03/05/2013
Armes et marketing
On l’appelle la Stalingrad des Alpes. Une vallée ouvrière et de gauche depuis 50 ans. C’est le val Trompia, au milieu des montagnes, près de Brescia, non loin de Milan et des grands lacs italiens. C’est aussi une vallée en or grâce… aux armes.
Au val Trompia, on ne connait pas la crise économique. En 2012, on y a fabriqué 840 mille pièces contre 760 mille en 2011, 11% de hausse.
La carabine du val Trompia (Beretta, Tafoglio, Benelli...) a mis dans le mille. Lors de la foire annuelle d’avril, EXA, salon des armes sportives, on à fait péter les bouchons de champagne et d’Asti spumante.
Le coup de génie de nos voisins transalpins est de vendre des armes en s’appuyant sur un marketing qui parle d’activités récréatives, culturelles, historiques et sportives. Une pub axée sur l'arme plaisir, le fun du tir au fusil le weekend en famille. Ils ont fait très fort en faisant ajouter en dernière minute, lors d’une AG de l’ONU sur la restriction des armes une clause restrictive, donc qui autorise, précisément les armes d’activités récréatives, culturelles, historiques et sportives. Article sur Courrier International.

Les ouvriers de gauche du val Trompia vont continuer de rouler carrosse en vendant des armes récréatives... aux USA par exemple. Là-bas, dès 5 ans, on offre une carabine à son enfant. La marque Crickett, s’en est fait une spécialité, carabine rose pour votre fille, bleue pour votre garçon.

Et le dimanche, vos enfants peuvent faire des cartons avec papa dans le jardin. Il arrive parfois qu’un petit garçon de cinq ans tue sa petite sœur de deux. On pourrait s’en émouvoir mais, après tout, des gens, assez cons pour acheter une arme à un môme de 5 ans, méritent-ils de se reproduire ?

Une pub pour the first riffle, première carabine :
12:12 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (8) |

