12/06/2008
YouTube
J’ai décidé de traduire de temps en temps un billet d’humeur posté par Massimo Gramellini dans La Stampa sous le titre « Buongiorno ». Traduction plus ou moins libre (et plus ou moins juste). Voici celui du 7 juin intitulé : "YouTube o non conti un tube" titre que je ne sais pas traduire. Mauvis départ donc mais vous pouvez m'aider.
Deux gamins milanais ont pris en otage un tram sous la menace de leurs fusils pour poster la scène sur Youtube. Avant de sortir de chez vous avec un gilet pare-balles et de prendre les transports publics armés comme des marines, il peut être utile de faire un bref voyage dans la caboche des jeunes pistoleros. A l’égal de leurs grands frères, ils rêvent eux aussi de sortir de l’anonymat. Mais au lieu de miser sur la télévision qui n’offre une chance qu’aux Copains-Coquins, ils préfèrent le Web. Cette grosse meule de paille qui dissimule des aiguilles de toutes taille et toutes couleurs, où il est très facile d'entrer mais hyper compliqué se faire remarquer.
Des milliers d'images atterrissent chaque heure sur YouTube: quiconque possède un téléphone et un ordinateur a accès au royaume de la Visibilité. Mais une chose est d’envoyer son film, une autre de convaincre les internautes de le regarder. On y voit des exploits impossibles : escalader l'Everest en slip ou réciter la Divine Comédie par coeur sur une seule jambe. Et comme les exploits impossible nécessitent du temps, de la préparation et de la fatigue, presque tous se rabattent sur la facilité de la vulgarité et de la violence.
07:10 Publié dans Chroniques Italiennes | Lien permanent | Commentaires (2) |

