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21/11/2011

Galimatias

section_annee_vialatte.pngL’année Vialatte avance à grands pas. Encore une quarantaine de jours et on passera à quelqu’un d’autre. Alors allez faire un tour sur le site.

A la recherche de Vialatte sur la toile, je retrouve une citation chez le Garde-Mots. : « Nous vivons une période où l'on se figure qu'on pense dès qu'on emploie un mot nouveau. » qui renvoie à mon blog et que visiblement j’avais raté à l’époque (mai 2005). La question posée était : Est-ce qu'il a voulu parler de "néologismes" ou de mots nouveaux mais qui existent déjà ! La réponse est qu’il voulait parler des gens qui utilisent les mots n’importe comment. A preuve :

« Nous vivons une époque où l’on se figure qu’on pense dès qu’on emploie un mot nouveau. On ne sait pas le tiers du quart des mots de la langue française et on va en chercher dans des modes prétentieuses qui savent très bien à quoi elles visent en essayant de flatter bassement la clientèle par un jargon de prestige. Tout cela ne serait que ridicule si le prestige du galimatias ne contaminait la pensée. Et alors là, ça devient dangereux. Parler faux, parler mou, parler vague, parler bête, parler obscur, amène, oblige à penser faux, à penser mou, vague, bête, obscur. Met en circulation les idées les plus sottes, les goûts les plus artificiels. Les sentiments s’ensuivent, les moeurs, bref, toute la civilisation ».

Et pour enfoncer le clou, le témoignage indiscutable de l’immense spécialiste des mots :