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07/11/2018

Hérédité

heredis-une-cooperative-en-plein-developpement.pngJe viens d’installer Heredis, un logiciel de généalogie. Ma cousine Josiane m’a envoyé tout mon pedigree* côté paternel. Ceci permettra à mes petits enfants de connaître les 16 grands-pères des grands-pères des grands-pères de leur grand-père (moi). Idem pour les grands-mères. Normalement cela devrait faire 32 si j'avais les aïeux de ma mère et 64 si on rentrait leur deuxième famille au même niveau de détail. Les puissances de 2 quoi. Des milliards au temps de Charlemagne.

Le plus vieux de la bande (Pietro-Guiseppe Costa) est né en 1756. A l’époque Louis XV avait 46 ans. Il avait succédé au roi soleil son arrière grand-père le 14ième du nom. Voltaire avait 62 ans et Rousseau 44. Le Piémont était très loin de Versailles et aussi de Ferney. 

Il ne me reste plus qu’à compléter le tableau avec ma descendance et celle des cousins-cousines, et idem en ce qui concerne la partie maternelle, enfin ce qu'en connait mon powerpoint. Non, je ne ferai pas le tour des mairies et des cimetières. Peut-être mettrais-je à contribution quelques cousins-cousines supplémentaires.

crane-bird-3d-model-max.jpg* Le mot pedigree est encore un mot qui nous vient de l’anglais qui eux-mêmes disaient jadis pedegru, emprunté au moyen français « piè de gru », par l’anglo-normand pe de gru. Le pied de grue par analogie aux 3 petits traits utilisés dans les registres officiels anglais pour désigner les ramifications d’un arbre généalogique à 3 branches. Utilisé en français pour les chevaux et les chiens, il est plus tard utilisé pour les hommes en commençant par les repris de justice. (Alain Rey bien sûr!)

GCaronculeeDessin.jpgQuant à faire le pied de grue, qui  se disait au XVIe siècle "faire la grue" et au XVIIe "faire la jambe de grue". Le verbe 'gruer' voulait aussi dire 'attendre'.
Bien entendu, toutes ces formes ont pour origine notre échassier capable de rester longtemps debout à attendre on se sait quoi ou encore à dormir. Une grue était utilisé en argot pour désigner une prostituée qui faisait justement le pied de grue dans la rue en général appuyée contre un mur.

Pour en finir avec le mot grue sans grumeau ni gruau (le petit de la grue). Voici la grue de chantier qui elle aussi n’a qu’une jambe.

kibri-ki13034-liebherr-1400-grue-mobile-miesbauer.jpg

12:37 Publié dans Blog, Mots | Lien permanent | Commentaires (5)

Commentaires

Ah ...c'est fort amusant et prenant. Je suis coincé dans ma remontée. C'est mon polard personnel !

https://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2018/10/28/je-descends-de-charlemagne-et-du-rat-de-dusseldorf-et-je-nen-suis-pas-plus-fier-pour-ca/

Écrit par : Aredius44 | 08/11/2018

Merci Aredius, bien vu le texte Vialatte.

L’homme ne descend pas, il remonte. Il remonte au tarsier, une sorte de rat, avec des mains prenantes et des oreilles pointues (...) il est un peu déçu. Il ne s’attendait pas à descendre d’un rat.C’est trop petit. Mais les faits sont là et on ne va pas contre les faits: l’homme provient d’une espèce de rat; ce n’est qu’une habitude à prendre. Nous ne venons pas de l’homme de Pékin, mais du rat de Düsselddorf. Qui est plus occidental.

Et non seulement nous descendons de ce rat, mais aussi de l’empereur Charlemagne. Deux fois chacun. Je l’apprends par les journaux. La preuve en est facile à faire : chacun de nous possède deux parents, qui avaient chacun deux parents, ce qui nous donne huit arrière-grands-parents-pères (ou grand-mères), et seize trisaïeux ; deux fois plus de quadrisaïeux, etc. Cette progression géométrique nous apporte, sous Charlemagne, à chacun, un nombre d’ancêtres qui est double au moins de la population d’alors. Il faut dire que chacun de nous descend doublement de Charlemagne. On ne peut rien contre la biologie. C’est ce qui explique que l’homme aime tellement le vin du Rhin.
Ces merveilles qui nous éblouissent font de nous des rats carlovingiens. Charlemagne et le rat ont créé l’homme (je m’en doutais mais je n’osais le dire.
Alexandre Vialatte, 2 septembre 1958

Écrit par : Joël | 08/11/2018

Desolée pour M. Vialatte, mais, mon pedigree, il est un peu different.

Moi, je viens de la mer. Entre mes ancestres (j´en suis sûr!) il y a des poulpes et calamars, des anémones, des corails et même du sable. Il y a aussi quelques renquins (tant pis) des raies manta et une ou deux baleines bleues. Je le sais car, chaque fois que je vois la mer, je me dis: "de acá soy" ( c'est à ici que j'appartiens). Saludos aux rats carlovingiens! ;)

Écrit par : ana | 15/11/2018

Merci ana pour ce pedigree aquatique. Le mien est plus modeste, je mangeais toutes sortes de graines... J'étais un écureuil, j'ai l'habitude de dire dans une vie antérieure car un bouddhiste se doit de croire à la métempsychose mais dans le fond j'avais peut-être un ancêtre écureuil. Écureuil volant je préfère https://image.jimcdn.com/app/cms/image/transf/dimension=origxorig:format=jpg/path/s4ab818ab59072c07/image/i5f5da3630d541034/version/1357641716/image.jpg

Écrit par : Joël | 16/11/2018

https://goo.gl/images/TUYojR

Mon arrière-grand-père à la sortie d’une boîte de nuit submarine.

(J’espère que ça marche, j’suis pas bonne «photographe »)

Saludos terrícolas !

Écrit par : ana | 17/11/2018

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