et puis ça vient tout seul. Un sujet en amène un autre : les carottes, la vie, les citrouille, la mort, les poireaux, la jalousie, les haricots, l’art, les petits pois, la maladie, les groseilliers, les voyages. Ils cultivent leur jardin, au propre et au figuré.

Un dialogue allègre, inattendu, taquin, simple et vrai. Il évolue - comme l'amitié - d'une certaine raideur à une tendresse confiante, à un abandon mutuel assez déchirant. Sous prétexte de parler des salades (" ah ! une belle salade "), des poireaux (" si je les arrose pas, je vais les trouver avec un pompon au bout de la tige "), des citrouilles (" les citrouilles, pour moi, c'est le plaisir de les voir venir "), ils parlent de la vie, de la mort, de la jalousie, de l'art, de la maladie, du bonheur, des voyages, de l'argent des rêves et des peurs. Ça coule de source. C'est bienfaisant, réjouissant et plein de malice.

Jean Becker est en train d'en faire un film avec Daniel Auteuil et Jean-Pierre Darroussin. Sortie mi-2007.

Extrait.
- Il s'est rien passé cette année à Nice ?
- La femme a attrapé un coup de ciel.
- Elle s'est déshabillée?
- La voisine lui avait prêté un maillot et elle s'est mise au fourneau, sur le sable. Moi, j'avais gardé le gilet de peau et le pantalon. Le soleil me fait bouillir la peau et après je peux plus dormir.
- Elle a pris un coup de soleil?
- Elle en avait perdu l'habitude. Elle a l'air d'être née à Tourcoing à force de vivre enfermée aux HLM... (la femme est algérienne) Elle s'est allongée sans bouger trois jours de suite et le troisième jour t'aurais dit une photo à l'envers.
- Elle a pelé?
- Non, mais ça lui donnait un genre cinéma... On s'est dit qu'il valait mieux arrêter : aux HLM, on se serait fait moquer de nous. On est restés les derniers jours dans la chambre. On l'a mise à blanchir, stores fermés. Il en est un peu resté. Les voisins ont rien dit.

13:05 Publié dans Lecture | Lien permanent | Commentaires (1) |

Parfum 17

medium_PdA.JPGParfum d'avent

 

Mardi 16 décembre

Christèle a été convoquée une nouvelle fois par son chef qui voulait savoir si elle m’avait parlé du projet Féro. Elle dit qu’elle a menti du mieux qu’elle a pu… Le problème c’est qu’elle est très peu douée pour cet exercice.

Plus inquiétant, sa copine Evelyne lui a aussi posé des questions inquisitrices sur ce sujet.

-- Parce qu’Evelyne est au courant du projet Féro ?
-- Pas dans le détail. Elle sait juste que la direction veut garder la confidentialité et elle a dû entendre deux ou trois choses.
-- Pas venant de toi, j’espère ?
-- Non. Mais ce qui m’inquiète c’est qu’on aurait dit qu’elle voulait me tirer les vers du nez.
-- Quel serait son intérêt ?
-- Je me demande si elle n’a pas une aventure avec le responsable du groupe.
-- Tu ne lui as rien dit. Tu es sûre ?
-- Aujourd’hui non, mais je ne suis pas trop sûre de ne pas avoir trop parlé ces derniers temps avant que tout cela ne devienne aussi tendu…

Je ne l’aime pas trop cette fille. Je n’ai pas confiance, c’est le genre de fille superficielle et un peu avide. D’un autre côté, je comprends que Christèle ait eu besoin de se confier à quelqu’un…

Parfum d'Avent - Voir le résumé pour ceux qui ne veulent pas tout lire.

02:55 Publié dans Parfum | Lien permanent | Commentaires (3) |