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11/05/2010

Chapeau Chinois

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Aujourd’hui, inauguration du nouveau centre Pompidou par notre président. On sait que la Loraine est une région sinistrée, que les emplois du textile, des mines et de la sidérurgie... sont partis, qui en Inde, qui en Roumanie, qui en Chine… Alors du coup, on construit un musée à Metz et Sarkozy déclare devant quelques centaines d'invités :

« Ce qui se joue ici, avec l'inauguration de ce musée, ce n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle renaissance lorraine. La Lorraine a beaucoup souffert toutes ces dernières décennies des restructurations, des mutations, des changements, le textile, la sidérurgie, les mines, le militaire. (…) Ce musée, qui est un acte culturel fort, est en même temps un élément d'une politique stratégique de développement économique (...) dans ce geste architectural extraordinaire, on va pouvoir, à partir d'ici, organiser la renaissance de Metz et la renaissance de la Lorraine (…) C'est la fierté de la France d'être sans doute un des rares pays en pleine crise qui trouve les moyens de dégager les investissements de cette importance. »

Loin de moi, l’idée de négliger cet apport culturel à une région sinistrée. La culture est importante mais n’est-ce pas lui faire porter un chapeau trop large pour une tête qui a bien rapetissée. D’ailleurs, symbole fort : Le musée ressemble paraît-il à un chapeau… chinois.

L’industrie des musées, c’est peut-être mieux que l’industrie des prisons, et comme elle, pas de licenciement en cas de crise. Documentaire saisissant.

A la rigueur

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Image vidberg

 

On peut mettre mois de mai...

 

un mois anniversaire bien frisquet.

 

Le mot austérité étant devenu trop… austère, en leur temps, les socialistes l'avaient donc remplacé par rigueur.

Et voilà que maintenant le mot rigueur n’est plus de rigueur, il est devenu trop… rigoureux. Donc comme les monastères, qui ne sont pas toujours austères, et l’hiver, qui n’est pas toujours rigoureux, le premier sinistre, comme l’appelaient Coluche, nous promet une politique nouvelle : garantie sans rigueur.

Remarquez, le manque de rigueur de cette politique, on l’avait déjà observé. La dérogation est devenu la règle. On fait des effets d’annonce, par exemple, « on va réduire les prélèvements obligatoires » effets qui dans les faits, sont bien peu suivis d’actions voire sont suivis d’actions contraires : les prélèvements augmentent. Il faut être juste, pour certains contribuables, ils ont dû diminuer, pour quelques milliers d’heureux investisseurs… les plus riches. On leur a donné un bouclier pour le cas où il devrait livrer  bataille. Au fait, quelqu’un veut-t-il créer un logo à mettre sur tous les blogs hostiles à ce foutu bouclier.

Autre exemple, on annonce un taxe carbone dans le Grenelle 1, et on l'oublie dans le Grenelle 2. En toute rigueur. On voit que l’on fait une politique souple, flexible, pas rigide pour deux ronds, une politique de gribouille, à géométrie variable. Avez-vous notez qu’à propos de l’abandon de la taxe carbone, Michel Rocard , protestant rigoriste, va parlé de crime contre l’humanité. Jugement rendu dans quelques années. Pas sûr que la cour se montre aussi indulgente que pour Pasqua quand il s’agira de juger les responsables de cette politique garantie sans rigueur.

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