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01/05/2016

Pré d'Antoine

La dernière fois que nous sommes allé au Pré d'Antoine, c'était pour un fête des mères avec Albert et Aimée. Il y a donc plus de 20 ans. C'était un restau sympa à la cuisine familiale. 

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Cette fois, on a changé de classe. Sur un cadeau d'Inès et Xavier, nous sommes allé, par ce dimanche pluvieux de premier mai, manifester dans un restaurant... gastronomique. Cuisine fine. Décor moderne et luxueux. Vraiment une adresse à recommander. Ils devraient bientôt avoir leur première étoile, me semble-t-il. En tout cas Bernard Binaud la mérite. 

290px-Yacon.jpgOn y cuisine des légumes oubliés.

Avec le carré d'agneau, on a découvert la poire de terre ou yacon. La poire pousse comme la pomme, sous terre. C'est un tubercule mais de la famille des astéracée, comme le topinambour,  alors que la pomme de terre est une solanacée comme la tomate. Craquante et un peu sucrée, entre la pomme (celle d'arbre) et la pastèque nous dit Wikipédia. Paraît que ça se cultive par chez nous.

 

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30/04/2016

Agiotoponyme

280px-Rainbow-saint-julien-genevois-2.jpgJ’utilise encore, à l’occasion, le blog du Garde Mots pour vérifier... un mot. On y trouve une liste impressionnante et Alain en avait sans doute encore pas mal dans sa besace…

Il y a beaucoup de mots en « nyme » mais je n’ai pas trouvé agiotoponyme (ni hagiotoponyme) et pourtant j’habite un agiotoponyme. Ne riez pas, vous aussi peut-être. Il y en a beaucoup dans ce pays. Les stéphanois habitent un agiotoponyme, les malouins aussi, les briochins pareil et même les clodoaldiens ou les dominicains, les séquanodionysiens, les sanflorains, les germanopratins, les nazairiens, les audomarois, les déodatiens , les bragards… j’allais oublier les arédiens J

Un agiotoponyme* est donc un lieu qui dérive d’un saint ou d'une sainte. Donc tous les lieux qui commencent par saint ou sainte (et qui sont donc pénibles à rentrer dans un GPS) sont des agiotoponymes*. Géographie des hagiotoponymes en France 

Il n'y a aucune vertu à habiter un agiotoponyme. L'agionyme n'est pas un sanctuaire et les habitants n'y sont pas plus saints qu'ailleurs. Saint vient de sanctus, participe passé passif du verbe latin sancire qui donne donc saint mais aussi sanction. La liste monotone des saints du conclave que l'on retrouve dans "Habemus Papam".

* Du grec agios – saint – qui donne agiographie, une vie de saint au sens premier ou au sens figuré souvent ironique. Du grec topos – lieu – qui donne topologie et utopie, le lieu de nulle part. Enfin du grec onyma – nom - qui donne anonyme, acronyme, synonyme, homonyme et une palanqué de mots en onyme.

L’ensemble des noms de lieu, les toponymes, s’appelle la toponomastique, un chewing-gum dur à mâcher.

 

29/04/2016

Librairie francophone

On adore assister à des émissions de France Inter et vendredi on avait l’opportunité d’assister à l’enregistrement de « La librairie Francophone » d’Emmanuel Khérad. Du beau monde sur le plateau.

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Oublions le régional de l’étape, Florian Eglin, qui a écrit Adieu Connard, un livre sanglant et pervers que l’auteur n’a pas vraiment réussi à nous donner envie de lire.

A part ça un plateau africain de luxe. Alain Mabanckou, le congolais, dilettante de passage. Boulem Sansal l’algérien auteur de 2084 venu entre autre défendre le livre de la tunisienne Fawzia Bouari qui a écrit Le corps de ma mère. Sansal a bien réussi à donner envie de lire ce corps de ma mère ». Fawzia Zouari a ajouté quelques mots en toute modestie. Et enfin Beyrouk le mauritanien pour Le tambour des larmes

Le corps de ma mère :

Il aura fallu le déclenchement de la révolution du Jasmin, en Tunisie, pour que la narratrice se décide à écrire sur sa mère. Elle revient sur ce printemps 2007, quand, au chevet de sa maman malade, elle n’a qu’une envie : percer l’énigme de cette femme rétive aux confidences et à la tendresse. S’engage une enquête qui a tout de la chasse au trésor... où l’on apprend que la vie de Yamna était loin de ce qu’en imaginaient ses enfants.

Beyrouk et la Mauritanie :

Personnellement, je suis originaire de Goulimine, dans le Sud marocain. Ma communauté et son aire de pâturage s’étendaient jusqu’à Tombouctou. J’ai ainsi une grand-mère malienne. Mais j’ai aussi des cousins au Maroc et en Algérie. En fait, dans ces régions, nous nous considérons comme des tribus du Sahara.

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