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30/03/2008

Sinople

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Il faut changer de langage et nous faire humble devant le sinople immarcescible des cieux que reflètent les eaux.

A.C. Cingria*– Hippolyte Hippocampe –

Dans Bois sec Bois vert
 

Quelle belle et drôle de phrase ! Immarscecible : Qui ne peut se flétrir – OK ?

Le sinople est une couleur héraldique classée dans les émaux. Pendant longtemps, c’était la couleur rouge, de la ville de Sinople puis, à cause sans doute d’un héraldiste du XIVième qui était daltonien, on annonça urbi et orbi que le sinople était vert. Cela évite la confusion avec le vair qu’est pas vert et qui est une autre de leur couleur héraldique. De toute façon, tout le monde s’en moque de l’héraldique et chacun fabrique  son blason come il veut, rougeu, vert, bleu... Alors savoir que le sinolpe et devenu « gueules », on s’en tape un max. En plus le sinople vert est un émail oriental. L'oriental est fourbe, c'est connu.
 
Le mot vient de la ville de Sinope, port de Paphlagonie, dont la terre était de couleur rouge. La paphlagonie était peuplée de flagorneurs qui vantaient les mérites du roi Crésus. La paphlagoniens ont tellement fait de fla-fla qu’on dit encre « riche comme Crésus. » 
 
C’est sur la rive sud de la mer noire que les vieux grecs appelaient la mer des Scythiques (Skythikos Pontos). Les Scythes, eux, peuple de langue iranienne, la désignèrent comme Axaïna, c'est-à-dire « indigo ». Les Grecs comprirent d'abord ce terme comme axeinos (de a- privatif et xeinos "étranger") ce qui signifie « inamicale aux étrangers », puis plus tard, quand ses courants et ses vents leur devinrent familiers, elle fut désignée comme Pontos Euxeinos (de eu- bien et xeinos « étranger ») ou Pont-Euxin (c’est-à-dire « baie amicale » ou « accueillante »). Sarko a demande à Brice Hortefeux de faire de la France un Pont axin.

* Pour en savoir plus sur Cingria

28/03/2008

BIB

Ca-vient.jpg Le Bouthan a choisi comme indicateur de son déve- loppement le BNB, le Bonheur National Brut.
 
Chez nous, depuis 1993, le RNB, Revenu Nationale Brut a remplacé le PNB, le Produit national Brut, personne ne sait pourquoi exactement. Sans doute pour brouiller les pistes. En fait le PNB et composé du PIB, Produit Intérieur Brut et des revenus venant de l’extérieur.

Comme le bonheur ne vient jamais seul de l’extérieur, on peut conclure que BNB = BIB.

Le BIB repose sur les quatre principes fondamentaux auxquels le gouvernement du Bhoutan attache une part égale:

  • Croissance et développement économique ;
  • Conservation et promotion de la culture ;
  • Sauvegarde de l'environnement et utilisation durable des ressources ;
  • Bonne gouvernance responsable.

Accroître la satisfaction vitale plutôt que cette pseudo richesse basée sur cet autre étalon abstrait et fluctuant, le dollar. Une philosophie respectueuse des valeurs humaines qui ne base pas tout sur la course à la productivité. Le slogan « travailler plus… » n’a pas cours avec cette philosophie, ce serait même le contraire qui ferait monter le BIB.

Une utopie ? Bien sûr mais ne serait-elle pas préférable à la poursuite d’une politique qui, même si elle réussit, va nous mener dans le mur de l’épuisement de la planète.

10:30 Publié dans Simplicité | Lien permanent | Commentaires (4) |

27/03/2008

Jeu

Vous pensez bien connaître l’Europe. Essayez donc de positionner les pays. C'est ici. Pas facile...

 

Quelques réflexions de Vialatte:  

 

10116370.jpgSans le kangourou, l'homme n'aurait jamais su qu'il ne possède pas de poche marsupiale

 

La conscience, comme l'appendice, ne sert à rien, sauf à rendre l'homme malade

 

Qui sème le casque bleu, récolte la tempête

 

Rien n'arrête le progrès. Il s'arrête tout seul

 

Ne traite pas le crocodile de sale gueule avant d'être complètement sorti du marigot

 

L'ours est fidèle, monogame et bisannuel dans ses devoirs conjugaux

14:35 Publié dans Géographie | Lien permanent | Commentaires (2) |

24/03/2008

O. Föllmi

Ca-vient.jpg
 
 
 
 
Olivier
et Danielle
Föllmi

Tibet

Zanskar

Sikkim


Bouthan

et

BIB

Photographe de la lumière, profondément marqué par le monde Himalayen, Olivier Föllmi se passionne depuis plus de 20 ans pour le Zanskar. Par sa connaissance de la culture Tibétaine, il sait traduire en image la sérénité mystique d'un peuple. Parmi ses derniers livres : "Les bergers de l'hiver" aux Editions de la Martinière.

Olivier a habité/habite en Haute-Savoie. Sa maman était ma prof d’italien en première, du genre prof qui t’intéresse. Très jeune Olivier s’est passionné pour le Zanskar ce royaume très reculé de l’Himalaya. Il a payé de sa personne. Avec sa femme, Danielle, ils vont parcourir les pays de la région et crée une association HOPE (Himalayan Organisation for People & Education). Ils permettent, entre autre, à des enfants d'être scolarisés en Inde. Puis, quelques années plus tard ils adoptent des enfants.

Avec Danielle et Mattieu Ricard, ils ont écrit un livre sur le bouddhisme dans l’Hymalaya. 

Olivier a aussi conquis pas mal de sommets dont un sommet inviolé, le Kangla Gachu, au Bouthan, en décidant de ne pas monter à la cime, par respect des croyances locales.

Demain, je vous parlerai peut-être du Bouthan et du BIB. Un BIB, c’est un biberon en anglais mais c’est aussi autre chose.

17:40 Publié dans Au fil de la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tibet, ricard |