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07/04/2011

Mister Pip

Plaisir de retrouver des amis à Baratier près d’Embrun, plaisir de marcher dans les Calanques de Cassis sous le soleil et plaisir de lire. Difficile de faire mieux en quelques jours.

Pour les Calanques, c’est comme d’habitude en vedette, En Vau, Port-Miou, Port-Pin, Sugiton, la grande Candelle et le Candelon… et les chemins flèchés de rouge, de blanc, de vert qui serpetent au milieu des rochers.

 

Pour le livre, c’est

Mister Pip

de  Lloyd Jones.

Que je compte bien faire lire autour de moi et dont je laisse le soin de commenter à l’experte Nancy Huston :

 

Mister Pip met en scène et en abyme, de façon subtile mais vertigineuse, l'empathie narrative. L'auteur, homme blanc dans la cinquantaine, se glisse dans la peau d'une fillette noire de 13 ans, qui se glisse dans la peau du héros d'un roman écrit cent cinquante ans plus tôt à l'autre bout de la planète - et nous, lecteurs, nous glissons à notre tour dans la peau des enfants éberlués, des parents affolés, des rebelles aux abois et, surtout, de ce magnifique désespéré qu'est M. Watts. Lloyd Jones nous offre là non seulement une histoire palpitante, vive, sensuelle, colorée, humaine, dans laquelle la tendresse la plus poignante alterne avec la violence la plus extrême (la lecture de certaines pages est suffocante) - mais aussi, en toute humilité, une leçon magistrale, à méditer par tous les professeurs de littérature à travers le monde. Le roman, nous rappelle-t-il encore et encore, nous donne la permission de changer notre vie.

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