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20/02/2011

Des femmes

 

 

Je suis allé par curiosité sur le site du Conseil Général de la Haute-Savoie, histoire de voir la tête de nos conseillers. Et sur la page des élus, je découvre ce texte :

Le conseiller général est un homme de terrain, au service du département. Il représente à la fois la population, la vie associative, les élus et la vie économique de son canton. A ce titre, il entretient des relations régulières avec les maires et les organisations professionnelles, siège dans les conseils d’administration et intervient auprès des conseillers régionaux et des parlementaires.

Après de nombreuse années de gouvernement de Margaret Thatcher, une petite fille anglaise demandait à sa mère « Est-ce les hommes peuvent devenir premier ministre ? » Eh bien en Haute-Savoie, on peut se demander si un femme peut être Conseiller Général. Vérification faite, c’est possible, il y a une sur 34, soit moins de 3%. Alors, en mars, envoyons des femmes pour changer un peu cette manière de gouverner molle et consensuelle de notre assemblée de vieillards.

 

18:42 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (1) |

19/02/2011

Maurizio Cattellan

La mairie de Milan a payé l’artiste Maurizio Cattelan pour cette sculpture installée devant la bourse de Milan. La moitié des italiens trouvent cette sculpture pornographique. Dans cette moitié doit se trouvé bon nombre d’admirateurs de Berlusconi et de sa manière non moins pornographique de gérer l’Italie. Parmi eux pas mal de financiers et boursiers fâchés après la sculpture. Passons !

 

Ce qui frappe, c’est la position de la main. C’est la Bourse qui fait un doigt d’honneur au reste du monde semblant nous dire : « Hé oui, bande de couillons, on se fait plein de pognon et on vous emm… »   Le capitalisme décomplexé quoi !

Autre œuvre du bouffone (mot italien pour loufoque ou plutôt loup-phoque) . Jean-Paul écrasé par une météorite. Un site

  

16/02/2011

Péage

 

Cher partenaire, merci pour votre fidélité.

Le péage existe de la plus haute antiquité. Dans les temps anciens, le paysan et sa charrette, qui traversaient le pont près de sa chaumière, se faisaient couramment racketter par les sbires du seigneur local qui avaient mission de remplir les caisses du potentat. Le pauvre hère s’acquittait de quelques muids de grain pour  pouvoir retourner voir sa mie et ses mioches qui l’attendaient au coin de l’âtre. Il arrivait parfois qu’un paysan d’un village plus lointain casse la gueule aux sbires, la fraude était née.
 
Depuis, on a largement perfectionné le système.
Un peu d'Histoire : Début des anéées 30, Mussolini, construit les premières autoroutes, Hitler poursuit cette idée, très pratique pour la Blitzkreig. Nous, les français, on attend 1954 et monsieur Pinay pour montrer notre génie national en inventant le péage*. De Gaulle, Pompidou et Giscard suivent, pour voir. Mitterrand, en dépit de ses promesses, les maintient. Les suivants augmentent la mise du taux d’inflation et parfois un peu plus. Et nous, pauvres hères, payons au printemps, payons en été et repayons à la Toussaint pour rendre visite à la vieille tante de province.

* A noter que lors du vote de 1955, la seule condition pour que les députés votent était : Instaurer le péage temporairement et exceptionnellement via des concessions… Et bien sû, on a reconduit toutes les concessions

« AREA fête ses 40 ans et vous remercie pour votre fidélité. »

C’est le genre de message qui vous gâche un départ en vacance comme de rien. On a envie de dire comme Zazie : « Fidélité, mon cul ! ». Surtout que les kilomètres défilent et que, bientôt, sur un autre panneau, ils nous parlent de partenariat. On serait donc, vous et moi, partenaires d’AREA. Pour info, AREA est une filiale à 99,82% d’APRR qu i est la propriété de Effarie qui est une filiale de Eiffage et de Macquarie, une banque australienne. Sachez que quand vous mettez vos pièces dans la tirelire, il y a un kangourou qui remue la tête de l’autre côté de la planète comme l’ange de l’église.

J’apprends  qu’Arnaud Montebourg fait parti du conseil d’administration de APRR. Je dresse l’oreille. Eh oui, et il se bat pour que l’action d’APRR reste cotée en bourse. Il veut que son conseil général du 71 retouche une part de la manne. Il n’a pas tort, sauf qu’il essaye de pérenniser le racket. Effarie ne veut plus partager le gâteau avec les habitants du 71. Effarie a racheté les 100%. Pas question que vous et moi prenions une part dans cette juteuse affaire.

Je me souviens d’un temps lointain où mon ami Daniel M. refusait de prendre l’autoroute. C’était un acte militant, un refus de la société de consommation et du rançonnage des sociétés d’autoroute. Nous, ses copains, on trouvait que c’était beau d’accepter de perdre du temps pour ses idées.

J’avoue que je n’ai pas l’âme aussi militante. Donc, même si, le plus souvent, j’évite  le premier tronçon et ses tunnels, horriblement cher du kilomètre, des autoroutes qui partent de Saint-Julien, c’est bien plus à cause de mon sens savoyard de l’économie que par manifestation vraie de mon indignation. On sait que le savoyard jette l’argent par les fenêtres de l’extérieur vers l’intérieur. N’empêche que je ne suis pas fier très de mon comportement moutonnier.

Revenons à la fraude. Pas l’arnaque, non la fraude des pékins qui résistent, à leur manière, à l’arnaque. Je lis que certains fraudent en collant à la voiture qui précède. Pas facile !  Il paraît que ces infractions vident petit à petit les caisses du géant des autoroutes. Trop drôle ! Un passager sur mille fraude et ce n’est pas joli de contourner la loi. Mais, soyez rassurés, la défense de la propriété bancaire australienne veille. Un automobiliste a été condamné à 8 692,10 euros d'amende complétée par une sanction pénale de quinze jours d'emprisonnement avec sursis pour avoir, à de nombreuses reprises, tenté de minorer son péage entre août 2006 et mars 2008 nous dit le même article.

Voilà. Je n’en dirai pas plus. Continuons de payer, mais, s’il vous plaît, messieurs d’APRR et d’AREA, arrêtez de nous prendre pour des débilos. Qu’on nous rackette, à la rigueur, mais qu’on ne nous explique pas que nous sommes des partenaires fidèles. Nous sommes juste des vaches à lait qu’on va continuer de traire. Depuis le premier février, on paie 2,49% de plus pour rouler plus vite, encore que, parfois, ça bouchonne sur une seule file sans qu’on sache trop pourquoi. La vie moderne quoi !  

16:15 Publié dans On nous ment | Lien permanent | Commentaires (1) |