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19/05/2013

Scalp

?c=isi&im=%2F9974%2F81559974%2Fpics%2F3109122497_1_3_dHe4mIeH.jpg&w=400L’homme voyageur s’est fait scalper par un grand sorcier. Normalement le sorcier ne scalpe pas. La scalpation est l’affaire des guerriers. La valeur du peau-rouge se mesure au nombre de scalps récoltés.

Le scalp peut être pris sur un ennemi mort ou vivant, peu importe. Ce qui compte c’est le trophée.

Dans le cas de notre voyageur, c’est le sorcier de Dijon qui a marqué un point.

 

En fait, le découpage du scalp ne remonte pas au amérindiens et encore moins à la chirurgie moderne appliquée à notre ami voyageur. Cette sympathique coutume remonte aux Scythes. C’est du moins ce que nous narre Hérodote qui est quand même le papa de l’histoire et même de la géographie et donc le saint patron du voyageur.

Voici ce qu’il nous rapporte dans son Histoires au livre 4, chapitre 64 : « Quant à la guerre, voici les usages qu'ils observent. Un Scythe boit du sang du premier homme qu'il renverse, coupe la tête à tous ceux qu'il tue dans les combats, et la porte au roi. (…) Pour écorcher une tête, le Scythe fait d'abord une incision à l'entour, vers les oreilles, et, la prenant par le haut, il en arrache la peau en la secouant. Il pétrit ensuite cette peau entre ses mains, après en avoir enlevé toute la chair avec une côte de bœuf ; et, quand il l'a bien amollie, il s'en sert comme d'une serviette. Il la suspend à la bride du cheval qu'il monte, et s'en fait honneur : car plus un Scythe peut avoir de ces sortes de serviettes, plus il est estimé vaillant et courageux. Il s'en trouve beaucoup qui cousent ensemble des peaux humaines, comme des capes de berger, et qui s'en font des vêtements.

pt17298.jpgLes amers indiens avaient donc tout appris des scythes qui pourtant vivaient au Kirghizstan sur la route de la soie. A noter que l'homme kirghize protège habilement son scalp [photo].

A noter encore que français et anglais du nouveau monde, toujours avides de progrès, offraient, eux aussi, des primes élevées en récompenses des scalps ennemis.

Par contre, ils gardaient la côte de bœuf pour le barbecue.

17/05/2013

Ban

 PHO70d7460a-bd84-11e2-b94c-61163843c184-805x453.jpgIl y a un truc qui m’a toujours paru bizarre, c’est que les racailles s’en prennent aux bagnoles, aux scooters et aux cages d’escalier de LEUR quartier.

Leur quartier est déjà construit à l’économie et eux, ils le cassent un peu plus, pour que leurs parents et leur petits frères et sœurs ne profitent pas des maigres biens à disposition. Bizarre !

Et bien, d’après notre Marine nationale, il semblerait que la chose soit en train de changer. Il paraît que les casseurs du Trocadéro, ne sont pas des footeux ultras pas contents de s’être fait virer des tribunes du Parc des Princes mais des cailleras descendus directement de la banlieue*, pire des djeunes d'origine immigrée.

Merde alors, voilà que maintenant, ils s’attaqueraient directement au XVIième arrondissement, le chic du chic, la tour Effel, les Champs-élysées. Attention, demain ils vont descendre l’Avenue Foch, vandaliser Auteuil, Passy, Neuilly. Les riches ont intérêt à se barricader.

PSG_HD_wallpaper_0004.jpgOn pourrait imaginer qu’au lieu de se passionner pour les milliardaires du ballon rond, les jeunes de banlieue s’en moquent et boycottent carrément les matchs...

Mais là, j’avoue que c’est aller un peu loin. Même Marine, n’irait pas jusqu’à prétendre que les racailles puissent devenir incontrolables au point de mépriser la ligue 1 de foot, le PSG et les dollars du Qatar. Faut pas charrier la charia ! 

