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23/01/2011

Avant l'émission

C'est avec la lettre ci-desous que je suis entré en contact avec Brigitte Patient. Envoyée le dimanche, j'étais contacté par Valérie Priolet le lundi pour convenir d'une date. Pas beaucoup de préparation à part un objet et une photo qui ne serviront pas. Valérie s'est occupé de commander le taxi et elle a été très sympa et rassurante.

La photo, c'était ce dessin fait par des copains il y a dix ans et qui se moquait déjà gentiment de mes prétentions littéraires. Depuis, il n'a pas quitté mon mur avec l'affiche du livre inter et un collage de Méline.

  

Chère Brigitte,

 

Parfois l’insomnie a du bon. Auditeur fidèle de France-Inter et très bon dormeur ordinaire, je n’avais pas réalisé que, depuis la rentrée, vous occupiez la tranche des lève-tôt. Et voilà que l’autre jour, je tombe par hasard sur Jean-Sébastien Mack interrogé par une voix familière. Qui était donc ce Mack ? Un musicien célèbre ? Non. Un auditeur comme moi, avec ses passions, son passé, ses passe-temps, et qui a eu envie, un matin, de dépasser son quotidien pour ouvrir un jour tout neuf avec vous.

 

Je vous connais bien Brigitte. Non, je vous assure. Je vous connais par Méli’mômes, tartines et strapontins mais aussi par L’écrit du blog, une perle dans l’émission journal intime de la RSR. En mars 2007, vous aviez lu des billets de mon blog « Les dernières nouvelles de l’homme » au gai savoir, les miscellanées du Joueb de Joël. Au-delà de cette voix si chaude, il y avait un choix de textes qui dénotait un grand sens littéraire, ce qui rendait mes textes modestes presque géniaux pour paraphraser Mermet.

 

Qu’est ce que je pourrais apporter dans mon escarcelle à votre émission ? Peut-être mon éclectisme d’auditeur sachant auditer. (…)

 

Balancé entre sciences et littérature, j’ai écrit quelques romans. J’en ai publié deux à compte d’éditeur, publiés à la dure… cent cinquante et trois cents exemplaires vendus. J’ai fait un peu de théâtre. J’ai commis plus de 1300 notes très variées sur mon blog. J’ai gravi presque tous les monts alentours, des montagnes à vache jusqu’au Mont-Blanc. J’ai parfois randonné dans des contrées plus exotiques avec ma femme et un groupe d’amis indéfectibles…

 

En 2006, j’ai fait partie du jury du Livre Inter, l’année de La chambre de la Stella de Jean Baptiste Harang. Un souvenir inoubliable de ma radio favorite et de la maison ronde, rencontre de Vincent Josse (qui n’a pas aimé son nez sur mon blog), Patricia Martin, Cyril Sauvageot, Eva Bettan… Participation passive aux émissions Eclectik de Rebecca Manzoni, Carrefour de Frédéric Lodéon, et plus active au téléphone sonne d’Alain Bédouet.

 

En 2008, sur lettre de motivation, j’ai eu la chance d’être encore une fois membre d’un jury au festival du premier film d’Annonay. Depuis, j’y retourne chaque année. Je continue d’écrire même s’il est parfois difficile de trouver la motivation alors que les éditeurs se refusent à suivre.

 

Élu conseiller municipal en 2008, depuis trois mois, je m’occupe des affaires sociales de la ville de Saint-Julien dont je suis devenu maire-adjoint la semaine dernière. Une ville frontière, ville riche qui en ces temps de crise attire les personnes en quête de mieux vivre comme la lampe tempête attire les éphémères. J’apprends le social, je rattrape mon retard, j’apprends le logement, j’apprends le RSA et les diverses formes d’aides. Je fréquente un monde nouveau pour moi, composé de bénévoles et de professionnels du social confrontés à la pauvreté et à la misère. C’est tout neuf et c’est à la fois dur et passionnant...

 

21/01/2011

Chebbi

J’ai gardé un livre de mon copain Amara. Un livre en arabe du poète tunisien Abou el Kacem Chebbi. Je suis bien incapable de le lire mais j’ai mis une marque sur la phrase qui parle des sommets. Une phrase chère à tous les tunisiens qui sont tous un peu poètes.

Entendu à 3D sur des questions de Jean Piero

 

Quand un peuple aspire à la liberté

Force au destin d’y répondre

Force aux ténèbres de se dissiper

Force aux chaînes de se briser

Qui ne vise les sommets

                     Finira au fond des vallées.

 

(Si vous êtes arabophone merci de me dire si le texte correspond à l'image.)

19/01/2011

Argh Paris

Toujours un plaisir de venir à Paris. J’avais très envie de retrouver France-Inter, voilà qui est fait. On a d’ailleurs commencer par l’émission 3D de Stéphane Paoli [photo] en direct du théâtre du Rond-Point. Des places réservées par Valérie qui travaille avec Brigitte Patient et Maïté Vasseur. Une émission consacrée ce dimanche à la Tunisie en première partie et à la flambée des prix de matières premières agricole après le journal de 13 heures. Une grande maîtrise de l’antenne et des interventions brillantes arbitrées par un Paoli que j’ai trouvé moins fumeux que d’habitude.

Ensuite, nous sommes allé voir Daroussin dans une pièce de Tchékhov Une banale histoire, pièce, ou plus exactement nouvelle, mise en scène par Marc Dugain. Très beau texte, magnifique interprétation de Daroussin et de la délicieuse Alice Carel. La fin d’un vieux professeur de médecine. Citation :

L’indifférence n’est pas la sagesse ; c’est une paralysie de l’âme.

Le lundi n’est pas un bon jour pour les visites, les musées sont fermés et les spectacles rares. Nous sommes quand même allé voir la collection Charlotte Zander à la Halle Saint Pierre sous la protection de l’affreux Sacré Cœur. Si vous aimez l’art brut, n’hésitez pas. Il y en a pour tous les goûts. Le soir, nous avons vu Fabrice Lucchini disant des textes de Philippe Muray. J’y reviendrai. Il fallait surtout ne pas se coucher trop tard pour le lever à 4 heures et l’émission du lendemain. Sur l’émission, je reviendrai aussi.

Ensuite, ce fut le Fou du roi avec Daroussin et Dugain, de grands talents et quelle modestie ! Il y avait aussi Jean-Marie Pelt, je lui ai demandé une dédicace pour Paul en toute amitié. Puis déjeuner au resto Les Ondes proche de la maison ronde à une table non loin de Regis Mailhot et Daniel Morin dont je ne vous révèlerai pas la conversation… hum…   

Puis, on est allé voir l’expo Basquiat au musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Une expo très riche en oeuvres variées du jeune prodige mort prématurément, ce qui a fabuleusement augmenté sa côte. Nous étions "accompagnés" d'une prof qui faisait l'éxégèse de l'oeuvre... Après l'ironie de Muray, difficile de ne pas être un peu critique voire sceptique.

Une note ancienne sur espèce d'espace pour la question posée à Ambre. 

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