16/07/2006
Sens
Salut aux voyageurs de Thaïlande !
J’ai entendu sur ma radio favorite Elie Garbarz qui vient de commettre un livre, écrit avec son père Moshé, qui raconte les trois ans du père passés à Auschwitz Birkenau et Buchenwald. Une histoire que l’on connaît racontée par Primo Levi dans l’émouvant « Si c’est un homme ». Ce n’est pas ici mon propos sauf que Elie Garbarz, ancien élève de Polytechnique a dit quelque chose que j’avais entendu chez Levi, en résumé : "Je suis un scientifique je ne sais donc pas faire de belles phrases. Ce livre est composé de phrases courtes."
Etant moi-même plutôt matheux, j’en suis toujours à me demander (après tant et tant d’années) ce que faire de longues et belles phrases veut dire. J’ai trouvé une explication involontaire sur le site de Raymond Alcovère dans une citation de Philippe Sollers à propos du peintre Manet :

« Manet... Manet et manebit...il reste et il restera... Voilà le latin révélateur du véritable sens d’un nom, de son affirmation dans le temps, c’était inscrit... Sans compter qu’à l’oreille, la formule en langue « morte » trouve un sens tout singulier, et, en cela peut-être, inouï... »
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* Portrait de Berthe Manet (Morisot) belle-soeur du peintre
Voilà, vous avez un bel exemple de comment bien enjoliver. Parler de tout et de n’importe quoi, voire même dire n’importe quoi à propos de tout. On a ici affaire à un maître (un mètre soixante neuf aurait dit Francis Blanche)
Je conviens sans problème que si l’on confiait la littérature à des scientifiques, elle serait mortellement ennuyeuse. C'est d’ailleurs la raison pour laquelle personnellement je me soigne. Je m'entraine à dire un peu n'importe quoi sur n'importe quel sujet et... je progresse!
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