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25/03/2013

Feux follets

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Avions et feux follets 

Il semblerait que le succès des gaz de schiste fasse long feu. Certains prétendent que, à l’échelle de l’Histoire de l’énergie, ce ne serait même qu’un feu follet, une bulle spéculative qui attendrait le premier briquet venu pour s’enflammer et nous mettre un peu plus sur la paille.

Depuis quelques années, le mode de fonctionnement de l’économie est basé sur le jeu de l’avion ou, du moins, sur un système pyramidal qui fait des bulles. On a vu ça avec la bulle Internet, les sub-primes ou la bulle immobilière en Espagne.

Dans le cas d’espèce ce sont des annonces de gisements gigantesques et très rentables qui ont mis le feu à la planète financière. Du coup, l’argent des gogos affluent et les annonceurs attendent le bon moment pour prendre l’oseille et se tirer laissant les nouveaux venus aux commandes de l’avion qui risque de s’écraser. Ce ne serait pas si grave si, à chaque avion qui s’écrase, cela ne faisait pas des morts parmi la population restée à terre.

Il semblerait que la rentabilité des puits est très aléatoire car les rendements diminuent à grande vitesse dû au système d'extraction compliqué. Par ailleurs les annonces mirobolantes entraînent une diminution du prix du gaz extrait ce qui met en péril tout le système. Les adeptes de Saint Marché pensent que ceci va se réguler tout seul...On verra bien. En attendant, prions !

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Pourtant, il se pourrait que, comme les feu follets flottants sur le sol des cimetière, la bulle de gaz de schistes apparue sous la forme d’une lueur pâle et verdatre, suspendue dans l’air, émettant une lumière diffuse, sans chaleur, vacillante et brève s’évanouisse laissant des cadavres muets sous leurs tombes… et un peu plus de méthane dans l'air (comme les feux follets) pour un bel effet de serre et pas mal de trous dans le sous-sol, trous dans lesquels l’eau viendra s’infiltrer pour s’imbiber de produits chimiques…

Les liens ne manquent pas Courrier International

http://www.voltairenet.org/article177781.html

Wikipedia

 

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Début 2012, deux consultants américains (1) tirent la sonnette d’alarme dans Petroleum Review, la principale revue de l’industrie pétrolière britannique. Tout en s’interrogeant sur « la fiabilité et la durabilité des gisements de gaz de schiste américains »,  ils relèvent que les prévisions des industriels coïncident avec les nouvelles règles de la Securities and Exchange Commission (SEC), l’organisme fédéral de contrôle des marchés financiers. Adoptées en 2009, celles-ci autorisent en effet les compagnies à chiffrer le volume de leurs réserves comme bon leur semble, sans vérification par une autorité indépendante.

(1) Ruud Weijermars et Crispian McCredie, «Inflating US shale gas reserves », Petroleum Review;Londres, janvier 2012.

Dans la revue Nature, un ancien conseiller scientifique du gouvernement britannique, David King, souligne que le rendement d’un puits de gaz de schiste décroche de 60 à 90 % au terme de sa première armée d’exploitation (2). Une chute aussi brutale rend évidemment illusoire tout objectif de rentabilité.


(2) James Murray et David King, «Climate poliey: Oil ‘s tipping point bas passed », Nature, nO481, Londres, 26 janvier 2012.