19/02/2010
Du goût

Il n’est jamais agréable de séjourner à l’hôpital. Même quand on est, comme moi, un grand lecteur, en assez bonne forme et assigné pour une courte période, c’est plutôt déprimant.
Pour tous les pauvres gens coincé au lit, pas trop vaillant, la nourriture rythme la journée et prend évidement une certaine importance et, un malheur ne venant jamais seul, voilà que midi et soir, l’insipide s’ajoute au franchement mauvais. Rien pour relever rien sur ces tristes plateaux.
En plus, dans mon cas, j’ai mangé sans sel sur une soi-disant prescription médicale. Donc pain congelé, sans sel, à la croûte qui se détache lamentablement et à la mie compacte à peine dégelée. « Mais monsieur, c’est sur ordre du médecin ! » Me voilà donc prêt à entamer une grève de la faim. Heureusement, j’ai des réserves. Je saute deux repas et le médecin me sort de ce mauvais pas en expliquant à l'intendance que mon cas ne nécessite aucun régime.
Quand on se plaint de la nourriture, on vous répond « sécurité, normes françaises, normes européennes, diététique, coûts… » Que cachent toutes ces bonnes et belles explications ? Qu’est ce que c’est que cette diététique qui pousse les patient à consommer le peu qu’ils aiment (fromage, pâtes…) et à compléter par du chocolat amené par une visiteuse charitable ? Donc la partie la plus « diététique » part à la poubelle. Pour le coup (le coût), on pourrait donc faire l’économie du salaire de la diététicienne. En plus, pour les normes sécuritaires, il faudrait virer quelques fonctionnaires grands pondeurs de circulaires au ministère de la santé (et commander moins de doses de vaccin inutile, n’est pas Bachelot ?).
J’ai une suggestion. Je vais écrire à Sarko : On nommerait quelqu’un (dans le personnel existant, faut pas déconner avec le nombre de fonctionnaires) qui serait responsable du goût et dont le salaire dépendrait des retours en cuisine et en donc en poubelle.
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