* Ban-lieue, le lieu du ban. Les racailles de Marine Le Pen sont en rupture de ban pour avoir quitter leur banlieue. Ils ont osé venir à Paris, lieu dont la bonne société les a bannis et même mis au ban.

Ban, défense, loi qui entraîne des peines, donne bannir, bannière, abandon, banal, aubaine, forban, le ban et l’arrière-ban et aussi publier les bans d’un mariage, ouvrir et fermer le ban (cérémonie).

13/05/2013

Biopic-ant

220px-2008.06.09._Michel_Houellebecq_Fot_Mariusz_Kubik_01.jpgSi je devais écrire une biographie de Michel Houellebecq, je l’écrirais sous l’angle de la psychanalyse. Certes, je ne crois pas à la psychanalyse et, avec Onfray, je pense que Freud était un sacré imposteur. Pourtant…

Quand on connaît les rapports de Michel avec sa mère on se dit qu’il y a des choses à en tirer en prenant le point de vue analytique, partant du principe qu’une théorie, même fausse, permet d’approcher la réalité psychique des individus tourmentés et même des autres. L’astrologie, la cartomancie, la voyance, la lecture des entrailles de moutons, des selles des chèvres et du marc de café, la numérologie, le pendule du radiesthésiste, la graphologie, l'astrologie, la chiromancie, l'encromancie, la géomancie, la méduimnité, le maraboutisme, l'oniroromancie et l'interprétation des rêves, les runes et les ruines... toutes les pythies, les publicitaires, les marketeurs, tous les charlatans en sont la preuve.

Michel écrit : «Lorsque j'étais bébé, ma mère ne m'a pas suffisamment bercé, caressé, cajolé ; elle n'a simplement pas été suffisamment tendre ; c'est tout, et ça explique le reste, et l'intégralité de ma personnalité à peu près, ses zones les plus douloureuses en tout cas».

article_ceccaldi.jpgDélaissé par sa mère, Lucie Ceccaldi [photo], Michel est élevé par sa grand-mère maternelle dont il prend le nom de jeune fille, Houellebecq. Lucie Ceccaldi explique : «C'est ma belle-mère qui lui a instillé la haine de sa mère. Le prototype de la conne, haineuse, méchante. Il a été élevé chez des gens bêtes, qui bouffaient du lapin, trop de lapins, des porcs.» Elle prononce «porques», comme un crachat.

Pas d'amour perdu donc... Et voici ce que Michel pense des femmes en analyse. Texte extrait de Extension du domaine de la lutte et envoyé par un fidèle lecteur qui a croisé Jacques Salomé au salon des arts divinatoires.

Véronique était en “analyse”, comme on dit ; aujourd’hui, je regrette de l’avoir rencontrée. Plus généralement, il n’y a rien à tirer des femmes en analyse. Une femme tombée entre les mains des psychanalystes devient définitivement impropre à tout usage, je l’ai maintes fois constaté. Ce phénomène ne doit pas être considéré comme un effet secondaire de la psychanalyse, mais bel et bien comme son but principal. Sous couvert de reconstruction du moi, les psychanalystes procèdent en réalité à une scandaleuse destruction de l’être humain. Innocence, générosité, pureté… tout cela est rapidement broyé entre leurs mains grossières. Les psychanalystes, grassement rémunérés, prétentieux et stupides, anéantissent définitivement chez leurs soi-disant patientes toute aptitude à l’amour, aussi bien mental que physique ; ils se comportent en fait en véritables ennemis de l’humanité. Impitoyable école d’égoïsme, la psychanalyse s’attaque avec le plus grand cynisme à de braves filles un peu paumées pour les transformer en d’ignobles pétasses, d’un égocentrisme délirant, qui ne peuvent plus susciter qu’un légitime dégoût. Il ne faut accorder aucune confiance, en aucun cas, à une femme passée entre les mains des psychanalystes. Mesquinerie, égoïsme, sottise arrogante, absence complète de sens moral, incapacité chronique d’aimer : voilà le portrait exhaustif d’une femme “analysée”.